Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2407632(TA38-2407632)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l’Isère de fixer un rendez-vous à une ressortissante marocaine avant le 13 novembre 2024 pour lui permettre de déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante justifiait de l’urgence en raison de l’impossibilité d’obtenir un rendez-vous depuis plusieurs mois et de l’expiration prochaine de son titre, ainsi que du caractère utile de la mesure, sa demande relevant de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, non soumis au téléservice ANEF. L’État a été condamné à verser 600 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2407645(TA38-2407645)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant de délivrer une carte de séjour pluriannuelle à Mme A, ressortissante turque présente en France depuis 23 ans. Le juge a constaté que le préfet avait accordé un rendez-vous à la requérante le 22 octobre 2024 pour renouveler son récépissé, ce qui faisait disparaître la situation d'urgence invoquée. En conséquence, la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'étant pas remplie, la requête a été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2407603(TA38-2407603)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par le préfet de la Haute-Savoie d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée le 25 septembre 2024 pour assurer le logement de M. B, constate que ce dernier a signé un bail le 13 août 2024. En conséquence, l’injonction ayant été exécutée avant l’expiration du délai imparti, le tribunal ordonne qu’il n’y a pas lieu de liquider l’astreinte. Cette décision est fondée sur l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et l’article R. 778-8 du code de justice administrative.
N° TA38-2407791(TA38-2407791)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’une demande d’exécution d’une ordonnance du 9 juillet 2024 enjoignant au préfet de l’Isère de délivrer un titre de séjour provisoire à M. A, a constaté l’inexécution persistante de cette décision. En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé une astreinte de 200 euros par jour à l’encontre du préfet jusqu’à l’exécution complète de l’ordonnance. Il a également accordé l’aide juridictionnelle provisoire au requérant et condamné l’État à verser 800 euros à son avocat au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2407220(TA38-2407220)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours en plein contentieux, a ordonné au préfet de l’Isère d’assurer le logement de Mme A, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 23 novembre 2023, avant le 31 décembre 2024. Constatant l’absence d’offre de logement conforme à ses besoins (T2), le juge a fait application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 500 euros par mois de retard à compter du 1er janvier 2025, versée au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
N° TA38-2408025(TA38-2408025)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme D qui demandait la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que la demande de renouvellement de titre de séjour de l'intéressée avait été clôturée par le préfet de l'Isère, lequel l'avait invitée à déposer une nouvelle demande en qualité de parent d'enfant français. En conséquence, aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'a été retenue. La requérante a toutefois été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
N° TA38-2407275(TA38-2407275)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 8 février 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de la signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa situation personnelle et familiale. En conséquence, les autres moyens, soulevés par voie de conséquence, ont été rejetés.
N° TA38-2205827(TA38-2205827)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé le titre exécutoire du 30 juin 2022 par lequel le syndicat mixte du lac d'Annecy réclamait à la SCI le Cret d'Esty une somme de 1 480,70 euros au titre de la participation pour le financement de l'assainissement collectif (PFAC). Le tribunal a jugé que ce titre exécutoire méconnaissait l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique, faute d'indiquer les bases de liquidation de la créance. En revanche, la demande d'annulation de la facture du 30 juin 2022 a été rejetée comme irrecevable, ce document n'étant pas une décision faisant grief. La demande de décharge de la somme a été rejetée, l'annulation pour vice de forme n'impliquant pas l'extinction de la créance.
N° TA38-2407800(TA38-2407800)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du préfet de l'Isère du 10 octobre 2024 obligeant M. A, ressortissant algérien, à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant de revenir pour un an, ainsi que l'arrêté l'assignant à résidence. La solution retenue repose sur une erreur de fait : le préfet s'est fondé sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en estimant que M. A ne justifiait pas d'une entrée régulière, alors que les pièces produites démontraient une entrée régulière sous couvert d'un visa de court séjour en février 2015.
N° TA38-2403561(TA38-2403561)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision implicite du préfet de l'Isère refusant de renouveler la carte de résident de dix ans de M. A, ressortissant marocain et père d’enfants français. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en méconnaissant les articles L. 423-7 et L. 423-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, dès lors que M. A remplissait les conditions pour obtenir ce titre de séjour de plein droit. Aucune injonction n’a été prononcée, le requérant ayant déjà reçu sa carte de résident. L’État a été condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2105683(TA38-2105683)
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du 15 juin 2021 par lequel le maire de Chamonix Mont-Blanc s'est opposé à la déclaration préalable de M. D pour la création d'un abri ouvert. Le tribunal juge que le projet constitue une annexe fonctionnelle à un bâtiment principal, au sens du règlement du plan local d'urbanisme (PLU), et que les motifs de refus tirés de la méconnaissance des règles de recul et de distance entre constructions sont entachés d'erreur de droit. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté municipal, sur le fondement des articles I AUE 7, IAU8 et UE8 du règlement du PLU de Chamonix Mont-Blanc, ainsi que des dispositions générales de ce règlement.
N° TA38-2407982(TA38-2407982)
Suspension de permis de conduire pour conduite sous stupéfiants. Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 6 septembre 2024. La condition d'urgence n'est pas remplie, le requérant n'ayant pas démontré que son emploi nécessite impérativement le permis et son comportement étant dangereux pour la sécurité routière. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et l'article L. 224-2 du code de la route.
N° TA38-2407626(TA38-2407626)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande de Mme A visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le préfet ayant convoqué l'intéressée à un rendez-vous le 12 novembre 2024, les conclusions relatives à l'obtention d'un rendez-vous sont devenues sans objet. En revanche, le tribunal a rejeté les demandes d'injonction concernant l'enregistrement de la demande et la délivrance d'un récépissé, celles-ci étant subordonnées à la complétude du dossier en application de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État a été condamné à verser 600 euros à Mme A au titre des frais de justice.
N° TA38-2403574(TA38-2403574)
Le Tribunal administratif de Grenoble annule le refus implicite du préfet de l'Isère de délivrer une carte de résident de dix ans à un ressortissant tunisien, père de deux enfants français. La juridiction estime que le requérant remplit les conditions de l'article 10-1 c) de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, en justifiant de l'exercice de l'autorité parentale et de la régularité de son séjour. Elle enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour de dix ans et une autorisation provisoire de travail, sous astreinte de délais, et condamne l'État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2208531(TA38-2208531)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé un titre exécutoire du 25 octobre 2022 par lequel le syndicat mixte du Lac d'Annecy réclamait à M. A une somme de 3 800 euros au titre de la participation au financement de l'assainissement collectif (PFAC). Le tribunal a jugé que la créance était prescrite, le délai de prescription de cinq ans ayant commencé à courir à compter de la déclaration d'achèvement des travaux (12 janvier 2016) et non de la délivrance du permis de construire, conformément à l'article L. 1331-7 du code de la santé publique et à l'article 2224 du code civil. M. A a donc été déchargé de l'obligation de payer cette somme.
N° TA38-2303110(TA38-2303110)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Cornier délivrant un permis d'aménager un lotissement de 15 lots individuels et 11 logements collectifs. Les requérants, voisins immédiats, contestaient notamment l'absence de recours à un architecte, la méconnaissance de l'autorité de la chose jugée, et l'absence de consultations obligatoires. Le tribunal a rejeté la plupart des moyens, jugeant que le projet était bien signé par un architecte et que l'autorité de la chose jugée ne s'appliquait pas à un projet distinct. Toutefois, il a retenu un vice de procédure pour défaut de consultation de la chambre d'agriculture, mais a sursis à statuer en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme pour permettre la régularisation de ce vice.
N° TA38-2407776(TA38-2407776)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que M. B avait obtenu l'attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour qu'il sollicitait. En conséquence, le juge a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions en injonction. Toutefois, compte tenu des démarches infructueuses du requérant, l'État a été condamné à lui verser 800 euros au titre des frais de procès, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2407709(TA38-2407709)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. H C, ressortissant nigérian, contestant un arrêté préfectoral du 6 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de circulation de deux ans et assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que des vices de procédure. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant la décision suffisamment motivée et proportionnée, et a validé les mesures d'éloignement et d'assignation à résidence. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et les conventions internationales applicables.
N° TA38-2407638(TA38-2407638)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que le préfet de l'Isère avait convoqué Mme A à un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour, rendant sans objet sa demande d'injonction. La requérante a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. L'État a été condamné à verser 600 euros à son avocat au titre des frais de justice, sous réserve des conditions prévues par la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2407517(TA38-2407517)
Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la requête de l'association Victor Hugo 2001. Celle-ci demandait l'annulation et la suspension du refus du maire de Grenoble d'autoriser quatre de ses membres à participer au marché de Noël. Le juge a prononcé l'irrecevabilité de la requête pour plusieurs motifs : absence de production de la requête en annulation distincte, demande d'annulation excédant les pouvoirs du juge des référés, et défaut de justification de l'intérêt à agir de l'association. En tout état de cause, la requête a été rejetée car elle ne soulevait aucun moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.