Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2300637(TA38-2300637)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeurs d'asile. Le tribunal a jugé que la décision de refus, fondée sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était suffisamment motivée et avait été précédée d'un entretien d'évaluation de vulnérabilité. Il a également estimé que l'OFII n'avait commis ni erreur de fait ni erreur manifeste d'appréciation, compte tenu du dépôt tardif de la demande d'asile (plus de 90 jours après l'arrivée en France) et de l'hébergement stable et gratuit de l'intéressée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406854(TA38-2406854)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait d'enjoindre au préfet de l'Isère de lui accorder un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et d'utilité n'étaient pas remplies, car depuis un arrêté du 1er juillet 2024 pris en application de l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le renouvellement des cartes de résident doit s'effectuer exclusivement par un téléservice en ligne. La solution retenue est donc le rejet de la requête.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2300632(TA38-2300632)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeurs d'asile. Le tribunal a jugé que la décision de refus, fondée sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était suffisamment motivée et avait été précédée d'un entretien d'évaluation de vulnérabilité. Il a également estimé que l'OFII n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en retenant le dépôt tardif de la demande d'asile (plus de 90 jours après l'arrivée en France) et l'hébergement stable et gratuit chez les grands-parents de l'intéressée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407228(TA38-2407228)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A épouse C. Celle-ci demandait qu’il soit enjoint au préfet de l’Isère de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour de dix ans. Le juge retient que, depuis l’arrêté du 1er juillet 2024 pris en application de l’article R. 431-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ce renouvellement doit s’effectuer exclusivement par téléservice. Dès lors, les conditions d’urgence et d’utilité de la mesure sollicitée ne sont pas remplies.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2406294(TA38-2406294)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite de rejet du préfet de l’Isère refusant le renouvellement du titre de séjour « vie privée et familiale » de M. A, ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie, compte tenu du risque de perte d’emploi de l’intéressé et de sa situation familiale, et qu’il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l’article 6-5 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai d’un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans l’attente.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2407075(TA38-2407075)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions tendant à la suspension de la décision du 2 août 2024 du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) lui refusant un agrément dirigeant. Ce désistement fait suite à l'actualisation de l'enquête administrative, qui a levé les obstacles à la délivrance du titre. Le tribunal a condamné le CNAPS à verser 800 euros à M. A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407573(TA38-2407573)

Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête de M. A C et M. B C, qui contestaient l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 20 septembre 2024 les mettant en demeure de quitter un terrain à Annecy sous 24 heures. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence, d'illégalité de l'arrêté municipal sous-jacent, et de méconnaissance de l'article 9 de la loi du 5 juillet 2000 relative à l'accueil des gens du voyage. Il retient que le stationnement présentait un risque pour la sécurité et la salubrité, et que le délai de 24 heures était justifié. La solution s'appuie notamment sur le code général des collectivités territoriales et la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2108070(TA38-2108070)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A et de l'association "Oui à l'échangeur de Viry" qui demandaient l'annulation des délibérations n°6 et n°8 du 27 avril 2021 du conseil municipal de Viry. Ces délibérations concernaient la modification du projet de diffuseur sur l'autoroute A40 et l'abandon de la liaison "Ouest". Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable, car les délibérations attaquées constituaient des actes préparatoires ou de simple intention politique ne faisant pas grief, et que les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt à agir suffisant. La demande de frais de justice a été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2108360(TA38-2108360)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait les rehaussements d'impôt sur le revenu et de cotisations sociales au titre de 2013. L'administration fiscale avait estimé que le versement d'une soulte de 342 000 euros, dans le cadre d'un apport de titres à une holding, constituait un abus de droit au sens de l'article L. 64 du livre des procédures fiscales, car l'opération n'avait pas de motif économique réel et visait uniquement à éluder l'impôt. Le tribunal a jugé que l'administration apportait la preuve de cet abus de droit, et a également validé la substitution de base légale proposée à titre subsidiaire, fondée sur l'article 150-0 A du code général des impôts, pour maintenir la taxation de la soulte en tant que plus-value de cession de valeurs mobilières.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2204121(TA38-2204121)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 10 février 2022 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé à M. B, ressortissant guinéen, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que cette décision était insuffisamment motivée et que l'OFII n'avait pas procédé à un examen individuel de la situation de vulnérabilité du demandeur, en méconnaissance des articles L. 522-1 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a enjoint à l'OFII de réexaminer la demande de M. B dans un délai d'un mois.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2106783(TA38-2106783)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé le titre exécutoire émis le 27 mars 2020 par la commune de Combloux, qui réclamait 609 euros à Mme B pour des frais de secours suite à une chute sur une piste de ski. La juridiction a jugé que le titre exécutoire était insuffisamment motivé, en méconnaissance de l'article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012, car il ne précisait ni les bases de liquidation ni les éléments de calcul de la créance. En conséquence, Mme B a été déchargée de l'obligation de payer cette somme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2201098(TA38-2201098)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SASU Maya Bat contestant la décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 9 novembre 2021. Cette décision mettait à sa charge une contribution spéciale de 18 250 euros sur le fondement de l'article L. 8253-1 du code du travail et une contribution forfaitaire de 2 124 euros sur le fondement de l'article L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, pour avoir employé un travailleur étranger en situation irrégulière. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte manquait en fait et que la contribution spéciale, calculée selon les textes applicables, n'était pas disproportionnée. Il a également estimé que la contribution forfaitaire était légalement fondée, rejetant ainsi l'ensemble des demandes de la société.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406873(TA38-2406873)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. A, qui contestait le refus implicite du préfet de l'Isère de renouveler son attestation de prolongation d'instruction de demande de titre de séjour. Le requérant s'est désisté après que le préfet lui a délivré l'attestation sollicitée. Le tribunal a rejeté la demande de frais d'avocat présentée au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2305184(TA38-2305184)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société Le bois de cerf et M. A d’un recours en excès de pouvoir contre deux arrêtés du maire du Bouchet-Mont-Charvin interdisant la circulation motorisée sur des voies communales en période hivernale. Les requérants se sont désistés purement et simplement de leur requête, désistement accepté par la commune qui a également renoncé à ses conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Par ordonnance du 4 octobre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l’instance.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2102892(TA38-2102892)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. Koch, conseiller municipal, qui demandait l'annulation de trois délibérations du conseil municipal de Ponsonnas du 17 novembre 2020. Ces délibérations autorisaient la réfection du chemin des Epalus, la demande de subvention afférente et la vente d'une parcelle communale. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut d'information des conseillers municipaux, la commune de moins de 3 500 habitants n'étant pas soumise à l'obligation de note de synthèse. Il a également jugé que les travaux d'amélioration d'un chemin rural, même ne desservant qu'une seule propriété, présentaient un intérêt général dès lors qu'il était ouvert à la circulation publique.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2107931(TA38-2107931)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation de la délibération du 31 mars 2016 de la communauté de communes Cœur de Chartreuse approuvant l'affectation du résultat du budget annexe déchets de 2015. La juridiction a d'abord déclaré irrecevables les conclusions pénales du requérant, relevant de l'ordre judiciaire. Surtout, elle a jugé la requête tardive, la délibération ayant été publiée dès le 31 mars 2016, ce qui faisait courir le délai de recours contentieux de deux mois, expiré bien avant l'introduction de l'instance en novembre 2021. Les conclusions ont donc été rejetées comme irrecevables.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407441(TA38-2407441)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction suite à sa demande de renouvellement de titre de séjour. La juge des référés a estimé que, malgré l'absence de défense du préfet, les pièces et explications fournies par la requérante étaient insuffisantes pour caractériser l'urgence nécessaire à la sauvegarde d'une liberté fondamentale. La demande a donc été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2108743(TA38-2108743)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait la délibération du 23 septembre 2021 de la commission nationale d'agrément et de contrôle du CNAPS lui refusant le renouvellement de sa carte professionnelle d'agent privé de sécurité. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, la signature par la vice-présidente étant régulière en l'absence du président. Il a également jugé que le quorum était atteint lors de la séance, conformément aux articles R. 632-2, R. 632-9 et R. 632-12 du code de la sécurité intérieure. Enfin, le tribunal a estimé que le CNAPS n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en appliquant l'article L. 612-20 du même code, le comportement de M. B étant incompatible avec l'exercice des fonctions d'agent de sécurité.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2407039(TA38-2407039)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu les décisions du 19 juillet 2024 par lesquelles la rectrice de l’académie de Grenoble avait refusé l’autorisation d’instruire en famille les enfants de Mme F pour l’année scolaire 2024-2025. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie, compte tenu du risque de préjudice grave et immédiat pour l’équilibre psychologique des enfants lié à une scolarisation brutale dans un contexte familial conflictuel. Il a également retenu l’existence d’un moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions, tiré de l’erreur d’appréciation au regard de l’intérêt supérieur de l’enfant. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’éducation et de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2108109(TA38-2108109)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de l'EURL Annecy Gestion Transaction contestant un rehaussement d'impôt sur les sociétés au titre de l'exercice 2014. L'administration fiscale avait estimé que la cession d'un fonds de commerce à sa filiale pour 600 000 euros constituait un acte anormal de gestion, le prix étant minoré par rapport à la valeur vénale réelle, évaluée à 1 200 000 euros. Le tribunal a validé la méthode de comparaison de l'administration et jugé que la société n'apportait pas la preuve de contreparties suffisantes justifiant cette minoration, en application des articles 38 et 209 du code général des impôts. La majoration pour manquement délibéré a également été confirmée.

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