Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2407715(TA38-2407715)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande de Mme A tendant à obtenir la communication de son dossier de titre de séjour. Le juge estime que la mesure n’est pas utile, car la requérante a déjà connaissance des éléments de fait et de droit motivant le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français, et que l’opportunité d’un recours n’en dépend pas. L’urgence n’est pas davantage établie, l’expiration prochaine du délai de recours ne justifiant pas une telle communication préalable. La requête est donc rejetée, y compris les conclusions au titre des frais de justice.
N° TA38-2407213(TA38-2407213)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 29 juillet 2024 par laquelle le préfet de la Haute-Savoie avait retiré le permis de conduire de M. B pour fraude. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de la nécessité du permis pour l'activité professionnelle de l'intéressé et pour les soins de sa fille handicapée. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, en raison d'un moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte. Le tribunal a enjoint au préfet de restituer provisoirement le permis de conduire dans un délai de quinze jours.
N° TA38-2407748(TA38-2407748)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, concerne la demande de M. A visant à obtenir une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge des référés a fait droit à sa requête, enjoint au préfet de l'Isère de délivrer cette attestation sous 48 heures, et condamné l'État à verser 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La solution retenue se fonde sur l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui impose au préfet de délivrer une telle attestation lorsque l'instruction d'une demande complète se poursuit au-delà de la validité du titre de séjour, et sur la constatation d'une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'aller et venir et au droit au travail de l'intéressé, caractérisant une situation d'urgence.
N° TA38-2407786(TA38-2407786)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante albanaise, qui demandait d'enjoindre au préfet de l'Isère d'instruire sa demande de prolongation de titre de séjour et de lui accorder un rendez-vous. Le juge a estimé que l'urgence invoquée n'était pas caractérisée, la requérante étant en partie à l'origine de la situation en saisissant le tribunal plus d'un mois après l'expiration de son titre. Il a précisé que Mme A pouvait, si elle s'y estimait fondée, saisir le juge des référés sur le fondement des articles L. 521-1 ou L. 521-3 du même code.
N° TA38-2407098(TA38-2407098)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant de délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour à M. B. Bien que la condition d'urgence ait été reconnue en raison de la situation irrégulière du requérant, le tribunal a estimé que le moyen invoqué, tiré de l'erreur manifeste d'appréciation, n'était pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Cette solution est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ce dernier imposant une obligation de délivrance sans pouvoir d'appréciation pour le préfet.
N° TA38-2307901(TA38-2307901)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C contestant la décision "48SI" du 25 octobre 2023 du ministre de l'intérieur, qui constatait la nullité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a d'abord jugé sans objet les conclusions relatives à quatre infractions anciennes, dont les points avaient déjà été restitués. Sur le fond, il a estimé que l'administration avait apporté la preuve de la délivrance des informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route pour les autres infractions, en raison du paiement des amendes forfaitaires. Par conséquent, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA38-2400195(TA38-2400195)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. E, qui contestait la réduction de sa prime de transition énergétique de 5 000 à 2 800 euros pour l’installation d’un chauffe-eau solaire. La juridiction a jugé que l’équipement installé était en réalité un chauffe-eau thermodynamique, ouvrant droit à un forfait de 800 euros pour un ménage modeste, conformément à l’arrêté du 14 janvier 2020. La décision de l’Agence nationale de l’habitat, qui avait réduit la subvention en conséquence, a donc été validée.
N° TA38-2304668(TA38-2304668)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’une requête en plein contentieux visant à contester une décision de la caisse d’allocations familiales de l’Isère lui accordant une remise de dette d’aide personnalisée au logement de 640,16 euros. En défense, la caisse a fait valoir que la dette étant soldée, la demande de remise gracieuse avait perdu son objet. Constatant que la requête était devenue sans objet, le tribunal a prononcé, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, un non-lieu à statuer.
N° TA38-2305902(TA38-2305902)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de la SCI Le nid d'aigle de sa requête en annulation d'un arrêté du maire de Val d'Isère du 17 mars 2023. Cette requête, fondée sur un recours pour excès de pouvoir, contestait une décision de non-opposition à une déclaration préalable de travaux. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement. Par ordonnance du 10 octobre 2024, il a donc donné acte de ce désistement et clos l'instance.
N° TA38-2407607(TA38-2407607)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A contestant le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de la Drôme de lui accorder l'allocation aux adultes handicapés. La juridiction administrative s'est déclarée incompétente, estimant que ce litige relève de la compétence exclusive du juge judiciaire, en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. En conséquence, le dossier a été transmis au pôle social du tribunal judiciaire de Valence, conformément à l'article 32 du décret du 27 février 2015.
N° TA38-2405508(TA38-2405508)
Rejet d’une requête de M. B contestant le refus implicite de lui verser son revenu de solidarité active pour janvier 2024. Le tribunal administratif de Grenoble a constaté que le requérant n’avait soulevé qu’un moyen inopérant (besoin financier personnel) et n’avait pas régularisé sa requête malgré une demande en ce sens. En application des articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance.
N° TA38-2107704(TA38-2107704)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 10 octobre 2024, du désistement pur et simple de la société Viamedis de sa requête en excès de pouvoir. Cette requête visait l'annulation d'un titre de recettes et la décharge d'une obligation de payer une somme de 496,42 euros, dans le cadre d'une saisie administrative à tiers détenteur émise par le centre hospitalier Albertville Moûtiers. La solution retenue est un simple constat du désistement, fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n'a été appliqué au litige, celui-ci étant clos par le désistement.
N° TA38-2303343(TA38-2303343)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de Mme A, qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales de l'Isère de lui accorder une remise totale de sa dette de prime d'activité. La requête est devenue sans objet car le trop-perçu a été intégralement soldé par des retenues sur ses prestations entre février et mai 2023. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, prononce un non-lieu à statuer.
N° TA38-2407332(TA38-2407332)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du 2 août 2024 par laquelle le préfet de l'Isère a refusé d'enregistrer la demande de renouvellement de titre de séjour de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, l'intéressé se trouvant en situation irrégulière et privé de la possibilité de travailler. Il a également retenu un doute sérieux sur la légalité de la décision, le dossier de M. B étant complet au regard des articles R. 431-10 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de fixer un nouveau rendez-vous et de délivrer un récépissé dans un délai de quinze jours.
N° TA38-2405493(TA38-2405493)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait une contrainte émise par la mutuelle sociale agricole pour un indu d’aide personnelle au logement de 410,93 euros. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen et n’a pas été régularisée malgré une invitation en ce sens. La décision s’appuie sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2407322(TA38-2407322)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C qui demandait la suspension de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était plus remplie, un rendez-vous en préfecture ayant été fixé à l'intéressée en cours d'instance. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
N° TA38-2404453(TA38-2404453)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A contestant les remises partielles d’indu de revenu de solidarité active et de prime d’activité accordées par la CAF de l’Isère. Le requérant n’a pas régularisé sa requête malgré une invitation à produire une argumentation et des pièces justificatives, conformément aux articles R. 772-6 et R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 7° de l’article R. 222-1 du même code, la requête, insuffisamment motivée et non régularisée, a été rejetée comme irrecevable.
N° TA38-2402341(TA38-2402341)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi en excès de pouvoir par Mme D, ressortissante guinéenne, a examiné le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour avec droit au travail. Le tribunal a rappelé que le non-renouvellement de l'attestation de prolongation d'instruction équivaut à un rejet implicite de la demande de titre de séjour, et non à un simple refus de récépissé. En application des articles R. 431-15-1 et L. 431-15-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la solution retenue est que le préfet n'est pas tenu de délivrer une attestation de prolongation lorsque l'instruction n'est pas en cours, ce qui conduit au rejet de la requête.
N° TA38-2403055(TA38-2403055)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme F, ressortissante congolaise, qui contestait le refus du préfet des Pyrénées-Atlantiques de lui délivrer un titre de séjour pour raison médicale. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas méconnu l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que l'intéressée pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Les moyens tirés de l'incompétence du signataire, de l'erreur manifeste d'appréciation et de la violation de l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme ont également été écartés.
N° TA38-2407669(TA38-2407669)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de Mme D, agent victime d’un accident de service causé par la chute d’une fenêtre au collège Joseph Chassigneux à Vinay. Sur le fondement de l’article R. 531-1 du code de justice administrative, le juge a désigné un expert pour constater l’état des fenêtres de la cuisine et examiner les carnets de maintenance, afin de préparer un éventuel litige en responsabilité contre le département de l’Isère. Les frais d’expertise seront ultérieurement liquidés, et les conclusions de Mme D au titre des frais de procès ont été rejetées.