Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2407845(TA38-2407845)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A, un étudiant majeur arrivé en France à l'âge de 3 ans, qui demandait une injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de titre de séjour. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet de l'Isère avait délivré un rendez-vous à l'intéressé. En conséquence, la demande d'injonction a été jugée sans objet et il n'y a pas été statué. L'État a toutefois été condamné à verser 600 euros à M. A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA38-2408237(TA38-2408237)
Recours de M. A contre l'avis favorable à son expulsion émis par la commission départementale d'expulsion des étrangers de la Savoie. Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête pour irrecevabilité manifeste, l'avis contesté ne constituant pas une décision faisant grief susceptible de recours pour excès de pouvoir. Application des articles R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de justice administrative.
N° TA38-2407658(TA38-2407658)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par le préfet de la Haute-Savoie d’une demande d’expulsion d’une ressortissante guinéenne, Mme B, qui occupait sans titre un hébergement pour demandeurs d’asile après le rejet définitif de sa demande d’asile. Le juge des référés a fait droit à la requête en ordonnant l’expulsion de l’intéressée, sur le fondement des articles L. 552-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et L. 521-3 du code de justice administrative. Il a constaté que Mme B avait été mise en demeure de quitter les lieux et que son maintien faisait obstacle à la prise en charge de nouveaux demandeurs d’asile, justifiant l’urgence et l’utilité de la mesure.
N° TA38-2406992(TA38-2406992)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné au préfet de l'Isère d'accueillir Mme A, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 30 mai 2024, dans une structure d'hébergement adaptée, sous astreinte de 150 euros par jour de retard passé un délai de deux mois. La requérante, qui n'avait reçu aucune proposition d'hébergement, a été admise provisoirement à l'aide juridictionnelle. Le tribunal a constaté que l'urgence persistait et que l'administration n'avait pas justifié de l'absence d'offre.
N° TA38-2405330(TA38-2405330)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 1er juillet 2024 ordonnant son expulsion. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 631-2 et L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), l'application dans le temps de la loi du 26 janvier 2024, une erreur d'appréciation de la menace à l'ordre public, et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser la solution retenue sur chaque point dans l'extrait fourni.
N° TA38-2407666(TA38-2407666)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur la demande du préfet de la Haute-Savoie, ordonne l'expulsion sans délai de M. A, ressortissant bangladais, du logement qu'il occupe indûment dans un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA). La solution retenue se fonde sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge constate que M. A a été définitivement débouté de sa demande d'asile et occupe le logement sans titre, malgré une mise en demeure restée infructueuse. L'urgence et l'utilité de la mesure sont caractérisées par la saturation des places d'hébergement dans le département, qui empêche la prise en charge de nouveaux demandeurs d'asile.
N° TA38-2406722(TA38-2406722)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d’une demande d’exécution d’une ordonnance de référé du 25 avril 2024, qui avait suspendu le refus de titre de séjour opposé à Mme C épouse B et enjoint au préfet de l’Isère de réexaminer sa demande et de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction. Si le préfet a remis un récépissé avec autorisation de travail, il n’a pas pris de décision expresse sur le droit au séjour, n’exécutant ainsi pas intégralement l’ordonnance. En application des articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative, le tribunal prononce une astreinte de 50 euros par jour de retard à l’encontre du préfet, passé un délai de huit jours suivant la notification de la présente décision, jusqu’à l’exécution complète de l’ordonnance.
N° TA38-2207200(TA38-2207200)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en plein contentieux par Mme B contre un indu d’aide personnalisée au logement notifié par la CAF de l’Isère, a constaté le désistement de la requérante. En application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, Mme B n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai imparti, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance. L’indu initial de 878,50 euros avait été ramené à 81,78 euros par la CAF en cours d’instance.
N° TA38-2407062(TA38-2407062)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à l'État de loger M. B A, reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation de la Haute-Savoie le 15 février 2024. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée n'avait été proposée au requérant, le tribunal a enjoint au préfet d'assurer son logement avant le 31 décembre 2024. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 500 euros par mois de retard à compter du 1er janvier 2025, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA38-2106529(TA38-2106529)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A contre l'arrêté du maire de Savasse du 26 juillet 2021 portant opposition à sa déclaration préalable de travaux. La juridiction a d'abord jugé irrecevables les conclusions tendant à faire déclarer illégal l'article N2 du PLU, car elles ne visaient pas une annulation. Sur le fond, le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, celui-ci bénéficiant d'une délégation régulière du maire. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, sans que le tribunal ne se prononce sur la légalité de l'article N2 du PLU au regard du code de l'urbanisme.
N° TA38-2306537(TA38-2306537)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B pour contester un indu d'aide exceptionnelle de solidarité de 150 euros notifié par la CAF de l'Isère. En défense, la CAF a informé le tribunal que la dette avait été soldée suite à une remise totale accordée le 7 novembre 2023. Constatant que le litige était devenu sans objet, le tribunal a prononcé, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, un non-lieu à statuer sur la requête.
N° TA38-2407611(TA38-2407611)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’une demande d’exécution de son jugement du 27 mai 2024 annulant une obligation de quitter le territoire français, constate que l’administration a convoqué le requérant pour lui remettre une autorisation provisoire de séjour et examiner sa demande de titre. En conséquence, le jugement étant en cours d’exécution, le tribunal estime qu’il n’y a pas lieu de prescrire des mesures d’exécution supplémentaires, ni de prononcer une astreinte. La décision se fonde sur les articles L. 911-4 et R. 921-1 et suivants du code de justice administrative.
N° TA38-2408128(TA38-2408128)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de M. A, qui demandait au préfet de l'Isère la délivrance d'un récépissé de prolongation de son titre de séjour. Le requérant s'est désisté de sa requête en excès de pouvoir le 24 octobre 2024, et le tribunal a constaté qu'aucun obstacle ne s'opposait à ce désistement. En conséquence, l'ordonnance donne acte de ce désistement et clôt l'instance.
N° TA38-2407854(TA38-2407854)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A contestant les arrêtés du préfet de l'Isère du 10 octobre 2024 portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour d’un an et assignation à résidence. Le juge a écarté le moyen d’incompétence du signataire et a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. L’exception d’illégalité soulevée contre les autres décisions a été rejetée, et l’interdiction de retour a été jugée conforme aux articles L. 612-6 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2407597(TA38-2407597)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commune d'Echirolles refusant de réintégrer M. C, agent titulaire, sur un poste d'éducateur territorial des activités physiques et sportives (ETAPS). Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les difficultés financières et morales invoquées par le requérant ne présentant pas un caractère suffisamment grave et immédiat au regard de la situation administrative de l'agent, placé en disponibilité d'office. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA38-2408110(TA38-2408110)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet de l'Isère de lui délivrer une nouvelle attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour, afin de préserver sa situation personnelle et professionnelle. Le juge constate que la requête, qui ne contient l'exposé d'aucun moyen, est irrecevable en application de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En outre, il relève que la demande de Mme B tend en réalité à la suspension d'une décision implicite de rejet, sans que les conclusions à fin d'annulation de cette décision aient été présentées par une requête distincte, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code.
N° TA38-2407939(TA38-2407939)
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du préfet de l'Isère du 9 octobre 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination et interdiction de retour d’un an, ainsi que l’arrêté d’assignation à résidence. Le tribunal retient que le préfet a entaché sa décision d’un défaut d’examen particulier de la situation personnelle de M. B, en omettant de prendre en compte des éléments essentiels, notamment sa carte de résident longue durée espagnole et l’état de santé grave de son épouse, pourtant mentionnés lors de son audition. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de supprimer le signalement de M. B dans le système d’information Schengen et met à la charge de l’État une somme de 1 200 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision se fonde sur les articles L. 613-5 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2406985(TA38-2406985)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, ordonne au préfet de la Haute-Savoie de loger d'urgence Mme A, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 15 février 2024. Constatant qu'aucune offre de logement adapté n'a été proposée à la requérante, le tribunal fait droit à sa demande d'injonction. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 500 euros par mois de retard, versée au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, à compter d'un délai de six semaines suivant la notification de l'ordonnance.
N° TA38-2407596(TA38-2407596)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu la décision implicite de rejet du préfet de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour "vie privée et familiale" de Mme B. Le juge a considéré que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et que le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande et de délivrer un récépissé autorisant le travail dans un délai de huit jours. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2407612(TA38-2407612)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le préfet avait convoqué l'intéressé pour lui délivrer un récépissé, ce qui rouvrait l'instruction de sa demande et faisait obstacle à l'urgence. La solution s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.