Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
34 263 décisions disponibles — page 802/1714
N° TA38-2407792(TA38-2407792)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait une décision de la directrice départementale de l'emploi, du travail et des solidarités de l'Isère refusant à la société Soccer CCV l'emploi d'apprentis. Le juge a estimé que M. B ne justifiait pas d'un intérêt personnel, direct et certain à agir, condition nécessaire pour un recours pour excès de pouvoir. La simple présence d'une erreur dans les motifs de la décision, concernant sa qualité de maître de stage, ne suffit pas à lui conférer un tel intérêt. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2407230(TA38-2407230)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A B contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas produit l'acte attaqué, malgré une demande de régularisation. La décision se fonde sur les articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2406849(TA38-2406849)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui demandait le réexamen de son exonération de taxe d'habitation pour 2023. Le juge a rappelé qu'il ne peut accorder une remise gracieuse d'un impôt légalement établi, cette compétence relevant exclusivement de l'administration fiscale. La demande, tendant à obtenir une mesure que le juge n'a pas le pouvoir de prononcer, a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2305651(TA38-2305651)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme C d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de non-opposition à déclaration préalable prise par le maire de Bourg-Saint-Maurice. La requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions des défendeurs tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
N° TA38-2406881(TA38-2406881)
Rejet d'une requête par le Tribunal Administratif de Grenoble (ordonnance du 17 octobre 2024) pour irrecevabilité manifeste. Mme A contestait un trop-perçu d'allocation logement, mais n'a pas produit la décision attaquée malgré une demande de régularisation. La requête est rejetée sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2407465(TA38-2407465)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur la demande du préfet de la Drôme, a ordonné l'expulsion sans délai de M. B, ressortissant afghan, du logement qu'il occupait indûment à Bourg-les-Valence. M. B, bien que reconnu réfugié, s'est maintenu dans son hébergement pour demandeurs d'asile après la date de sortie autorisée et a refusé plusieurs propositions de logement, constituant un manquement grave au règlement. Le juge a fait application des articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, autorisant le recours à la force publique si nécessaire. La solution retenue vise à libérer une place d'hébergement pour les nouveaux demandeurs d'asile, en raison de la saturation des capacités d'accueil dans la région.
N° TA38-2407974(TA38-2407974)
Requête de M. A visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour le renouvellement de son titre de séjour. Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête comme manifestement irrecevable. Le juge constate l'absence de conclusions dirigées contre une décision administrative, condition nécessaire pour saisir le juge de l'excès de pouvoir. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2105825(TA38-2105825)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes de l’autoriser à exercer la profession de transporteur public routier de marchandises. La décision préfectorale était fondée sur le non-respect de la condition d’honorabilité professionnelle exigée par les articles R. 3211-24 et R. 3211-25 du code des transports. Le tribunal a constaté que M. A avait fait l’objet de plusieurs condamnations pour des infractions routières listées à l’article R. 3211-27 du même code, ce qui le rendait inéligible à cette condition. Les arguments de M. A, tirés de l’ancienneté des faits ou de sa réhabilitation personnelle, ont été jugés inopérants.
N° TA38-2104936(TA38-2104936)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du maire de Chuzelles de raccorder sa parcelle aux réseaux d’eau et d’électricité. Le tribunal a jugé que la demande de raccordement de M. A constituait une première demande, et qu’en l’absence de demande de communication des motifs, les moyens tirés du défaut de motivation et de l’absence de procédure contradictoire étaient infondés. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, incluant les demandes d’injonction et de frais de justice. Les textes appliqués sont les articles L. 232-4 et L. 121-1 du code des relations entre le public et l’administration.
N° TA38-2200753(TA38-2200753)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 17 octobre 2024, a constaté le désistement d'instance de M. B A, qui contestait le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de l'Isère. Le requérant n'ayant pas confirmé expressément le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. La solution retenue est donc un désistement d'office, sans examen au fond du litige.
N° TA38-2104563(TA38-2104563)
Le tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête des consorts C, qui demandaient l'annulation du refus implicite du maire d'Étoile-sur-Rhône de rectifier une erreur matérielle dans le périmètre de l'emplacement réservé n°8 (ER8) du plan local d'urbanisme (PLU). Les requérants contestaient la décision de ne pas engager une procédure de modification simplifiée sur le fondement de l'article L. 153-45 du code de l'urbanisme. Le tribunal a jugé que, bien que l'erreur matérielle soit avérée, la commune n'était pas tenue de donner suite à la demande de modification simplifiée, cette procédure relevant d'une faculté et non d'une obligation. En conséquence, la décision implicite de rejet n'est pas entachée d'illégalité, et les conclusions subsidiaires d'annulation de la délibération approuvant le PLU par voie d'exception ont également été rejetées.
N° TA38-2204278(TA38-2204278)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par la SARL Entreprise Philippe Cartier-Lange d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de renouvellement de son habilitation funéraire. La société requérante s’est désistée de sa requête par un acte du 7 octobre 2024. Par ordonnance du 17 octobre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation aux dépens ou au titre de l’article L. 761-1 du même code n’a été prononcée.
N° TA38-2207144(TA38-2207144)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a constaté le désistement de Mme B, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour par le préfet de l'Isère. La requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions malgré une demande formelle adressée sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. L'ordonnance donne acte de ce désistement, conformément à l'article R. 222-1 du même code.
N° TA38-2202486(TA38-2202486)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société CJM Ile de France d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré le 26 novembre 2021 par le maire d’Huez à la société Anahome Immobilier pour la surélévation et l’extension d’un bâtiment, ainsi que contre le permis modificatif du 14 novembre 2022. La requérante invoquait plusieurs moyens, notamment la méconnaissance de l’article L. 425-3 du code de l’urbanisme, des vices de motivation et le non-respect des règles du plan local d’urbanisme (hauteur, implantation, espaces perméables, stationnement). Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions à fin d’annulation, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, et a mis à la charge de la société requérante une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2407860(TA38-2407860)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A B d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour le renouvellement de son titre de séjour, en raison d'une situation d'urgence liée à la perte imminente de son droit au séjour et à son activité professionnelle. En cours d'instance, le requérant s'est désisté après que la préfecture de l'Isère lui a accordé un rendez-vous le 18 octobre 2024. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sans se prononcer sur le fond ni sur les textes applicables (accord franco-tunisien de 1988 et code de l'entrée et du séjour des étrangers).
N° TA38-2205389(TA38-2205389)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société SBRC, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 14 février 2022 par lequel le maire de Voiron avait refusé de lui délivrer un permis de construire une maison individuelle. Le tribunal a jugé que le motif de refus tiré de l'existence d'un risque de glissement de terrain, fondé sur l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, était légal. Il a relevé que le terrain était classé en zone d'aléa fort de glissement de terrain, rendant le projet dangereux pour la sécurité publique, et que la commune n'avait pas à prescrire des mesures pour pallier ce risque. La décision a également écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté.
N° TA38-2407851(TA38-2407851)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C qui demandait l’annulation de la décision du préfet de la Haute-Savoie accordant le concours de la force publique pour son expulsion locative. Le juge a constaté que la demande d’annulation ne relevait pas des attributions du juge des référés, qui ne peut statuer que sur des mesures provisoires. De plus, M. C n’a pas présenté de requête distincte en annulation ni fourni de copie de celle-ci, comme l’exige l’article R. 522-1 du code de justice administrative pour une demande de suspension sur le fondement de l’article L. 521-1. La requête a donc été jugée manifestement irrecevable et rejetée en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2407662(TA38-2407662)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du 2 octobre 2024 de la préfète du Rhône ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et la méconnaissance des règlements européens (UE) n° 604/2013 et n° 603/2013, mais les a écartés comme non fondés. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, en s'appuyant sur les textes applicables, dont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2407345(TA38-2407345)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B pour contester une décision du ministre de l'intérieur retirant un point de son permis de conduire et constatant son invalidation. En cours d'instance, M. B s'est désisté de sa requête. Par une ordonnance du 17 octobre 2024, le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2407621(TA38-2407621)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la communauté d'agglomération Valence Romans agglo. Celle-ci demandait d'enjoindre à la société Vesta, en cours de dissolution, de poursuivre l'exécution d'un accord-cadre pour la gestion d'aires d'accueil des gens du voyage. Le juge a considéré que les mesures sollicitées, visant à contraindre le cocontractant à maintenir le service au-delà de sa dissolution, n'étaient pas de nature provisoire mais présentaient un caractère définitif. Par conséquent, elles ne relevaient pas de la compétence du juge des référés, qui ne peut ordonner que des mesures utiles et provisoires sans faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative.