Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2403923(TA38-2403923)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme A d’un recours contestant le refus du département de l’Isère de lui accorder l’allocation aux adultes handicapés. Par ordonnance du 10 octobre 2024, le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative, estimant que ce litige relève de la compétence exclusive du juge judiciaire en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, ainsi que des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. En conséquence, il a ordonné la transmission du dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Grenoble, conformément à l’article 32 du décret n° 2015-233 du 27 février 2015.
N° TA38-2403055(TA38-2403055)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme F, ressortissante congolaise, qui contestait le refus du préfet des Pyrénées-Atlantiques de lui délivrer un titre de séjour pour raison médicale. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas méconnu l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que l'intéressée pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Les moyens tirés de l'incompétence du signataire, de l'erreur manifeste d'appréciation et de la violation de l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme ont également été écartés.
N° TA38-2402341(TA38-2402341)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi en excès de pouvoir par Mme D, ressortissante guinéenne, a examiné le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour avec droit au travail. Le tribunal a rappelé que le non-renouvellement de l'attestation de prolongation d'instruction équivaut à un rejet implicite de la demande de titre de séjour, et non à un simple refus de récépissé. En application des articles R. 431-15-1 et L. 431-15-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la solution retenue est que le préfet n'est pas tenu de délivrer une attestation de prolongation lorsque l'instruction n'est pas en cours, ce qui conduit au rejet de la requête.
N° TA38-2404453(TA38-2404453)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A contestant les remises partielles d’indu de revenu de solidarité active et de prime d’activité accordées par la CAF de l’Isère. Le requérant n’a pas régularisé sa requête malgré une invitation à produire une argumentation et des pièces justificatives, conformément aux articles R. 772-6 et R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 7° de l’article R. 222-1 du même code, la requête, insuffisamment motivée et non régularisée, a été rejetée comme irrecevable.
N° TA38-2400516(TA38-2400516)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme D, qui contestaient le refus de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) d’accorder une seconde prime de transition énergétique pour l’installation d’une pompe à chaleur dans une salle de concert située dans leur propriété. Le tribunal a jugé que cette salle, destinée à des prestations artistiques et occupée par une association, ne constituait pas une pièce de leur logement au sens du code de la construction et de l’habitation. La décision s’appuie sur la loi de finances pour 2020 et le décret relatif à la prime de transition énergétique, qui réservent cette aide aux travaux de rénovation énergétique des logements occupés à titre de résidence principale.
N° TA38-2400465(TA38-2400465)
Le Tribunal administratif de Grenoble annule la décision implicite de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) refusant à Mme E le bénéfice de la prime de transition énergétique. L’administration avait rejeté la demande au motif que la requérante n’était pas propriétaire-bailleur du logement à rénover. Le tribunal juge que Mme E établit, par des attestations notariées, être propriétaire indivise avec ses enfants, et que l’avis de taxe foncière mentionnant son beau-père décédé ne contredit pas cette qualité. En application du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020, le tribunal enjoint à l’ANAH de statuer à nouveau sur la demande dans un délai de deux mois.
N° TA38-2400199(TA38-2400199)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. E, qui contestait une décision de l'Agence nationale de l'habitat lui retirant partiellement une subvention pour la prime de transition énergétique. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car M. E n'avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du directeur général de l'Agence, conformément à l'article 9 du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020. Cette irrecevabilité a été soulevée par l'administration en défense. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée sans examen du fond.
N° TA38-2206972(TA38-2206972)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d'un recours pour excès de pouvoir par M. et Mme D, ressortissants arméniens, annule la décision du préfet de l'Isère refusant d'enregistrer leur demande de titre de séjour et retenant leur passeport. Le tribunal juge que le refus d'enregistrement était illégal car le dossier des requérants était complet. Concernant la rétention du passeport, il estime que celle-ci n'était pas justifiée, l'obligation de quitter le territoire français de 2019 étant devenue inexécutable, en méconnaissance de l'article L. 814-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation des décisions contestées.
N° TA38-2405140(TA38-2405140)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A contestant une décision de la CAF de la Savoie lui accordant une remise partielle de dette d’aide personnelle au logement. La requérante invoquait l’origine de l’indu dans une erreur de la caisse et sa situation financière difficile. Faute d’avoir régularisé sa requête après une demande de régularisation restée sans suite, ses moyens ont été jugés insuffisamment précis pour permettre au juge de statuer. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1, 7° du code de justice administrative.
N° TA38-2405493(TA38-2405493)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait une contrainte émise par la mutuelle sociale agricole pour un indu d’aide personnelle au logement de 410,93 euros. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen et n’a pas été régularisée malgré une invitation en ce sens. La décision s’appuie sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2405508(TA38-2405508)
Rejet d’une requête de M. B contestant le refus implicite de lui verser son revenu de solidarité active pour janvier 2024. Le tribunal administratif de Grenoble a constaté que le requérant n’avait soulevé qu’un moyen inopérant (besoin financier personnel) et n’avait pas régularisé sa requête malgré une demande en ce sens. En application des articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance.
N° TA38-2405801(TA38-2405801)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui contestait le retrait de trois points sur son permis de conduire décidé par le ministre de l'intérieur suite à une infraction routière. Le requérant soutenait ne pas être le conducteur du véhicule au moment des faits. Le tribunal a jugé que ce moyen, portant sur l'imputabilité de l'infraction, relevait de la compétence exclusive du juge judiciaire et était donc irrecevable devant le juge administratif. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2405865(TA38-2405865)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 10 octobre 2024, a donné acte du désistement de Mme B, qui contestait un arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 9 juillet 2024 lui ordonnant de quitter son logement. La requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois suivant la notification du rejet de sa demande de suspension, comme l'exige l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. En application de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal a constaté ce désistement d'office.
N° TA38-2102296(TA38-2102296)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B dirigée contre l'arrêté du maire de Megève refusant un permis de construire un immeuble de cinq logements. La juridiction a jugé la requête irrecevable, faute pour le requérant d'avoir exercé le recours préalable obligatoire devant le préfet de région, conformément à l'article R. 424-14 du code de l'urbanisme, applicable car le projet se situe dans les abords de monuments historiques. En conséquence, le tribunal n'a pas examiné le bien-fondé des moyens soulevés par M. B.
N° TA38-2203445(TA38-2203445)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B C et de la SCI des Trois Gau, qui demandaient l'annulation pour excès de pouvoir d'un permis d'aménager délivré le 15 mars 2022 par le maire de Pressins à la SAS La Cascade pour un lotissement de 20 lots. Le tribunal a considéré que les insuffisances alléguées de la notice de présentation n'étaient pas de nature à fausser l'appréciation de l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable, et que les autres moyens (empiètement sur une zone non constructible, méconnaissance des articles AU12 et AU3 du PLU, incompatibilité avec les OAP) n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des articles L. 600-5 ou L. 600-5-1 du code de l'urbanisme. Les textes appliqués sont principalement le code de l'urbanisme, notamment l'article R. 441-3.
N° TA38-2406009(TA38-2406009)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par le préfet de la Haute-Savoie d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée le 4 juin 2024 pour défaut d’hébergement de Mme A B, a constaté que l’intéressée avait intégré un centre d’hébergement d’urgence le 7 août 2024. En application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et de l’article R. 778-8 du code de justice administrative, le tribunal a estimé qu’il n’y avait pas lieu de liquider l’astreinte, l’injonction ayant été exécutée malgré un léger retard. La solution retenue est donc le non-lieu à liquidation de l’astreinte.
N° TA38-2406491(TA38-2406491)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par le préfet de l'Isère d'une demande de liquidation de l'astreinte prononcée le 4 mai 2021 pour défaut d'hébergement de M. A, a constaté que l'intéressé avait bénéficié d'un hébergement d'urgence pérenne entre février et mars 2023, qu'il a quitté volontairement. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, le tribunal a liquidé l'astreinte à 24 000 euros, après modération du montant initial de 27 000 euros, somme due par l'État au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA38-2407315(TA38-2407315)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d'une demande de liquidation d'astreinte par Mme A, à la suite de l'inexécution partielle d'une ordonnance du 7 août 2024 enjoignant au préfet de l'Isère de lui délivrer un rendez-vous sous 48 heures pour renouveler son récépissé de titre de séjour. Le préfet a fixé un rendez-vous le 3 septembre 2024, soit après l'expiration du délai imparti, ce qui a fait courir l'astreinte. Le juge des référés a liquidé l'astreinte à 800 euros, en modérant son montant compte tenu des circonstances et des diligences accomplies, sur le fondement de l'article L. 911-7 du code de justice administrative. La demande de frais irrépétibles a été rejetée.
N° TA38-2407353(TA38-2407353)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme irrecevable la requête de M. A, qui contestait un arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 25 septembre 2023 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. La requête a été jugée tardive car enregistrée le 26 septembre 2024, soit bien au-delà du délai de 48 heures prévu par l'article R. 776-2 du code de justice administrative pour contester ce type de décision notifiée par voie administrative. Le tribunal a appliqué les articles R. 776-15 et R. 776-5 du même code pour constater l'irrecevabilité manifeste et rejeter le recours sans examen au fond.
N° TA38-2406903(TA38-2406903)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par le préfet de la Haute-Savoie pour liquider l'astreinte prononcée le 15 mars 2024, qui enjoignait au préfet de loger M. A avant le 31 mai 2024 sous peine de 500 euros par mois de retard. Le tribunal a constaté que M. A avait signé un bail le 9 juillet 2024, soit après le délai imparti. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, il a liquidé l'astreinte à 500 euros pour la période de retard, condamnant l'État à verser cette somme au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.