Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2407550(TA38-2407550)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A B, qui demandait l'annulation d'une attestation du directeur de l'école maternelle de Condorcet produite dans son dossier judiciaire. Le tribunal a jugé que cette attestation ne constitue pas une décision administrative susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. La requête a donc été considérée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2307507(TA38-2307507)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande d’hébergement prioritaire. En cours d’instance, le préfet de l’Isère a informé le tribunal qu’une décision favorable du 21 septembre 2023 avait reconnu le caractère prioritaire de la demande, se substituant à la décision contestée. Le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions accessoires, notamment celles fondées sur les articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, ont été rejetées.
N° TA38-2407189(TA38-2407189)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution du refus implicite de renouvellement du titre de séjour de Mme B, ressortissante congolaise. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, faute pour la requérante de justifier de l'existence même d'une décision implicite de refus de renouvellement ou de délivrance d'un récépissé. La requête a été rejetée, bien que l'aide juridictionnelle provisoire ait été accordée. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2204728(TA38-2204728)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SARL Investirenova, voisine immédiate, d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Beaufort pour un chalet individuel. Après avoir rejeté l’exception d’irrecevabilité soulevée par la commune, le tribunal a examiné les moyens tirés de la méconnaissance du règlement du plan local d’urbanisme (PLU). Constatant un vice affectant la légalité du permis au regard de l’article UB II.5.3 du PLU, le tribunal a décidé de surseoir à statuer en application de l’article L. 600-5-1 du code de l’urbanisme, afin de permettre la régularisation de ce vice.
N° TA38-2407609(TA38-2407609)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 27 septembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour de 36 mois et fixation du pays de destination, se déclare territorialement incompétent. Constatant que le requérant résidait à Marseille à la date de la décision attaquée, il transmet l’affaire au Tribunal administratif de Marseille en application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative.
N° TA38-2102759(TA38-2102759)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’une requête en excès de pouvoir visant à contester une sanction de 20 jours d’arrêts infligée par le ministre des armées, ainsi que le rejet de son recours hiérarchique. Après avoir été invité à confirmer le maintien de ses conclusions, M. B a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 8 octobre 2024, la présidente de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation aux dépens n’a été prononcée.
N° TA38-2305676(TA38-2305676)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 8 octobre 2024, du désistement pur et simple de M. A de son recours en excès de pouvoir contre un refus de permis de construire émis par le maire de Nancy-sur-Cluses. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que le désistement était complet et a clos l'instance sans examiner le fond du litige. Il a également rejeté les conclusions de la commune tendant à la condamnation de M. A au titre des frais de procès (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA38-2407228(TA38-2407228)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A épouse C. Celle-ci demandait qu’il soit enjoint au préfet de l’Isère de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour de dix ans. Le juge retient que, depuis l’arrêté du 1er juillet 2024 pris en application de l’article R. 431-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ce renouvellement doit s’effectuer exclusivement par téléservice. Dès lors, les conditions d’urgence et d’utilité de la mesure sollicitée ne sont pas remplies.
N° TA38-2303972(TA38-2303972)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A pour contester un indu de revenu de solidarité active de 1 300 euros. En cours d'instance, le département de la Haute-Savoie a annulé cet indu et procédé à la régularisation. Constatant que la requête était devenue sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2106618(TA38-2106618)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a constaté, par ordonnance, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. B. Ce dernier contestait la décision du Département de l'Isère refusant le renouvellement de sa mesure d'accompagnement de jeune majeur. Le tribunal a relevé que M. B avait atteint l'âge de 21 ans en cours d'instance, le rendant inéligible à toute prise en charge par l'aide sociale à l'enfance au titre de l'article L. 112-3 du code de l'action sociale et des familles. Par conséquent, le litige est devenu sans objet, et les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées.
N° TA38-2305593(TA38-2305593)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A contestant un indu de revenu de solidarité active et de prime d'activité de 919,61 euros. La requérante invoquait son état de santé et sa situation financière, mais ces moyens ont été jugés inopérants car sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. Le tribunal a rappelé qu'il ne peut accorder lui-même une remise gracieuse, celle-ci relevant d'une demande auprès de l'administration. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2402220(TA38-2402220)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B comme manifestement irrecevable. M. B contestait une décision du 9 septembre 2023 de la CAF de l'Isère refusant une remise de dette totale à sa compagne. Le tribunal a constaté que la requête, enregistrée le 30 mars 2024, était tardive car introduite après l'expiration du délai de recours de deux mois, M. B ayant eu connaissance de la décision au plus tard le 7 octobre 2023. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2404902(TA38-2404902)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la commission de médiation de la Haute-Savoie de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente. La requérante n’a pas produit les pièces justificatives ni fourni d’argumentation malgré une demande de régularisation notifiée via l’application Télérecours. En application des articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que la requête, non régularisée, ne comportait que des moyens manifestement insuffisants pour en apprécier le bien-fondé. La décision a donc été rejetée par ordonnance.
N° TA38-2404925(TA38-2404925)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme irrecevable la requête de M. B, qui contestait une infraction routière en invoquant la possession d'un permis étranger. Le requérant n'a pas produit la décision attaquée malgré une demande de régularisation notifiée via l'application Télérecours, en méconnaissance des articles R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative. L'ordonnance, fondée sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code, a été rendue le 7 octobre 2024.
N° TA38-2404929(TA38-2404929)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A B contestant un indu de 969,69 euros. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit la décision attaquée, malgré une demande de régularisation du tribunal en application des articles R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative. L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête sans examen au fond.
N° TA38-2404973(TA38-2404973)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de la CAF de l'Isère de prendre en compte ses enfants dans le calcul de la prime d'activité. La requérante s'était bornée à invoquer son besoin financier, un moyen inopérant pour apprécier la légalité de la décision. Malgré une demande de régularisation adressée via l'application Télérecours, elle n'a pas fourni d'argumentation ou de pièces justificatives permettant d'établir une méconnaissance de ses droits. En application des articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative, la requête, non régularisée, a été rejetée par ordonnance.
N° TA38-2407314(TA38-2407314)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par M. A sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a constaté l'inexécution par le préfet de l'Isère d'une précédente ordonnance du 31 juillet 2024 lui enjoignant de réexaminer la demande de regroupement familial du requérant. Pour assurer l'exécution de cette injonction, le juge des référés a assorti celle-ci d'une astreinte de 100 euros par jour de retard, à compter d'un délai de vingt-quatre heures suivant la notification de la décision. L'État a également été condamné à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA38-2405833(TA38-2405833)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A contestant le versement de prestations par la caisse d'allocations familiales de Valence. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas produit la décision attaquée, malgré une demande de régularisation du tribunal en application des articles R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 4° du même code pour rejeter la requête sans examen au fond.
N° TA38-2407195(TA38-2407195)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête en référé suspension de l'association One Voice contre l'arrêté préfectoral du 17 septembre 2024 fixant les prélèvements maximaux autorisés de gélinotte des bois et de lagopède alpin en Isère. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de la directive 2009/147/CE et des articles L. 420-1 et L. 425-6 du code de l'environnement, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a relevé que les données scientifiques disponibles ne démontraient pas une atteinte à l'état de conservation des espèces concernées. La demande de suspension et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.
N° TA38-2407176(TA38-2407176)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a examiné une demande de levée de la suspension d'un permis de construire initialement ordonnée le 23 mai 2024. Les requérants (Mmes E et la commune) invoquaient la régularisation du vice ayant motivé la suspension, via un permis modificatif délivré le 21 août 2024. Le juge a rejeté la demande, estimant que le permis modificatif ne régularisait pas le vice initial, car il ne permettait toujours pas de vérifier le respect des règles de hauteur maximale (6 mètres sur sablière) prévues par les articles AU 10 du plan local d'urbanisme et 10 du règlement du lotissement, en raison de l'absence de cotes de hauteur sur les plans de façade et d'une échelle inappropriée.