Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2407939(TA38-2407939)
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du préfet de l'Isère du 9 octobre 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination et interdiction de retour d’un an, ainsi que l’arrêté d’assignation à résidence. Le tribunal retient que le préfet a entaché sa décision d’un défaut d’examen particulier de la situation personnelle de M. B, en omettant de prendre en compte des éléments essentiels, notamment sa carte de résident longue durée espagnole et l’état de santé grave de son épouse, pourtant mentionnés lors de son audition. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de supprimer le signalement de M. B dans le système d’information Schengen et met à la charge de l’État une somme de 1 200 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision se fonde sur les articles L. 613-5 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2408135(TA38-2408135)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B, mineur représenté par son frère. Le requérant demandait au juge d'enjoindre au préfet de la Drôme d'enregistrer sa demande de prolongation de visa et de lui délivrer un récépissé, invoquant une atteinte grave à sa liberté d'aller et venir. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, en raison de la possibilité persistante de retourner au Liban par vol aérien, et a rejeté le surplus des conclusions. Le requérant a néanmoins été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
N° TA38-2406985(TA38-2406985)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, ordonne au préfet de la Haute-Savoie de loger d'urgence Mme A, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 15 février 2024. Constatant qu'aucune offre de logement adapté n'a été proposée à la requérante, le tribunal fait droit à sa demande d'injonction. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 500 euros par mois de retard, versée au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, à compter d'un délai de six semaines suivant la notification de l'ordonnance.
N° TA38-2207200(TA38-2207200)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en plein contentieux par Mme B contre un indu d’aide personnalisée au logement notifié par la CAF de l’Isère, a constaté le désistement de la requérante. En application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, Mme B n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai imparti, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance. L’indu initial de 878,50 euros avait été ramené à 81,78 euros par la CAF en cours d’instance.
N° TA38-2406739(TA38-2406739)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de la SNC Village 1 tendant à la décharge de la taxe d'habitation pour les années 2022 et 2023, l'administration fiscale ayant prononcé un dégrèvement total des impositions contestées. Le tribunal a rejeté les conclusions de la requérante relatives au remboursement des sommes, faute de litige né et actif sur ce point. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'Etat a été condamné à verser 1 000 euros à la société au titre des frais de justice.
N° TA38-2408166(TA38-2408166)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme irrecevable la demande de récusation de M. Sogno, président honoraire, formée par M. A. La requête a été jugée dépourvue de cause, car à la date de son introduction, M. Sogno n’avait été désigné ni comme rapporteur ni comme juge dans aucun dossier concernant le requérant. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement des articles L. 721-1 et R. 721-1 du code de justice administrative, combinés au 4° de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA38-2408167(TA38-2408167)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, que des mesures soient ordonnées au CROUS Grenoble Alpes pour faire cesser un prétendu harcèlement moral et des violences psychologiques. Le juge a estimé que la demande était manifestement mal fondée, aucun élément produit par le requérant ne venant étayer ses allégations. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'organiser une audience contradictoire, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2408195(TA38-2408195)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A concernant ses conditions de travail et droits à congé. La requête ne contenait ni conclusions tendant à l’annulation d’une décision administrative, ni demande indemnitaire, en méconnaissance des articles R. 421-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a rappelé qu’il ne peut se substituer à l’administration ni donner de conseils. Cette irrecevabilité a été constatée par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA38-2407958(TA38-2407958)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 20 000 euros pour son placement en centre de rétention administrative. Le tribunal a estimé que la demande, fondée sur l'illégalité de ce placement, relevait de la compétence du juge judiciaire, seul habilité à connaître des actions en responsabilité liées aux décisions de rétention. En application des articles L. 740-1 et L. 741-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée pour incompétence de la juridiction administrative.
N° TA38-2405409(TA38-2405409)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait un arrêté d'expulsion du territoire français. La requête n'était pas accompagnée de la décision attaquée, comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée à l'adresse indiquée par le requérant, celui-ci n'a pas produit le document dans le délai imparti. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, la requête a donc été rejetée sans examen au fond.
N° TA38-2407696(TA38-2407696)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour « vie privée et familiale » de M. A. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était plus remplie, le préfet ayant convoqué l’intéressé pour lui délivrer un nouveau récépissé. La requête a été examinée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2406965(TA38-2406965)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère de délivrer un rendez-vous à M. A, ressortissant albanais, afin qu'il puisse déposer sa demande de titre de séjour. Le juge a reconnu l'urgence et l'utilité de la mesure, compte tenu des difficultés persistantes de l'intéressé à obtenir un rendez-vous en ligne et des conséquences sur sa formation en CAP. La solution retenue impose à l'administration de fixer un rendez-vous sous 5 jours, pour un dépôt de dossier dans les 15 jours, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2408143(TA38-2408143)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait une obligation de quitter le territoire français, une interdiction de retour de 24 mois et une assignation à résidence. La requête a été jugée irrecevable car elle a été enregistrée après l'expiration du délai de recours de sept jours prévu par les articles L. 614-2 et L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a constaté que la notification des décisions avait eu lieu le 14 octobre 2024 à 18h55, tandis que la requête n'a été déposée que le 21 octobre 2024 à 20h09.
N° TA38-2406966(TA38-2406966)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère de délivrer un rendez-vous à M. A dans un délai de cinq jours pour lui permettre de déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a retenu que l'urgence était présumée, M. A justifiant de l'expiration de son titre de séjour et de l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous en ligne malgré de nombreuses tentatives. La solution s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la jurisprudence relative à l'obligation pour l'administration de recevoir les étrangers dans un délai raisonnable.
N° TA38-2407651(TA38-2407651)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour de M. A. Le juge a constaté que le préfet de l'Isère avait délivré à l'intéressé une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 9 janvier 2025, l'autorisant à séjourner et à travailler. En conséquence, la condition d'urgence n'était plus remplie, et la requête a été rejetée. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2407645(TA38-2407645)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant de délivrer une carte de séjour pluriannuelle à Mme A, ressortissante turque présente en France depuis 23 ans. Le juge a constaté que le préfet avait accordé un rendez-vous à la requérante le 22 octobre 2024 pour renouveler son récépissé, ce qui faisait disparaître la situation d'urgence invoquée. En conséquence, la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'étant pas remplie, la requête a été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2407632(TA38-2407632)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l’Isère de fixer un rendez-vous à une ressortissante marocaine avant le 13 novembre 2024 pour lui permettre de déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante justifiait de l’urgence en raison de l’impossibilité d’obtenir un rendez-vous depuis plusieurs mois et de l’expiration prochaine de son titre, ainsi que du caractère utile de la mesure, sa demande relevant de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, non soumis au téléservice ANEF. L’État a été condamné à verser 600 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2408126(TA38-2408126)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui demandait la suspension d’une décision du ministre de l’intérieur relative au retrait de points de son permis de conduire. Le juge a estimé que le litige relevait de la compétence territoriale du tribunal administratif de Marseille, en application de l’article R. 312-8 du code de justice administrative, car le requérant était domicilié à Briançon (Hautes-Alpes). En conséquence, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, sans examen au fond.
N° TA38-2408066(TA38-2408066)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A contre la mairie de Valence. La requête ne contenait ni conclusions tendant à l’annulation d’une décision administrative précise, ni demande indemnitaire, ni moyens de droit, en méconnaissance des articles R. 421-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. L’ordonnance, prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code, rappelle qu’il n’appartient pas au juge administratif de conseiller les requérants ou de se substituer à l’administration.
N° TA38-2407603(TA38-2407603)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par le préfet de la Haute-Savoie d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée le 25 septembre 2024 pour assurer le logement de M. B, constate que ce dernier a signé un bail le 13 août 2024. En conséquence, l’injonction ayant été exécutée avant l’expiration du délai imparti, le tribunal ordonne qu’il n’y a pas lieu de liquider l’astreinte. Cette décision est fondée sur l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et l’article R. 778-8 du code de justice administrative.