Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407780(TA38-2407780)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A, un ressortissant malien, contestant un arrêté du préfet de l'Isère du 8 octobre 2024 l'assignait à résidence pour 45 jours. Le requérant soutenait que cet arrêté était illégal car fondé sur une obligation de quitter le territoire français (OQTF) du 6 octobre 2022, qui avait été annulée par un jugement définitif du 24 novembre 2022. Le tribunal a reconnu le bien-fondé de ce moyen, constatant que l'arrêté attaqué reposait sur une mesure d'éloignement annulée. Cependant, le tribunal a accepté la substitution de motif demandée par le préfet, en se fondant sur une autre OQTF du 18 novembre 2022, valable à la date de la décision, et a jugé que le préfet aurait pris la même décision sur cette base. En conséquence, la requête a été rejetée, sans qu'il soit fait droit aux conclusions d'annulation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2407419(TA38-2407419)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant roumain, contestant un arrêté préfectoral du 23 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de circulation de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que la mesure d'éloignement était fondée sur le comportement de M. C, constituant une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions du droit de l'Union européenne invoquées. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407405(TA38-2407405)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'association et des particuliers demandant la suspension du permis de démolir délivré par le maire de La Léchère à la société Ugi'Ring. Le juge a d'abord constaté que les requérants personnes physiques, n'étant pas voisins immédiats du projet, ne justifiaient pas d'un intérêt à agir au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme. En conséquence, la condition d'urgence et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté n'ont pas été examinées au fond, la requête étant irrecevable.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407331(TA38-2407331)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension du permis de construire délivré par le maire de Chambéry à la SCI Gus pour la reconstruction de locaux d'entreprise après sinistre. Le juge a estimé que les requérants, propriétaires d'une maison voisine, ne justifiaient pas d'un intérêt à agir recevable au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, dès lors que le projet, qui ne modifie pas la destination du bâtiment sinistré, n'était pas de nature à affecter directement leurs conditions d'occupation ou de jouissance. En conséquence, la condition tenant à l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté n'a pas été examinée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407326(TA38-2407326)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la nomination de Mme D au poste de professeur d’anglais à Saint-Jean-de-Moirans, présentée par le syndicat professionnel de l’enseignement libre catholique (SPELC). La condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’a pas été jugée remplie, faute de préjudice grave et immédiat établi pour le syndicat ou les autres candidats, et compte tenu de la nécessité d’assurer la continuité pédagogique. Les moyens soulevés, tirés de la méconnaissance des articles R. 914-75 à R. 914-77 du code de l’éducation, n’ont pas été examinés.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2407985(TA38-2407985)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue en référé sur le fondement de l'article L.521-2 du code de justice administrative, concerne une demande de suspension d'un refus implicite de titre de séjour pour un membre de famille de citoyen de l'Union européenne. La requérante s'est désistée de ses conclusions principales à fin de suspension et d'injonction, désistement auquel le tribunal a donné acte. En revanche, l'État a été condamné à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice (article L.761-1 du code de justice administrative).

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407631(TA38-2407631)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant nigérian, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère du 3 octobre 2024 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le requérant invoquait notamment un vice de procédure lié à l'absence de remise d’un formulaire d’information (article R. 523-3 du CESEDA) et une consultation irrégulière du fichier des antécédents judiciaires. Le tribunal a jugé que la remise du formulaire est postérieure à la décision et ne peut donc l’entacher, et que la consultation du fichier n’a pas fondé la décision. Il a également estimé que le trouble à l’ordre public était démontré, écartant l’erreur d’appréciation, et a prononcé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408028(TA38-2408028)

Refus de renouvellement de titre de séjour – Tribunal Administratif de Grenoble – Ordonnance de référé (L. 521-2 CJA). Le juge rejette la requête de M. A, qui demandait d’enjoindre à la préfecture de l’Isère de lui fixer un rendez-vous pour renouveler son titre de séjour, au motif que l’urgence particulière n’était pas établie : son titre était valable jusqu’au 28 février 2025. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement des articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407509(TA38-2407509)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus implicite de renouvellement du titre de séjour de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le préfet s'étant engagé à délivrer un nouveau récépissé et ayant fixé un rendez-vous à cette fin. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans examen des autres moyens. M. A a néanmoins été admis provisoirement à l'aide juridictionnelle.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2201409(TA38-2201409)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A B d’une demande d’indemnisation suite au refus illégal du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une carte professionnelle d’agent privé de sécurité, annulé par un précédent jugement du 2 août 2021. Le tribunal a reconnu la faute du CNAPS, mais a rejeté les conclusions indemnitaires, estimant que le requérant ne justifiait pas d’un préjudice direct et certain. En particulier, il n’a pas démontré avoir exercé une activité de sécurité avant le refus ni avoir subi une perte de revenus réelle, et la perte de chance alléguée n’a pas été considérée comme établie. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité administrative et les dispositions du code de la sécurité intérieure.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2407718(TA38-2407718)

Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions principales tendant à l'annulation du refus implicite de renouvellement de sa carte professionnelle d'agent privé de sécurité et à l'injonction de délivrance. Le requérant s'étant désisté de ces demandes, le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur ce point. En revanche, la demande de frais de justice présentée sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée, le tribunal estimant qu'il n'y avait pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de condamner le Conseil national des activités privées de sécurité à verser une somme à M. A.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2403850(TA38-2403850)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la communauté de communes Val Guiers. Cette dernière sollicitait une expertise pour déterminer les causes et conséquences des désordres affectant la crèche "Les petits pas", dont les travaux ont été réceptionnés en 2014. Le juge a estimé la mesure utile et a désigné un expert avec une mission détaillée incluant la description des désordres, l'analyse de leurs causes et l'évaluation des travaux de remise en état.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2407464(TA38-2407464)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant de délivrer à M. A, ressortissant béninois, une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie compte tenu de la pathologie grave de l'intéressé et des risques pour son activité professionnelle, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de délivrer une attestation provisoire autorisant le travail, sans astreinte.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2108752(TA38-2108752)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de la SCI Les 7 Mains contestant son assujettissement à l'impôt sur les sociétés et à la TVA en tant que marchand de biens pour les exercices 2014 à 2016. La société soutenait l'absence d'intention spéculative, invoquant la durée du prêt, le délai entre l'achat et les reventes, et des difficultés financières. Le tribunal a appliqué l'article 35 du code général des impôts pour qualifier l'activité, rejetant les arguments de la requérante et confirmant les impositions et pénalités notifiées par l'administration fiscale.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2103743(TA38-2103743)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a statué sur la contestation par la SARL Caro'Marbre de sa cotisation foncière des entreprises (CFE) et de la taxe pour frais de chambres de métiers pour 2019. En cours d'instance, l'administration a accordé un dégrèvement partiel de 36 652 euros, rendant sans objet les conclusions principales de la requête. Le tribunal a rejeté le surplus des demandes, estimant que la société ne contestait pas les bases retenues après ce dégrèvement et qu'elle ne démontrait pas que le montant restant dû excédait le plafond de 3% de la valeur ajoutée prévu à l'article 1647 B sexies du code général des impôts. La solution retenue est donc un rejet partiel pour non-lieu à statuer et un rejet au fond pour le surplus.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2105839(TA38-2105839)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. Duc, conseiller municipal, qui demandait l'annulation de la délibération du 1er juillet 2021 par laquelle la commune d'Aime-la-Plagne avait approuvé la cession d'un bâtiment communal. Le tribunal a estimé que la note explicative de synthèse, bien que succincte, était suffisante au regard des dispositions des articles L. 2121-12 et L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales, car les conseillers disposaient d'informations complémentaires leur permettant d'exercer utilement leur mandat. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, le tribunal n'ayant pas retenu les autres moyens soulevés par le requérant.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2200214(TA38-2200214)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SARL Help'Car, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2014 et 2015. La société soutenait que l'avis de la commission départementale des impôts ne lui avait pas été notifié avant la mise en recouvrement, mais l'administration a prouvé la notification par un accusé de réception signé le 7 février 2018. Le tribunal a jugé la procédure régulière et a rejeté la demande de décharge. En raison du caractère abusif de la requête, la société a été condamnée à une amende de 1 000 euros.

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OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2407936(TA38-2407936)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B, ressortissante étrangère, en raison de l'inaction persistante du préfet de l'Isère à exécuter un jugement du 21 juin 2024 annulant un refus de titre de séjour et ordonnant la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour. Le juge a constaté que cette carence, durant plus de trois mois, constitue une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'aller et venir et au droit à un recours effectif. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer l'autorisation provisoire de séjour sous 48 heures, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 1 500 euros à Mme B au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2407560(TA38-2407560)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de l'arrêté du 23 juillet 2024 du garde des sceaux prononçant la mise à la retraite d'office de M. A. Le juge a reconnu l'urgence, car la décision prive l'intéressé de tout revenu depuis juillet 2024, le plaçant dans une situation financière difficile. Cependant, il a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la partialité de l'enquête, au vice de procédure ou à la disproportion de la sanction, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2406287(TA38-2406287)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale pour évaluer les préjudices subis par l'enfant C B, victime de la chute d'une fenêtre dans une salle de classe du collège de Beaurepaire le 21 janvier 2022. La demande d'expertise a été jugée utile sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, en vue d'une éventuelle action en responsabilité contre le département de l'Isère. En revanche, la demande de provision de 5 000 euros a été rejetée, l'existence et l'étendue des préjudices n'étant pas suffisamment établies en l'état. Les conclusions relatives aux frais de procès ont également été rejetées.

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