Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2300388(TA38-2300388)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a constaté le non-lieu à statuer sur la requête de Mme A. Celle-ci contestait le rejet de sa demande de remise d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 549,18 euros. La requête est devenue sans objet car la dette a été intégralement remboursée et une remise partielle de 314,57 euros a été accordée par le département le 18 juillet 2024, abrogeant la décision contestée. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2407415(TA38-2407415)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait un courrier du préfet de la Savoie du 26 septembre 2024 lui rappelant une obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que ce courrier constituait un simple rappel d’information et non une décision faisant grief, insusceptible de recours contentieux. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1, 4° du code de justice administrative, sans régularisation préalable.
N° TA38-2407847(TA38-2407847)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exclusion définitive d'un élève du collège privé Saint-Joseph de Thônes. La requête, fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été jugée irrecevable car le litige ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative. En effet, la décision d'exclusion prise par le conseil de discipline d'un établissement privé sous contrat ne constitue pas un acte administratif, n'étant pas issue de l'exercice d'une prérogative de puissance publique. Par conséquent, le juge des référés a rejeté la requête sans examiner l'urgence ou le doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA38-2406015(TA38-2406015)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui contestait l'absence de réponse du maire de Seyssinet-Pariset concernant une obligation de débroussaillage sur des parcelles voisines. La requête ne contenait aucune conclusion précise (annulation ou indemnisation) ni exposé de moyens, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. L'irrecevabilité, non régularisable, a conduit au rejet sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA38-2407393(TA38-2407393)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement des articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SAS Eurovia Alpes. Celle-ci contestait la procédure de passation d'accords-cadres pour des travaux de rénovation de chaussées lancée par Grenoble Alpes métropole, en invoquant une motivation insuffisante du rejet de ses offres et une irrégularité de la méthode de notation du critère prix. Le juge a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant que les obligations d'information prévues par le code de la commande publique avaient été respectées. En conséquence, la demande d'annulation de la procédure a été rejetée.
N° TA38-2406063(TA38-2406063)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 15 octobre 2024, a pris acte du désistement pur et simple de M. et Mme B, qui contestaient un permis de construire délivré par le maire de Saint-Romain-de-Jalionas à la société le Jardin d'Etienne. Cette décision met fin à l'instance sans examen au fond, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation au titre des frais de justice n'a été prononcée.
N° TA38-2405509(TA38-2405509)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une nouvelle expertise médicale à la demande de Mme E, fonctionnaire victime d’un accident de service le 26 novembre 2018. Cette mesure vise à évaluer les préjudices subis autres que l’incidence professionnelle et la perte de gains professionnels futurs, déjà couverts par l’allocation temporaire d’invalidité. Le juge a fait droit à la requête sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, estimant la demande utile pour une éventuelle action en responsabilité contre l’État. La rectrice de l’académie de Grenoble ne s’y est pas opposée, mais les conclusions de Mme E au titre des frais de procès ont été rejetées.
N° TA38-2304118(TA38-2304118)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté l'opposition à contrainte formée par Mme B contre le recouvrement d'un indu de prime d'activité de 212,02 euros. La requérante contestait le bien-fondé de l'indu, mais n'avait pas exercé au préalable le recours administratif obligatoire devant la commission de recours amiable, conformément à l'article L. 845-2 du code de la sécurité sociale. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, les moyens soulevés, portant uniquement sur le fond, ont été jugés irrecevables.
N° TA38-2107642(TA38-2107642)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme B, agent contractuel en EHPAD, contestant sa suspension de fonctions sans rémunération pour défaut de vaccination contre la COVID-19. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le courrier du 16 septembre 2021 informant la CPAM, car ce document n'était pas une décision faisant grief. Sur le fond, la décision de suspension du 15 septembre 2021 a été annulée pour erreur de droit, la mesure ayant été prise alors que Mme B était en congé maladie, ce qui est contraire à l'article 12 de la loi du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire.
N° TA38-2405994(TA38-2405994)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B contestant un titre exécutoire émis par la commune de Bourg-Saint-Maurice pour le recouvrement d’une amende de stationnement. La contestation portait sur le bien-fondé de la créance, relative à un forfait de post-stationnement, qui constitue une créance non fiscale d’une collectivité territoriale. En application des articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales, le contentieux du recouvrement de telles créances relève de la compétence du juge de l’exécution, et non de la juridiction administrative. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent.
N° TA38-2404912(TA38-2404912)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 15 octobre 2024, du désistement pur et simple de M. B de sa requête en excès de pouvoir. Cette requête visait à contester le rejet implicite, par la commission de médiation de l'Isère, de son recours gracieux pour une offre d’hébergement. Le désistement a été accepté sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre mesure n’a été prononcée.
N° TA38-2406165(TA38-2406165)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 15 octobre 2024, a rejeté la requête de M. C qui contestait son exclusion de l'association Lou Pelaya et le nouveau règlement intérieur de celle-ci. Le tribunal a estimé que ce litige, portant sur le fonctionnement d'une association régie par la loi du 1er juillet 1901, relevait d'un différend entre personnes privées et ne relevait donc pas de la compétence de la juridiction administrative. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent.
N° TA38-2403361(TA38-2403361)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par Mme B C, agissant pour Mme A C, contre une décision du maire de Château-Bernard du 9 avril 2024 ne s’opposant pas à une déclaration préalable de travaux. Par un courrier du 3 août 2024, la requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance. Aucune question relative aux dépens ou à l’article L. 761-1 du même code n’étant soulevée, l’affaire a été close sans autre examen.
N° TA38-2201925(TA38-2201925)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de la société Decremps BTP contestant deux titres de recettes émis par la communauté de communes du Genevois, relatifs à un marché public de travaux. La société invoquait des vices de forme, notamment l'absence de mention des bases de liquidation et de l'identité du signataire sur les avis de sommes à payer. Le tribunal a rejeté ces moyens, jugeant que l'ampliation du titre exécutoire adressée au débiteur comportait bien les mentions obligatoires (nom, prénom et qualité de l'auteur) conformément à l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales. En conséquence, les conclusions en annulation ont été rejetées.
N° TA38-2402652(TA38-2402652)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. et Mme F d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Velanne. Les requérants ont ensuite déclaré se désister purement et simplement de leur requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance. Aucune condamnation au titre des frais de justice n’a été prononcée.
N° TA38-2207301(TA38-2207301)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de Mme B, praticienne contractuelle au CHUGA, qui réclamait le versement de la prime de précarité pour ses contrats à durée déterminée successifs du 1er octobre 2018 au 30 avril 2022. Le tribunal a jugé que le dernier contrat de Mme B, conclu du 1er mai 2021 au 30 avril 2022, était assorti d'une convention d'engagement de carrière hospitalière, laquelle constitue un contrat à durée indéterminée au sens de l'article L. 1243-10 du code du travail. Dès lors, la requérante ayant refusé de poursuivre cette relation contractuelle en CDI, elle ne pouvait prétendre à l'indemnité de fin de contrat, en application des articles L. 6152-418 du code de la santé publique et L. 1243-8 et L. 1243-10 du code du travail.
N° TA38-2207237(TA38-2207237)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par les sociétés Héphaïstos et Lauradistri d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Scionzier à la SCI du Maquis. En cours d’instance, le maire a retiré l’arrêté contesté à la demande du pétitionnaire, rendant la requête sans objet. Par ordonnance du 15 octobre 2024, le président de la 2ème chambre a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions des parties relatives aux frais de justice (article L. 761-1 du même code) ont été rejetées.
N° TA38-2207399(TA38-2207399)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l'indemnisation de congés annuels, de RTT non pris et d'heures supplémentaires suite à sa démission du CHU de Grenoble. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait l'exposé d'aucun moyen juridique, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le tribunal a relevé d'office cette irrecevabilité, sans examiner le fond du litige.
N° TA38-2205879(TA38-2205879)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné le recours de M. C, ressortissant géorgien, contestant le refus implicite puis explicite du préfet de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 426-17 (résidence régulière de cinq ans) et L. 421-5 (activité non salariée) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. C, jugeant que les décisions attaquées étaient légales et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
N° TA38-2405575(TA38-2405575)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du préfet de la Savoie du 3 avril 2024 refusant le renouvellement du titre de séjour étudiant de Mme A, ressortissante ivoirienne, et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a relevé que le préfet avait appliqué à tort le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que la situation de Mme A relevait de l'article 9 de la convention franco-ivoirienne du 21 septembre 1992. Cette convention ne subordonne le renouvellement du titre de séjour qu'à la poursuite effective des études et à des moyens d'existence suffisants, sans exiger une progression dans les études. Constatant que Mme A justifiait d'une poursuite effective et sérieuse de ses études, le tribunal a jugé le refus infondé.