Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
34 263 décisions disponibles — page 810/1714
N° TA38-2304925(TA38-2304925)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. B de ses conclusions en annulation et injonction concernant l'opposition du maire de Crolles à sa déclaration préalable pour l'installation de panneaux solaires. Le désistement étant pur et simple, le tribunal l'a accepté sans examiner le fond du litige. Chaque partie conserve la charge de ses frais d'instance, les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative étant rejetées. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du même code.
N° TA38-2305224(TA38-2305224)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 14 octobre 2024, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. A. Ce dernier contestait la décision du 27 juillet 2023 par laquelle la commission de médiation de la Haute-Savoie avait rejeté son recours pour obtenir un logement. Le tribunal a relevé que M. A avait depuis signé un bail pour un logement social le 3 juillet 2024, rendant son recours sans objet. Cette solution a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2305748(TA38-2305748)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a constaté que la requête de M. A, qui demandait l'annulation du refus de remise de dette pour un trop-perçu d'aide personnelle au logement, était devenue sans objet. En effet, l'indu litigieux avait été intégralement soldé par des retenues sur prestations avant même la saisine du tribunal. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA38-2308077(TA38-2308077)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SARL Anna d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire d’Huez à la SARL DEFI pour la rénovation et la surélévation d’un bâtiment. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions, faute de quoi elle serait réputée s’être désistée. Aucune confirmation n’étant parvenue dans le délai imparti, la SARL Anna est réputée s’être désistée de sa requête. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement.
N° TA38-2306948(TA38-2306948)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire du Cheylas lui délivrant un certificat d’urbanisme opérationnel négatif. Par un mémoire, M. B a déclaré se désister purement et simplement de son instance. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
N° TA38-2307931(TA38-2307931)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du préfet de la Haute-Savoie rejetant son recours pour une offre de logement. En défense, le préfet a informé le tribunal que le dossier de Mme B avait été accepté par le bailleur social Haute-Savoie Habitat et qu’elle avait signé un bail le 22 février 2024. Constatant que la requête était devenue sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2307959(TA38-2307959)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par la SCI Aggo, la SARL Hotel le Chamois et la SARL Underground d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire d’Huez à la SARL DEFI. Les requérantes se sont désistées de leurs conclusions à fin d’annulation, désistement pur et simple dont le tribunal leur a donné acte par ordonnance. Le tribunal a rejeté leur demande de condamnation de la SARL DEFI aux frais de procès sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
N° TA38-2404993(TA38-2404993)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A contestant le refus de la caisse d'allocations familiales de la Drôme de lui verser un complément de prime d'activité. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation, M. A n'a pas produit l'acte attaqué ni justifié de l'impossibilité de le faire, en méconnaissance des articles R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code.
N° TA38-2204922(TA38-2204922)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 14 octobre 2024, du désistement pur et simple de la SARL DEFI de son recours en excès de pouvoir dirigé contre l'arrêté du 8 juillet 2022 par lequel le maire des Deux Alpes avait retiré un permis de construire tacite. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté ce désistement et rejeté les conclusions de la commune tendant à l'application de l'article L. 761-1 du même code, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.
N° TA38-2407830(TA38-2407830)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui demandait l’organisation d’une médiation avec un centre hospitalier. La demande était unilatérale, alors que l’article L. 213-5 du code de justice administrative exige une requête conjointe des parties pour solliciter une médiation en dehors de toute procédure juridictionnelle. En application de l’article R. 222-1 du même code, cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de la requête par ordonnance.
N° TA38-2407753(TA38-2407753)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. A C, ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire pour obtenir une suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie. Il a relevé que l'intéressé, qui ne justifiait d'aucune démarche antérieure de régularisation, bénéficiait d'un récépissé valable jusqu'en janvier 2025 et n'établissait pas de circonstances particulières justifiant une mesure provisoire immédiate. La requête a été rejetée par ordonnance motivée sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2107969(TA38-2107969)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A épouse B, qui demandait l'annulation de la décision du maire de la commune des Gets du 1er juillet 2021 lui refusant la division de sa parcelle en deux lots à bâtir. Le tribunal a jugé que le refus était fondé sur le plan local d'urbanisme communal applicable, et non sur un futur plan intercommunal, et que la division projetée ne respectait pas les orientations d'aménagement du secteur "Le Grand Pré". Il a également écarté les moyens tirés d'une erreur manifeste d'appréciation et d'un détournement de pouvoir, la propriété du terrain ne conférant pas un droit automatique à la division. La décision s'appuie sur les articles R. 421-23 du code de l'urbanisme et les dispositions du PLU communal.
N° TA38-2205879(TA38-2205879)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné le recours de M. C, ressortissant géorgien, contestant le refus implicite puis explicite du préfet de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 426-17 (résidence régulière de cinq ans) et L. 421-5 (activité non salariée) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. C, jugeant que les décisions attaquées étaient légales et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
N° TA38-2302979(TA38-2302979)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SCCV Beau Lieu, qui demandait l'annulation du refus de permis de construire modificatif émis par le maire d'Anthy-sur-Léman le 27 janvier 2023. Le tribunal a jugé que la société requérante n'avait pas sollicité dans sa demande modificative le maintien d'une maison existante initialement prévue pour démolition, ce qui a faussé l'appréciation de l'autorité administrative sur la conformité du projet. La solution retenue est fondée sur les articles R. 431-8 et R. 431-9 du code de l'urbanisme, relatifs au contenu du dossier de permis de construire.
N° TA38-2303041(TA38-2303041)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D F et autres, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Cordon à la société Terr'Alta Immobilier pour un ensemble de 50 logements et un commerce. Les requérants contestaient la légalité du permis en invoquant notamment la méconnaissance des articles R. 431-24, L. 122-5, R. 111-2 et R. 111-27 du code de l'urbanisme, ainsi que des dispositions du plan local d'urbanisme. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable en raison du défaut d'intérêt à agir des requérants et de l'ancienneté des pièces produites au titre de l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme. En conséquence, les conclusions en annulation ont été rejetées, et les demandes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été écartées.
N° TA38-2405018(TA38-2405018)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Savoie du 6 octobre 2023 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation et de vice de procédure, constatant que l'avis du collège de médecins de l'OFII avait bien été recueilli. Il a jugé que la décision d'éloignement, fondée sur le 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'avait pas à se conformer aux dispositions de l'article L. 425-9 relatives aux titres de séjour pour raisons de santé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA38-2405575(TA38-2405575)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du préfet de la Savoie du 3 avril 2024 refusant le renouvellement du titre de séjour étudiant de Mme A, ressortissante ivoirienne, et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a relevé que le préfet avait appliqué à tort le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que la situation de Mme A relevait de l'article 9 de la convention franco-ivoirienne du 21 septembre 1992. Cette convention ne subordonne le renouvellement du titre de séjour qu'à la poursuite effective des études et à des moyens d'existence suffisants, sans exiger une progression dans les études. Constatant que Mme A justifiait d'une poursuite effective et sérieuse de ses études, le tribunal a jugé le refus infondé.
N° TA38-2406575(TA38-2406575)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère du 27 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de la décision d'éloignement. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle et aux frais de justice. Cette décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
N° TA38-2407188(TA38-2407188)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B et de la société La Verrière. Les requérantes demandaient la suspension des décisions de non-opposition à déclaration préalable délivrées par le maire d'Aix-Les-Bains les 25 avril 2017 et 21 mai 2024. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision de 2017, soit pour défaut de demande préalable de constat de caducité, soit en raison de la tardiveté du recours. S'agissant de la décision de 2024, le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucun moyen soulevé n'était propre à créer un doute sérieux sur sa légalité.
N° TA38-2407209(TA38-2407209)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A. La condition d'urgence a été présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement. Un doute sérieux a été retenu quant à la légalité de la décision, au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'état de santé de M. A et de l'impossibilité alléguée de se soigner en Guinée. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande sous deux mois et de délivrer un document provisoire de séjour et de travail sous 48 heures.