Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2408096(TA38-2408096)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B A. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint à la préfecture de l'Isère de lui permettre de déposer physiquement une demande de titre de séjour. Le juge constate que Mme A a déjà déposé un dossier complet via la plateforme ANEF le 20 juin 2024, et que le silence gardé par l'administration a fait naître une décision implicite de rejet le 20 octobre 2024. Dès lors, la demande de la requérante, qui vise à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande déjà instruite et rejetée, est dépourvue d'utilité et ne peut être accueillie.
N° TA38-2403594(TA38-2403594)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision implicite de refus de renouvellement du titre de séjour pour raison médicale de M. D, prise par le préfet de l'Isère. Le tribunal a jugé que cette décision était illégale car elle n'était pas motivée, en violation des articles L. 211-1 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, le préfet n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs. La solution retenue est l'annulation de la décision implicite, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés par le requérant. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. D.
N° TA38-2401468(TA38-2401468)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus implicite de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) de lui accorder une subvention de 2 500 euros au titre de la prime de transition énergétique. La solution retenue est fondée sur l'irrecevabilité de la requête, car l'ANAH avait déjà agréé le recours préalable de Mme A et créé un dossier de régularisation avant l'enregistrement de sa demande en justice, ce qui avait retiré la décision attaquée. Aucun texte spécifique n'est mentionné, mais la procédure s'inscrit dans le cadre du code de justice administrative.
N° TA38-2407661(TA38-2407661)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. E C, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Savoie du 29 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de circulation d'un an et d'une assignation à résidence. Le tribunal a estimé que le requérant, entendu par les services de police avant la décision, n'avait pas été privé de son droit d'être entendu garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. Il a également jugé que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés.
N° TA38-2407571(TA38-2407571)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. C d'une demande de suspension de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal a constaté que la délivrance d'un rendez-vous pour un récépissé ne privait pas d'objet la demande de suspension du refus de titre de séjour, mais a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne démontrant pas un préjudice suffisamment grave et immédiat. En conséquence, la requête a été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 313-11 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2407499(TA38-2407499)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du préfet de l'Isère refusant d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, l'intéressé ne pouvant plus exercer son activité professionnelle, et que le moyen tiré du caractère complet du dossier au regard des articles R. 431-10 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité du refus. En conséquence, il a enjoint au préfet de fixer un nouveau rendez-vous sous sept jours, sans astreinte, et a condamné l'État à verser 600 euros à l'avocat de M. A au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2407766(TA38-2407766)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de suspension du refus implicite de renouvellement du titre de séjour de Mme B, ressortissante malgache. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 422-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le juge a reconnu l'urgence présumée en raison du refus de renouvellement, mais la solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2407780(TA38-2407780)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A, un ressortissant malien, contestant un arrêté du préfet de l'Isère du 8 octobre 2024 l'assignait à résidence pour 45 jours. Le requérant soutenait que cet arrêté était illégal car fondé sur une obligation de quitter le territoire français (OQTF) du 6 octobre 2022, qui avait été annulée par un jugement définitif du 24 novembre 2022. Le tribunal a reconnu le bien-fondé de ce moyen, constatant que l'arrêté attaqué reposait sur une mesure d'éloignement annulée. Cependant, le tribunal a accepté la substitution de motif demandée par le préfet, en se fondant sur une autre OQTF du 18 novembre 2022, valable à la date de la décision, et a jugé que le préfet aurait pris la même décision sur cette base. En conséquence, la requête a été rejetée, sans qu'il soit fait droit aux conclusions d'annulation.
N° TA38-2407794(TA38-2407794)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. G, ressortissant syrien, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 20 septembre 2024 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation. Il a jugé que la décision était légalement fondée sur les articles L. 551-15 et L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du transfert effectif de M. G vers l'Autriche le 14 juin 2024 et de sa nouvelle demande d'asile en France, qui constituait une demande de réexamen. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
N° TA38-2402224(TA38-2402224)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme A de deux requêtes (n° 2402224 et 2402226) visant à contester le refus de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) de lui verser la prime "Ma Prime Rénov’". La requérante soutenait notamment que l’administration avait commis une erreur de droit en considérant que le délai de réalisation des travaux incluait la justification de leur achèvement. En cours d’instance, Mme A s’est désistée de ses conclusions en annulation, désistement dont le tribunal lui a donné acte. Par conséquent, le tribunal a rejeté le surplus des conclusions, notamment celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, sans se prononcer sur le fond du litige.
N° TA38-2401893(TA38-2401893)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par les époux B d’un recours en excès de pouvoir contre un ordre de recouvrement émis par l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) et le refus de remise de dette, suite à une demande de justification de l’occupation d’un logement conventionné. Les requérants contestaient le motif du retrait des aides, fondé sur l’absence de production de l’avis d’imposition du locataire, en soutenant avoir fourni d’autres éléments de preuve et en invoquant une erreur de liquidation. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, estimant que l’ANAH avait respecté la procédure prévue à l’article R. 321-21 du code de la construction et de l’habitation et que le défaut de production de l’avis d’imposition constituait un manquement aux engagements conventionnels. La solution retenue est le rejet de la requête, avec condamnation des époux B à verser 2 000 euros à l’ANAH au titre des frais de justice.
N° TA38-2407945(TA38-2407945)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête en référé de M. A, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet de l'Isère de répondre à sa demande de titre de séjour. Le juge des référés estime que la demande est manifestement mal fondée, car aucune disposition législative ou réglementaire n'impose à l'administration de répondre explicitement à une telle demande dans un délai déterminé. En application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le silence gardé pendant quatre mois vaut décision implicite de rejet, ce qui rend la mesure sollicitée sans objet sérieux. La requête est donc rejetée sans audience, en vertu de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2004776(TA38-2004776)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme F et de leur fille, qui demandaient la condamnation de la commune de Sillingy à leur verser près de 9,5 millions d'euros en réparation des préjudices liés à la pollution de leur terrain, classé en zone constructible et sur lequel ils avaient obtenu un permis de construire. Le tribunal a fait droit à l'exception de prescription quadriennale soulevée par la commune, estimant que le délai de prescription avait commencé à courir au plus tard le 1er janvier 2008 et était expiré depuis le 31 décembre 2011, sans que l'assignation en justice de 2012 n'ait pu l'interrompre. En conséquence, la demande indemnitaire a été jugée irrecevable et rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA38-2407795(TA38-2407795)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. H, ressortissant arménien, qui contestait l'arrêté du 3 octobre 2024 de la préfète du Rhône ordonnant son transfert aux autorités portugaises pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, et la méconnaissance des clauses du règlement Dublin III. Il a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure avait respecté les droits du requérant. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires, sur le fondement du règlement (UE) n° 604/2013 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2407687(TA38-2407687)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant congolais, contestant l'arrêté préfectoral du 3 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de circulation de deux ans. La juridiction a estimé que la décision ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la menace grave pour l'ordre public que constitue le comportement délictueux de l'intéressé. Le tribunal a également jugé que l'état de santé de M. C ne faisait pas obstacle à son éloignement et que l'interdiction de retour n'était pas disproportionnée. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.
N° TA38-2407590(TA38-2407590)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du renouvellement de titre de séjour de M. B. Le juge a constaté que la condition d'urgence n'était plus remplie, le préfet ayant délivré à l'intéressé, en cours d'instance, une attestation de prolongation d'instruction régularisant provisoirement sa situation. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requête, y compris celles aux fins d'injonction et au titre des frais de justice, ont été rejetées.
N° TA38-2407585(TA38-2407585)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. A pour demander la suspension d'une décision implicite de refus de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet de l'Isère a finalement délivré l'attestation sollicitée, rendant sans objet les conclusions en suspension et en injonction. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes. Il a par ailleurs accordé l'aide juridictionnelle provisoire et condamné l'État à verser 500 euros à l'avocat du requérant au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2407537(TA38-2407537)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de l'Isère a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant marocain. Le juge a écarté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, estimant que la convocation pour un dépôt de pièces ne suffisait pas à priver d'objet le litige. Il a caractérisé l'urgence en raison de la précarité administrative du requérant, qui justifie d'une activité professionnelle et d'un logement. Enfin, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation a été retenu comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA38-2005711(TA38-2005711)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête des consorts H, qui demandaient l'annulation du permis de construire délivré par le maire du Grand Bornand pour la construction d'un chalet de deux logements. Les requérants contestaient notamment la méconnaissance des règles d'urbanisme (emprise au sol, stationnement, recul) et la caducité du cahier des charges du lotissement. Le tribunal a jugé que les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt à agir suffisant, car ils n'ont pas démontré que le projet porterait une atteinte directe à leurs conditions de jouissance. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA38-2302265(TA38-2302265)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Samoëns à la SAS Immo des Montagnes pour un bâtiment de quatre logements. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles R.431-8, R.431-9 et R.431-10 du code de l'urbanisme, ainsi que des dispositions du plan local d'urbanisme, mais les a écartés comme non fondés. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation, confirmant ainsi la légalité du permis de construire.