Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

34 263 décisions disponibles — page 803/1714

OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407851(TA38-2407851)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C qui demandait l’annulation de la décision du préfet de la Haute-Savoie accordant le concours de la force publique pour son expulsion locative. Le juge a constaté que la demande d’annulation ne relevait pas des attributions du juge des référés, qui ne peut statuer que sur des mesures provisoires. De plus, M. C n’a pas présenté de requête distincte en annulation ni fourni de copie de celle-ci, comme l’exige l’article R. 522-1 du code de justice administrative pour une demande de suspension sur le fondement de l’article L. 521-1. La requête a donc été jugée manifestement irrecevable et rejetée en application de l’article L. 522-3 du même code.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2404960(TA38-2404960)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du préfet de la Savoie du 6 juin 2024 obligeant une ressortissante brésilienne à quitter le territoire français, ainsi que la décision fixant le pays de renvoi. Le tribunal a jugé que cette mesure portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée, en méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son concubinage ancien, de la présence de son enfant scolarisé en France et de son insertion professionnelle. Le préfet a été enjoint de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de huit jours.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2404785(TA38-2404785)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B C alias A, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de la Drôme du 3 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'acte. Il a jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour le requérant de démontrer une contribution effective à l'entretien et à l'éducation de son enfant français. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire et aux frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407513(TA38-2407513)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de l'Isère de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas établie, le titre de séjour étant encore valable près de deux mois, et que le requérant ne justifiait pas de démarches suffisantes pour obtenir un rendez-vous, notamment en se connectant à l'heure de mise en ligne des créneaux. Les conclusions tendant à des mesures générales d'organisation du service ont été jugées irrecevables car relevant de mesures réglementaires. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 433-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2407465(TA38-2407465)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur la demande du préfet de la Drôme, a ordonné l'expulsion sans délai de M. B, ressortissant afghan, du logement qu'il occupait indûment à Bourg-les-Valence. M. B, bien que reconnu réfugié, s'est maintenu dans son hébergement pour demandeurs d'asile après la date de sortie autorisée et a refusé plusieurs propositions de logement, constituant un manquement grave au règlement. Le juge a fait application des articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, autorisant le recours à la force publique si nécessaire. La solution retenue vise à libérer une place d'hébergement pour les nouveaux demandeurs d'asile, en raison de la saturation des capacités d'accueil dans la région.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407429(TA38-2407429)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme D épouse A, qui contestait par un recours pour excès de pouvoir le refus de renouvellement de son titre de séjour. La requérante a obtenu du préfet de l'Isère une attestation de prolongation d'instruction, rendant sans objet ses conclusions à fin de suspension et d'injonction. Le juge a admis provisoirement l'intéressée au bénéfice de l'aide juridictionnelle, mais a rejeté les conclusions présentées au titre des frais de justice. La décision applique les articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2407325(TA38-2407325)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi en référé par le préfet de la Haute-Savoie sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, ordonne l'expulsion sans délai de M. B, ressortissant afghan, du logement qu'il occupe indûment à Cluses. La demande d'asile de M. B a été définitivement rejetée par la Cour nationale du droit d'asile le 12 juin 2023, et il s'est maintenu dans les lieux malgré une mise en demeure. Le juge constate que la demande d'expulsion, fondée sur l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne se heurte à aucune contestation sérieuse et présente un caractère d'urgence et d'utilité, le maintien de M. B faisant obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile dans un contexte de saturation des places d'hébergement. L'ordonnance autorise le recours à la force publique pour procéder à l'évacuation forcée si nécessaire.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2206501(TA38-2206501)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus du préfet de la Drôme d’enregistrer sa troisième demande de certificat de résidence. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’incompétence du signataire de l’acte, la secrétaire générale disposant d’une délégation régulière. Il a également jugé que la demande était abusive, car elle ne présentait aucun élément nouveau par rapport aux précédentes, et que le préfet n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation. La décision s’appuie sur l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2406380(TA38-2406380)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de M. C visant à désigner un nouvel expert pour évaluer ses préjudices suite au décès de son épouse au CHU Grenoble Alpes. Le juge estime que cette demande constitue une contestation du rapport d’expertise déjà rendu le 3 avril 2024, relevant du juge du fond saisi par ailleurs. La solution est fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, dont l’utilité d’une nouvelle expertise n’est pas établie.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2406492(TA38-2406492)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. et Mme D, ressortissants algériens, contestant les arrêtés du préfet de l'Isère refusant la délivrance d’un certificat de résidence et les obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a jugé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l’article 6-5° de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’étaient pas fondés, les requérants ne justifiant pas de liens personnels et familiaux suffisamment intenses en France. La solution retenue est donc le rejet des demandes d’annulation et des conclusions accessoires.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2208208(TA38-2208208)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête du syndicat des copropriétaires de la copropriété Les Collines du Boutet, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Voreppe à la société Malossane Promotion pour la réalisation de deux immeubles de dix-huit logements. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire et de l'insuffisance du dossier de demande au regard des articles R. 431-24 et R. 431-9 du code de l'urbanisme. Il a également jugé que les prescriptions de l'arrêté n'étaient pas imprécises et que le projet ne méconnaissait pas les articles UC 3, UC 4, UC 7 et UC 8 du plan local d'urbanisme ni l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme. En conséquence, le tribunal a rejeté les conclusions à fin d'annulation et les demandes de frais de justice présentées par le syndicat requérant.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2406556(TA38-2406556)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du préfet de l'Isère du 14 mai 2024 refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B, ressortissant pakistanais, et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction estime que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de l'intégration professionnelle et sociale de M. B en France depuis son arrivée mineur en 2015, de ses diplômes et de son activité entrepreneuriale stable. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de deux mois, sous astreinte, et condamne l'État aux frais d'instance. La décision s'appuie sur les articles L. 423-22 et L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2301026(TA38-2301026)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de la commission de médiation de la Haute-Savoie de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente. En cours d’instance, M. A a signé un bail pour un logement de type T4 le 22 juillet 2024, rendant ses conclusions à fin d’annulation et d’injonction sans objet. Par ordonnance du 16 octobre 2024, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté le surplus, incluant la demande de frais fondée sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s’appuie sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

TA38-2406817(TA38-2406817)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a fait droit à la requête de Mme B. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation de l'Isère le 30 mai 2024 pour un hébergement d'urgence, n'avait pas reçu de proposition adaptée à ses besoins. Le tribunal a enjoint au préfet de l'Isère de lui proposer un hébergement dans un délai de deux mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La décision s'appuie sur le constat que l'administration n'a pas contesté la situation et que l'urgence persiste.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA38-2406809(TA38-2406809)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours de plein contentieux, a enjoint au préfet de la Haute-Savoie d’assurer le logement de Mme A avant le 31 décembre 2024. La requérante avait été reconnue prioritaire et devant être logée d’urgence par la commission de médiation le 23 mai 2024, mais n’avait reçu aucune offre de logement. La solution retenue se fonde sur l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. L’injonction est assortie d’une astreinte de 500 euros par mois de retard à compter du 1er janvier 2025.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406776(TA38-2406776)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait une erreur administrative sur la durée de suspension de son permis de conduire. Le requérant n'a pas produit la décision attaquée malgré une demande de régularisation, en application de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. La requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2406509(TA38-2406509)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la maison départementale des personnes handicapées de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit la décision attaquée, malgré une demande de régularisation qui lui avait été adressée et qu'elle avait consultée. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2406466(TA38-2406466)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté l’opposition formée par Mme A contre une contrainte émise par la caisse d’allocations familiales de l’Isère pour le recouvrement d’un indu d’aide personnelle au logement de 555,62 euros. La requérante invoquait des discordances de dates et de montants, mais sans fournir de précisions suffisantes pour étayer ses moyens. Malgré une demande de régularisation adressée par le tribunal, elle n’a produit aucun document complémentaire. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 7° du code de justice administrative, a donc rejeté la requête comme manifestement insuffisamment motivée.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2406245(TA38-2406245)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A contestant un indu d'aide personnelle au logement de 892,98 euros notifié par la mutuelle sociale agricole. La requête, enregistrée le 19 août 2024, n'était pas assortie des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. Malgré une invitation à régulariser via le formulaire prévu, adressée le 30 août 2024 et réputée reçue le 1er septembre, Mme A n'a produit aucun document complémentaire. En application des articles R. 222-1 (7°), R. 772-6 et R. 611-8-2 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme irrecevable.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2405830(TA38-2405830)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a constaté le désistement d'office de M. et Mme B, qui contestaient le refus de l'autorisation d'instruire en famille leur enfant pour 2024-2025. Ce désistement est intervenu après le rejet de leur demande de suspension par le juge des référés, faute de moyen sérieux, et en l'absence de confirmation de leur requête dans le délai d'un mois prévu par l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. La solution retenue est donc le désistement pur et simple, sans examen au fond.

Résumé IA