Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2406165(TA38-2406165)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 15 octobre 2024, a rejeté la requête de M. C qui contestait son exclusion de l'association Lou Pelaya et le nouveau règlement intérieur de celle-ci. Le tribunal a estimé que ce litige, portant sur le fonctionnement d'une association régie par la loi du 1er juillet 1901, relevait d'un différend entre personnes privées et ne relevait donc pas de la compétence de la juridiction administrative. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent.
N° TA38-2405994(TA38-2405994)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B contestant un titre exécutoire émis par la commune de Bourg-Saint-Maurice pour le recouvrement d’une amende de stationnement. La contestation portait sur le bien-fondé de la créance, relative à un forfait de post-stationnement, qui constitue une créance non fiscale d’une collectivité territoriale. En application des articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales, le contentieux du recouvrement de telles créances relève de la compétence du juge de l’exécution, et non de la juridiction administrative. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent.
N° TA38-2407192(TA38-2407192)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi en référé par l'association One Voice pour demander la suspension de 60 décisions attribuant des plans de chasse individuels au tétras-lyre et d'un arrêté préfectoral fixant le prélèvement maximal autorisé de perdrix bartavelle et de lagopèdes alpins pour la campagne 2024-2025. L'association invoquait l'urgence et des moyens tirés du défaut de base légale, de l'absence de participation du public et de la méconnaissance de la directive européenne sur la conservation des oiseaux sauvages. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'urgence n'était pas suffisamment caractérisée et qu'aucun moyen n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées.
N° TA38-2407393(TA38-2407393)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement des articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SAS Eurovia Alpes. Celle-ci contestait la procédure de passation d'accords-cadres pour des travaux de rénovation de chaussées lancée par Grenoble Alpes métropole, en invoquant une motivation insuffisante du rejet de ses offres et une irrégularité de la méthode de notation du critère prix. Le juge a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant que les obligations d'information prévues par le code de la commande publique avaient été respectées. En conséquence, la demande d'annulation de la procédure a été rejetée.
N° TA38-2404112(TA38-2404112)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du directeur du centre pénitentiaire d’Aiton de lui communiquer la copie numérique des décisions de fouille à nu le concernant. En défense, le ministre de la justice a produit les documents demandés, joints au mémoire et communiqués au requérant via l’application Télérecours. Le tribunal a constaté que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA38-2406063(TA38-2406063)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 15 octobre 2024, a pris acte du désistement pur et simple de M. et Mme B, qui contestaient un permis de construire délivré par le maire de Saint-Romain-de-Jalionas à la société le Jardin d'Etienne. Cette décision met fin à l'instance sans examen au fond, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation au titre des frais de justice n'a été prononcée.
N° TA38-2406015(TA38-2406015)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui contestait l'absence de réponse du maire de Seyssinet-Pariset concernant une obligation de débroussaillage sur des parcelles voisines. La requête ne contenait aucune conclusion précise (annulation ou indemnisation) ni exposé de moyens, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. L'irrecevabilité, non régularisable, a conduit au rejet sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA38-2401830(TA38-2401830)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 15 octobre 2024, a donné acte du désistement de Mme B épouse A de sa requête en annulation contre le refus implicite du préfet de l'Isère de lui remettre un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Ce désistement est fondé sur l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, la requérante n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés.
N° TA38-2401886(TA38-2401886)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. et Mme D d’un recours en excès de pouvoir contre une délibération du conseil municipal de Velanne approuvant la modification n°3 du plan local d’urbanisme. Les requérants se sont désistés de leur requête, désistement pur et simple dont le tribunal a donné acte par ordonnance. La demande de la commune de Velanne tendant à la condamnation des requérants au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée. La décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2406433(TA38-2406433)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C épouse B, qui demandait l’annulation du refus implicite de versement d’une bourse de collège pour ses deux enfants pour l’année 2023-2024. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation fondée sur l’article R. 431-4 du code de justice administrative, la requérante n’a pas produit une requête signée dans le délai imparti. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, le tribunal a prononcé le rejet sans examen au fond.
N° TA38-2406978(TA38-2406978)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D et Mme A, qui demandaient l’annulation d’un compromis de vente de parcelles communales et la communication de ce document. Le juge a estimé que la juridiction administrative était incompétente pour connaître d’un litige portant sur l’acte de vente lui-même, relevant du droit privé. La demande d’injonction a été jugée manifestement irrecevable, faute de lien avec l’annulation d’un acte administratif et en l’absence de recours préalable devant la commission d’accès aux documents administratifs. La décision s’appuie sur les articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2406902(TA38-2406902)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A qui demandait la condamnation de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) à lui verser 6 500 euros au titre de la prime MaPrimeRénov'. Le juge a considéré que les conclusions indemnitaires étaient irrecevables, car les recours relatifs à une subvention relèvent du contentieux de l'excès de pouvoir et non du plein contentieux indemnitaire. Cette irrecevabilité, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, n'était pas susceptible d'être régularisée.
N° TA38-2402647(TA38-2402647)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. et Mme A B, visant l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire de Velanne. Les requérants ont ensuite déclaré se désister purement et simplement de leur requête. Par ordonnance du 15 octobre 2024, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation au titre de l’article L. 761-1 du même code n’a été prononcée.
N° TA38-2200242(TA38-2200242)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 27 octobre 2021 par laquelle le directeur du CHU Grenoble Alpes refusait de reconnaître l'imputabilité au service de la pathologie de Mme A, agent titulaire. Le tribunal a jugé que la maladie, diagnostiquée en 2018, était régie par l'article 41 de la loi du 9 janvier 1986 et non par l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983. Il a estimé que les éléments produits par Mme A, notamment des attestations de collègues et le rapport d'enquête du CHSCT, établissaient un lien direct entre sa pathologie et ses conditions de travail, caractérisées par une charge importante et une ambiance délétère. En conséquence, le tribunal a enjoint au CHU de reconnaître l'imputabilité au service de la maladie et de placer Mme A en congé de maladie imputable au service à compter du 3 avril 2018.
N° TA38-2400325(TA38-2400325)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par le syndicat des copropriétaires de la copropriété Le Jandri d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de la commune des Deux Alpes. Le syndicat requérant s’est désisté purement et simplement de son instance et de son action. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté les conclusions des parties défenderesses présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, chaque partie conservant la charge de ses propres frais.
N° TA38-2300388(TA38-2300388)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a constaté le non-lieu à statuer sur la requête de Mme A. Celle-ci contestait le rejet de sa demande de remise d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 549,18 euros. La requête est devenue sans objet car la dette a été intégralement remboursée et une remise partielle de 314,57 euros a été accordée par le département le 18 juillet 2024, abrogeant la décision contestée. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2202457(TA38-2202457)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (6ème Chambre) a rejeté la requête de Mme B, agent territorial, qui demandait la condamnation de la commune d’Echirolles pour les préjudices subis suite à son placement en retraite anticipée pour invalidité et à son affectation en cuisine centrale. Le tribunal a d’abord jugé irrecevables les conclusions indemnitaires fondées sur l’affectation fautive, faute de liaison préalable du contentieux sur ce fait générateur distinct. Sur le fond, il a rejeté les conclusions relatives au défaut de reclassement et à l’illégalité de la mise à la retraite, estimant que la commune n’avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité. La décision s’appuie notamment sur la loi n°84-53 du 26 janvier 1984 et les décrets n°85-1054 et n°87-602.
N° TA38-2107227(TA38-2107227)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, éducatrice territoriale, qui contestait son placement en disponibilité d'office. La juridiction a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre les avis du comité médical, ceux-ci constituant des mesures préparatoires. Sur le fond, le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire de l'arrêté, le défaut de motivation et les vices de procédure, en application de la loi n°84-53 du 26 janvier 1984 et du décret n°87-602 du 30 juillet 1987.
N° TA38-2200180(TA38-2200180)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. et Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Veyrier-du-Lac. Les requérants se sont désistés purement et simplement de leur requête. Par ordonnance du 15 octobre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
N° TA38-2402652(TA38-2402652)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. et Mme F d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Velanne. Les requérants ont ensuite déclaré se désister purement et simplement de leur requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance. Aucune condamnation au titre des frais de justice n’a été prononcée.