Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2406933(TA38-2406933)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de Mme A B et de M. D C, qui demandaient l’annulation des arrêtés du 10 juin 2024 du préfet de la Drôme leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’erreur de droit liée au rejet de leur demande d’asile, l’atteinte au droit à un recours effectif, l’insuffisance de motivation et la méconnaissance de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’étaient pas fondés. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur les principes généraux du droit administratif.
N° TA38-2403574(TA38-2403574)
Le Tribunal administratif de Grenoble annule le refus implicite du préfet de l'Isère de délivrer une carte de résident de dix ans à un ressortissant tunisien, père de deux enfants français. La juridiction estime que le requérant remplit les conditions de l'article 10-1 c) de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, en justifiant de l'exercice de l'autorité parentale et de la régularité de son séjour. Elle enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour de dix ans et une autorisation provisoire de travail, sous astreinte de délais, et condamne l'État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2303110(TA38-2303110)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Cornier délivrant un permis d'aménager un lotissement de 15 lots individuels et 11 logements collectifs. Les requérants, voisins immédiats, contestaient notamment l'absence de recours à un architecte, la méconnaissance de l'autorité de la chose jugée, et l'absence de consultations obligatoires. Le tribunal a rejeté la plupart des moyens, jugeant que le projet était bien signé par un architecte et que l'autorité de la chose jugée ne s'appliquait pas à un projet distinct. Toutefois, il a retenu un vice de procédure pour défaut de consultation de la chambre d'agriculture, mais a sursis à statuer en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme pour permettre la régularisation de ce vice.
N° TA38-2407776(TA38-2407776)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que M. B avait obtenu l'attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour qu'il sollicitait. En conséquence, le juge a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions en injonction. Toutefois, compte tenu des démarches infructueuses du requérant, l'État a été condamné à lui verser 800 euros au titre des frais de procès, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2407709(TA38-2407709)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. H C, ressortissant nigérian, contestant un arrêté préfectoral du 6 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de circulation de deux ans et assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que des vices de procédure. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant la décision suffisamment motivée et proportionnée, et a validé les mesures d'éloignement et d'assignation à résidence. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et les conventions internationales applicables.
N° TA38-2208531(TA38-2208531)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé un titre exécutoire du 25 octobre 2022 par lequel le syndicat mixte du Lac d'Annecy réclamait à M. A une somme de 3 800 euros au titre de la participation au financement de l'assainissement collectif (PFAC). Le tribunal a jugé que la créance était prescrite, le délai de prescription de cinq ans ayant commencé à courir à compter de la déclaration d'achèvement des travaux (12 janvier 2016) et non de la délivrance du permis de construire, conformément à l'article L. 1331-7 du code de la santé publique et à l'article 2224 du code civil. M. A a donc été déchargé de l'obligation de payer cette somme.
N° TA38-2407638(TA38-2407638)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que le préfet de l'Isère avait convoqué Mme A à un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour, rendant sans objet sa demande d'injonction. La requérante a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. L'État a été condamné à verser 600 euros à son avocat au titre des frais de justice, sous réserve des conditions prévues par la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2201796(TA38-2201796)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SAS Chemin de l'Haye, qui demandait la condamnation de la commune de Loriol-sur-Drôme à lui verser 59 018 euros en réparation de préjudices liés à un retard de raccordement électrique. La société invoquait des fautes de la commune, notamment un retard d’accord pour les travaux et la délivrance d’un permis d’aménager sans informations fiables sur la faisabilité. Le tribunal a examiné les articles L. 342-6 et L. 342-11 du code de l’énergie, mais a estimé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, rejetant ainsi l’ensemble des demandes.
N° TA38-2407835(TA38-2407835)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi de deux requêtes distinctes, introduites par M. E et Mme A B, visant à contester les décisions du 7 octobre 2024 par lesquelles la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) leur a refusé le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Les requérants invoquaient notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation et la méconnaissance de l'article D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a joint les deux affaires et, après avoir admis les requérants au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, a rejeté l'ensemble de leurs conclusions. Il a estimé que le moyen tiré de l'incompétence du signataire manquait en fait, la directrice territoriale disposant d'une délégation de signature régulièrement publiée, et que les décisions étaient suffisamment motivées au regard des dispositions des articles L. 551-15 et D. 551-17 du CESEDA.
N° TA38-2407517(TA38-2407517)
Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la requête de l'association Victor Hugo 2001. Celle-ci demandait l'annulation et la suspension du refus du maire de Grenoble d'autoriser quatre de ses membres à participer au marché de Noël. Le juge a prononcé l'irrecevabilité de la requête pour plusieurs motifs : absence de production de la requête en annulation distincte, demande d'annulation excédant les pouvoirs du juge des référés, et défaut de justification de l'intérêt à agir de l'association. En tout état de cause, la requête a été rejetée car elle ne soulevait aucun moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
N° TA38-2407802(TA38-2407802)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’OFII du 3 octobre 2024 lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. En cours d’instance, l’OFII a rétabli ces conditions à compter du 3 octobre 2024, retirant implicitement la décision contestée. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, devenues sans objet. Il a rejeté les conclusions accessoires comme mal dirigées, et a prononcé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
N° TA38-2300032(TA38-2300032)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, ressortissante algérienne, qui demandait l'annulation du refus du préfet de l'Isère d'abroger un arrêté de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La juridiction a jugé la requête irrecevable, car la décision attaquée était purement confirmative de l'arrêté initial, en l'absence de circonstances de droit ou de fait nouvelles postérieures à cet arrêté. Le tribunal s'est fondé sur les articles L. 243-1 et L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration. Les conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont également été rejetées.
N° TA38-2407833(TA38-2407833)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 7 octobre 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait refusé à Mme B épouse C et à sa fille majeure, Mme D C, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que l'OFII avait commis une erreur de droit en qualifiant la demande d'asile de Mme D C de demande de réexamen, alors qu'il s'agissait d'une première demande, méconnaissant ainsi l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, l'OFII a été enjoint de rétablir les requérantes dans leurs droits aux conditions matérielles d'accueil dans un délai de huit jours.
N° TA38-2407571(TA38-2407571)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. C d'une demande de suspension de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal a constaté que la délivrance d'un rendez-vous pour un récépissé ne privait pas d'objet la demande de suspension du refus de titre de séjour, mais a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne démontrant pas un préjudice suffisamment grave et immédiat. En conséquence, la requête a été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 313-11 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2402224(TA38-2402224)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme A de deux requêtes (n° 2402224 et 2402226) visant à contester le refus de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) de lui verser la prime "Ma Prime Rénov’". La requérante soutenait notamment que l’administration avait commis une erreur de droit en considérant que le délai de réalisation des travaux incluait la justification de leur achèvement. En cours d’instance, Mme A s’est désistée de ses conclusions en annulation, désistement dont le tribunal lui a donné acte. Par conséquent, le tribunal a rejeté le surplus des conclusions, notamment celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, sans se prononcer sur le fond du litige.
N° TA38-2401893(TA38-2401893)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par les époux B d’un recours en excès de pouvoir contre un ordre de recouvrement émis par l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) et le refus de remise de dette, suite à une demande de justification de l’occupation d’un logement conventionné. Les requérants contestaient le motif du retrait des aides, fondé sur l’absence de production de l’avis d’imposition du locataire, en soutenant avoir fourni d’autres éléments de preuve et en invoquant une erreur de liquidation. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, estimant que l’ANAH avait respecté la procédure prévue à l’article R. 321-21 du code de la construction et de l’habitation et que le défaut de production de l’avis d’imposition constituait un manquement aux engagements conventionnels. La solution retenue est le rejet de la requête, avec condamnation des époux B à verser 2 000 euros à l’ANAH au titre des frais de justice.
N° TA38-2407945(TA38-2407945)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête en référé de M. A, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet de l'Isère de répondre à sa demande de titre de séjour. Le juge des référés estime que la demande est manifestement mal fondée, car aucune disposition législative ou réglementaire n'impose à l'administration de répondre explicitement à une telle demande dans un délai déterminé. En application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le silence gardé pendant quatre mois vaut décision implicite de rejet, ce qui rend la mesure sollicitée sans objet sérieux. La requête est donc rejetée sans audience, en vertu de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2004776(TA38-2004776)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme F et de leur fille, qui demandaient la condamnation de la commune de Sillingy à leur verser près de 9,5 millions d'euros en réparation des préjudices liés à la pollution de leur terrain, classé en zone constructible et sur lequel ils avaient obtenu un permis de construire. Le tribunal a fait droit à l'exception de prescription quadriennale soulevée par la commune, estimant que le délai de prescription avait commencé à courir au plus tard le 1er janvier 2008 et était expiré depuis le 31 décembre 2011, sans que l'assignation en justice de 2012 n'ait pu l'interrompre. En conséquence, la demande indemnitaire a été jugée irrecevable et rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA38-2407795(TA38-2407795)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. H, ressortissant arménien, qui contestait l'arrêté du 3 octobre 2024 de la préfète du Rhône ordonnant son transfert aux autorités portugaises pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, et la méconnaissance des clauses du règlement Dublin III. Il a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure avait respecté les droits du requérant. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires, sur le fondement du règlement (UE) n° 604/2013 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2407687(TA38-2407687)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant congolais, contestant l'arrêté préfectoral du 3 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de circulation de deux ans. La juridiction a estimé que la décision ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la menace grave pour l'ordre public que constitue le comportement délictueux de l'intéressé. Le tribunal a également jugé que l'état de santé de M. C ne faisait pas obstacle à son éloignement et que l'interdiction de retour n'était pas disproportionnée. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.