Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2407454(TA38-2407454)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi d'une demande de suspension de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant de délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour à Mme C. Le tribunal a constaté que le préfet s'était engagé à délivrer ce récépissé et avait convoqué la requérante à cette fin, rendant sans objet les conclusions aux fins de suspension et d'injonction. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes. L'État a été condamné à verser 800 euros à Mme C au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA38-2408023(TA38-2408023)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur demande de la commune des Avenières Veyrins-Thuellin, a ordonné une expertise d’un immeuble situé sur son territoire en application des articles L. 511-9 et R. 511-2 du code de la construction et de l’habitation. L’expert désigné devra examiner les désordres, constater l’état des bâtiments mitoyens, et proposer des mesures pour mettre fin à un éventuel péril imminent dans un délai de 24 heures. Le rapport devra être déposé sous cinq jours, et les frais d’expertise seront taxés ultérieurement.
N° TA38-2200214(TA38-2200214)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SARL Help'Car, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2014 et 2015. La société soutenait que l'avis de la commission départementale des impôts ne lui avait pas été notifié avant la mise en recouvrement, mais l'administration a prouvé la notification par un accusé de réception signé le 7 février 2018. Le tribunal a jugé la procédure régulière et a rejeté la demande de décharge. En raison du caractère abusif de la requête, la société a été condamnée à une amende de 1 000 euros.
N° TA38-2108364(TA38-2108364)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SAS Pique et Collegramm, qui contestait la réintégration fiscale d’une provision pour risques et charges de 1 700 000 euros au titre de l’exercice 2017. La société avait provisionné la moitié d’un « pas de porte » perçu de la société Chanel, estimant probable son remboursement en cas de non-réalisation de travaux de démolition-reconstruction. Le tribunal a jugé que la charge n’était pas probable à la clôture de l’exercice 2017, aucun élément ne laissant alors prévoir l’impossibilité de réaliser les travaux, et que le montant de la provision n’était pas justifié. La solution est fondée sur les articles 39 et 209 du code général des impôts, qui conditionnent la déductibilité des provisions à des pertes ou charges nettement précisées et probables.
N° TA38-2105425(TA38-2105425)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SAS Groupe Holding Thibon et autres, qui demandaient l’annulation de la délibération du 14 juin 2021 du conseil municipal des Gets modifiant les statuts de la SEM Sagets. Le tribunal a jugé que les sociétés requérantes, bien qu’étant des acteurs économiques locaux, ne justifiaient pas d’un intérêt à agir suffisamment direct et certain, faute de détenir des parts dans la SEM et de démontrer un préjudice personnel. La fin de non-recevoir soulevée par la commune a donc été accueillie, sans qu’il soit nécessaire d’examiner le fond du litige. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, les requérantes ont été condamnées solidairement à verser 1 500 euros à la commune des Gets.
N° TA38-2406287(TA38-2406287)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale pour évaluer les préjudices subis par l'enfant C B, victime de la chute d'une fenêtre dans une salle de classe du collège de Beaurepaire le 21 janvier 2022. La demande d'expertise a été jugée utile sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, en vue d'une éventuelle action en responsabilité contre le département de l'Isère. En revanche, la demande de provision de 5 000 euros a été rejetée, l'existence et l'étendue des préjudices n'étant pas suffisamment établies en l'état. Les conclusions relatives aux frais de procès ont également été rejetées.
N° TA38-2407877(TA38-2407877)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 18 octobre 2024, a donné acte du désistement pur et simple de M. A B, qui avait initialement saisi la juridiction d’une demande de médiation avec la Maison de la justice et du droit de Moutiers. Le requérant ayant informé le tribunal de son désistement le 17 octobre 2024, le juge a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’aucun obstacle ne s’opposait à ce qu’il en soit donné acte. L’affaire est ainsi close sans examen au fond.
N° TA38-2200185(TA38-2200185)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de M. A qui sollicitait la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2016 à 2018. Le tribunal a jugé que l'administration avait établi que M. A ne vivait pas seul, ce qui l'empêchait de bénéficier de la demi-part supplémentaire de quotient familial prévue à l'article 195 du code général des impôts. Il a également considéré que la rente viagère versée à ses parents constituait une dépense patrimoniale non déductible de ses revenus fonciers. La requête a donc été rejetée.
N° TA38-2103743(TA38-2103743)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a statué sur la contestation par la SARL Caro'Marbre de sa cotisation foncière des entreprises (CFE) et de la taxe pour frais de chambres de métiers pour 2019. En cours d'instance, l'administration a accordé un dégrèvement partiel de 36 652 euros, rendant sans objet les conclusions principales de la requête. Le tribunal a rejeté le surplus des demandes, estimant que la société ne contestait pas les bases retenues après ce dégrèvement et qu'elle ne démontrait pas que le montant restant dû excédait le plafond de 3% de la valeur ajoutée prévu à l'article 1647 B sexies du code général des impôts. La solution retenue est donc un rejet partiel pour non-lieu à statuer et un rejet au fond pour le surplus.
N° TA38-2108752(TA38-2108752)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de la SCI Les 7 Mains contestant son assujettissement à l'impôt sur les sociétés et à la TVA en tant que marchand de biens pour les exercices 2014 à 2016. La société soutenait l'absence d'intention spéculative, invoquant la durée du prêt, le délai entre l'achat et les reventes, et des difficultés financières. Le tribunal a appliqué l'article 35 du code général des impôts pour qualifier l'activité, rejetant les arguments de la requérante et confirmant les impositions et pénalités notifiées par l'administration fiscale.
N° TA38-2105839(TA38-2105839)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. Duc, conseiller municipal, qui demandait l'annulation de la délibération du 1er juillet 2021 par laquelle la commune d'Aime-la-Plagne avait approuvé la cession d'un bâtiment communal. Le tribunal a estimé que la note explicative de synthèse, bien que succincte, était suffisante au regard des dispositions des articles L. 2121-12 et L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales, car les conseillers disposaient d'informations complémentaires leur permettant d'exercer utilement leur mandat. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, le tribunal n'ayant pas retenu les autres moyens soulevés par le requérant.
N° TA38-2305574(TA38-2305574)
Le Tribunal administratif de Grenoble annule la décision du 31 juillet 2023 par laquelle le préfet de l'Isère a classé sans suite la demande de regroupement familial de M. A pour son épouse et leurs deux enfants afghans. Le tribunal estime que le préfet n'a pas justifié le classement sans suite, alors que M. A avait transmis un dossier complet à l'OFII et s'était manifesté auprès de la préfecture. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 434-2 et L. 434-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2407423(TA38-2407423)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant le regroupement familial au profit de l'épouse de M. C. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la décision ne modifiait pas la situation administrative du requérant, qui vivait séparé de son épouse depuis le mariage et ne justifiait pas de circonstances particulières. Les moyens soulevés, tirés de la méconnaissance des articles L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'ont pas été examinés en raison du défaut d'urgence.
N° TA38-2201596(TA38-2201596)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par la SASU Action Pluri Services Sécurité et Mme A de recours pour excès de pouvoir contre des refus implicites d’agrément pour exercer une activité privée de sécurité, a pris acte de leur désistement pur et simple de leurs conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Les requérantes ont informé le tribunal de ce désistement par mémoires, ce qui a mis fin au litige. La solution retenue est donc un non-lieu à statuer sur les demandes d’annulation et d’injonction. Les textes appliqués incluent le code de la sécurité intérieure et le code de justice administrative.
N° TA38-2200621(TA38-2200621)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du 6 décembre 2021 maintenant son inscription au répertoire des détenus particulièrement signalés (DPS). Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, en se fondant sur l’article D. 276-1 du code de procédure pénale et la circulaire du 15 octobre 2012, et que les moyens tirés d’un vice de procédure, d’inexactitudes matérielles, d’une erreur manifeste d’appréciation et d’une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes de M. A.
N° TA38-2108634(TA38-2108634)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête du syndicat des copropriétaires de la copropriété Le Signal et autres, qui demandait l'annulation de la délibération du 23 juin 2021 par laquelle le conseil municipal d'Huez a autorisé la cession de la parcelle AD 745. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales, estimant que les conseillers municipaux avaient été suffisamment informés. Il a également jugé que la parcelle, non affectée à l'usage direct du public ni à un service public, ne relevait pas du domaine public et pouvait être cédée sans déclassement préalable ni enquête publique. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions des requérants.
N° TA38-2201409(TA38-2201409)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A B d’une demande d’indemnisation suite au refus illégal du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une carte professionnelle d’agent privé de sécurité, annulé par un précédent jugement du 2 août 2021. Le tribunal a reconnu la faute du CNAPS, mais a rejeté les conclusions indemnitaires, estimant que le requérant ne justifiait pas d’un préjudice direct et certain. En particulier, il n’a pas démontré avoir exercé une activité de sécurité avant le refus ni avoir subi une perte de revenus réelle, et la perte de chance alléguée n’a pas été considérée comme établie. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité administrative et les dispositions du code de la sécurité intérieure.
N° TA38-2407936(TA38-2407936)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B, ressortissante étrangère, en raison de l'inaction persistante du préfet de l'Isère à exécuter un jugement du 21 juin 2024 annulant un refus de titre de séjour et ordonnant la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour. Le juge a constaté que cette carence, durant plus de trois mois, constitue une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'aller et venir et au droit à un recours effectif. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer l'autorisation provisoire de séjour sous 48 heures, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 1 500 euros à Mme B au titre des frais de justice.
N° TA38-2407760(TA38-2407760)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, était saisi d'une demande de suspension d'une décision implicite du préfet de l'Isère refusant la délivrance d'un récépissé autorisant un étranger à travailler. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur cette demande, le préfet ayant accordé un rendez-vous pour délivrer le document sollicité après l'introduction du recours. En application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la condition d'urgence et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision n'ont donc pas été examinées au fond. L'État a été condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA38-2104936(TA38-2104936)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du maire de Chuzelles de raccorder sa parcelle aux réseaux d’eau et d’électricité. Le tribunal a jugé que la demande de raccordement de M. A constituait une première demande, et qu’en l’absence de demande de communication des motifs, les moyens tirés du défaut de motivation et de l’absence de procédure contradictoire étaient infondés. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, incluant les demandes d’injonction et de frais de justice. Les textes appliqués sont les articles L. 232-4 et L. 121-1 du code des relations entre le public et l’administration.