Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2206565(TA38-2206565)

Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette les deux requêtes de Mme B, qui contestait deux contraintes émises par Pôle Emploi pour le recouvrement d’indu d’allocation de solidarité spécifique, d’un montant total de plus de 33 000 euros. Le tribunal retient que Mme B n’a pas déclaré l’intégralité de ses périodes d’activité professionnelle, notamment en Suisse, et que sa simple bonne foi ou sa situation financière difficile ne constituent pas des moyens juridiques valables pour contester le bien-fondé des indus. La solution est fondée sur les articles L. 5425-1 et R. 5425-1 du code du travail, qui régissent le cumul de l’allocation avec des revenus d’activité.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA38-2206072(TA38-2206072)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme D C contestant un indu d'allocation de solidarité spécifique (ASS) de 35 890,51 euros pour la période de janvier 2016 à décembre 2021. Le tribunal a écarté les moyens de procédure, jugeant que France Travail (ex-Pôle Emploi) justifiait de l'assermentation de l'agent de contrôle et de la régularité de l'enquête. Sur le fond, le tribunal a considéré que l'absence permanente de la requérante du territoire français depuis juillet 2015, établie par le procès-verbal de l'agent assermenté, faisait obstacle au versement de l'ASS, et a rejeté la prescription pour la période antérieure au 21 février 2017. La décision est fondée sur les articles L. 5312-13-1 et L. 5312-13-2 du code du travail.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408281(TA38-2408281)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C. Ce dernier demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet de l'Isère de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler, en invoquant une atteinte grave à ses libertés fondamentales. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, car le requérant disposait d'un récépissé valable jusqu'au 1er novembre 2024 et que les difficultés financières et professionnelles alléguées ne justifiaient pas une intervention du juge dans un délai de quarante-huit heures. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2206608(TA38-2206608)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté l'opposition formée par Mme B contre une contrainte de Pôle emploi lui réclamant un indu d'allocation de solidarité spécifique (ASS) de 12 476,69 euros pour la période de février 2019 à janvier 2021. La requérante soutenait ne pas avoir cumulé l'ASS avec l'allocation aux adultes handicapés (AAH). Le tribunal a constaté que l'AAH lui avait été attribuée à compter du 1er février 2019, et que le cumul effectif des deux allocations, bien que le versement de l'AAH ait été retardé, violait l'article L. 5423-7 du code du travail. La solution retenue est le rejet de la requête.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2207101(TA38-2207101)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a examiné le recours de Mme B contre le refus de Pôle emploi de lui accorder une aide à la mobilité. La requérante soutenait pouvoir bénéficier des conditions dérogatoires prévues par la délibération n° 2013-45 de Pôle emploi. Le tribunal a appliqué les dispositions du code du travail et la délibération de Pôle emploi, qui prévoient un accès dérogatoire limité à 30% des attributions pour des situations particulières. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le juge a examiné les droits de l'intéressée en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2400904(TA38-2400904)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B qui contestait la décision de la commission de médiation de l'Isère du 6 décembre 2023. Cette commission avait refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande d’hébergement, au motif que ses recours pour obtenir un titre de séjour avaient été rejetés et qu’il ne présentait pas de garanties d’insertion suffisantes. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2407907(TA38-2407907)

Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, concerne une demande de Mme B visant à obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance du 10 juin 2024. Cette ordonnance avait enjoint au préfet de l'Isère de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail. Le tribunal constate que le préfet a délivré un rendez-vous à Mme B pour le 12 novembre 2024 afin de renouveler son autorisation provisoire de séjour, ce qui répond à l'injonction. Par conséquent, la requête de Mme B est rejetée, le juge estimant qu'il n'y a plus d'urgence et que les mesures nécessaires ont été prises.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2307224(TA38-2307224)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a annulé la décision du 25 mai 2023 par laquelle la commission de médiation de la Haute-Savoie a refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de la demande de logement de Mme C. La requérante, dépourvue de logement et hébergée chez sa sœur, justifiait d'une situation d'urgence et de bonne foi au sens des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a estimé que la commission avait commis une erreur d'appréciation en ne tenant pas compte de sa situation de sans-domicile et de l'absence de proposition adaptée après sept ans d'attente. La décision a donc été annulée, et il a été enjoint à la commission de réexaminer la demande de Mme C.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2202087(TA38-2202087)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de Mme C tendant à l'annulation du refus de remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 2 681,05 euros. La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation de précarité, imputant les fausses déclarations à son conjoint décédé. Le tribunal a jugé que l'importance et le caractère répété des omissions de déclaration de revenus, notamment une différence de 4 230 euros sur une période d'un an, révélaient une intention frauduleuse. En application de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, la remise gracieuse est exclue en cas de manœuvre frauduleuse, ce qui a conduit au rejet de la requête.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2207419(TA38-2207419)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté l'opposition formée par Mme C contre une contrainte de Pôle emploi lui réclamant un indu de 909,87 euros au titre d'une prime exceptionnelle pour travailleurs alternant emploi et chômage. La requérante ne remplissait pas les conditions fixées par le décret n° 2020-1785 du 30 décembre 2020, son revenu de remplacement dépassant le plafond de 900 euros et elle ne justifiant pas de 138 jours d'activité en 2019. Le tribunal a jugé que sa situation financière difficile était sans incidence sur le bien-fondé de l'indu. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la validité de la contrainte.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2207940(TA38-2207940)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté l'opposition de M. B C à la contrainte émise par Pôle emploi pour le recouvrement d'un indu de rémunération de fin de formation de 2 258,82 euros. Le requérant contestait le bien-fondé de l'indu, mais le tribunal a jugé que, dans le cadre d'une opposition à contrainte, il ne peut remettre en cause le principe de la dette, celle-ci ayant été régulièrement notifiée et non contestée dans les délais du recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article R. 5426-19 du code du travail. La solution retenue est donc le rejet de l'opposition, confirmant la validité de la contrainte délivrée sur le fondement des articles L. 5426-8-2 du code du travail et de la délibération n° 2011/11 de Pôle emploi.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2208616(TA38-2208616)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de Pôle emploi de l'inscrire rétroactivement sur la liste des demandeurs d'emploi à compter du 1er août 2022. Statuant en plein contentieux, le juge a rappelé que l'obtention du statut de demandeur d'emploi est conditionnée à une inscription volontaire et préalable, et que les dispositions du code du travail font obstacle à toute inscription rétroactive. Mme B ne s'étant inscrite qu'en septembre 2022, sa demande a été jugée infondée, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir soulevée par France Travail. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 5411-1, L. 5411-2 et R. 5411-2 du code du travail.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2208455(TA38-2208455)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté l'opposition formée par M. C contre une contrainte émise par Pôle emploi pour le recouvrement d'un indu d'allocation de solidarité spécifique de 1 025,37 euros. Le juge a estimé irrecevables les moyens contestant le bien-fondé de l'indu, car M. C n'avait pas exercé de recours préalable obligatoire sur ce point, s'étant limité à une demande de remise gracieuse. Concernant cette demande de remise, le tribunal a considéré que M. C n'apportait pas d'éléments suffisants pour établir sa précarité et justifier une remise supplémentaire, alors qu'une réduction de 50 % de la dette initiale lui avait déjà été accordée. La décision s'appuie sur les articles R. 5426-19 du code du travail et le code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA38-2208274(TA38-2208274)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 1er août 2022 par laquelle Pôle Emploi avait confirmé un indu d'allocation de solidarité spécifique de 6 932,79 euros réclamé à Mme B. La juridiction a jugé que cette décision était entachée d'un défaut de motivation, car elle ne comportait aucun motif de droit, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le tribunal a prononcé l'annulation sans examiner les autres moyens de la requête, et a rejeté la demande de remise de dette ainsi que les conclusions relatives aux frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408051(TA38-2408051)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil pour demandeurs d'asile. La décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a été jugée suffisamment motivée et non entachée d'erreur de fait ou d'appréciation. Le tribunal a estimé que Mme B n'avait pas justifié d'un motif légitime pour avoir déposé sa demande d'asile hors délai et n'avait pas établi sa vulnérabilité. En conséquence, les conclusions en annulation, injonction et astreinte ont été rejetées.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA38-2200956(TA38-2200956)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les contestations de M. B concernant des indus de revenu de solidarité active (RSA) et d'allocation de logement sociale (ALS). Le requérant soutenait que les sommes réclamées n'étaient pas fondées, arguant que certaines ressources étaient des remboursements ou des prêts et que sa situation maritale avait été mal datée. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le département, jugeant la requête suffisamment motivée. Sur le fond, il a estimé que les moyens de M. B n'étaient pas fondés et a rejeté ses demandes d'annulation des décisions confirmant les indus de RSA et d'ALS, ainsi que ses demandes de remboursement. La solution retenue s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de la construction et de l'habitation.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2201713(TA38-2201713)

Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête de Mme B contestant la décision partielle de remise gracieuse d’un indu d’allocation de logement sociale de 423 euros. La requérante invoquait l’absence de bien-fondé de l’indu, mais le juge rappelle que ce moyen est inopérant dans le cadre d’une demande de remise gracieuse, laquelle ne peut porter que sur la situation de précarité et la bonne foi. Faute pour Mme B d’établir une précarité l’empêchant de rembourser le solde de 105,75 euros, la demande est rejetée. La décision se fonde sur l’article L. 825-3 du code de la construction et de l’habitation.

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DécisionPlein contentieuxANNULE

TA38-2208204(TA38-2208204)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a annulé la décision du 8 novembre 2022 par laquelle le président du conseil départemental de l'Isère a refusé à Mme C la délivrance d'une carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement". Le tribunal a jugé que l'état de santé de la requérante, caractérisé par une discopathie dégénérative et l'usage d'une attèle permanente, réduit son périmètre de marche à moins de 200 mètres, remplissant ainsi les critères de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté du 3 janvier 2017. En conséquence, il a accordé à Mme C le droit d'obtenir cette carte.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2204868(TA38-2204868)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B C contestant un indu de prime d'activité de 3 595,68 euros pour la période de novembre 2019 à juillet 2021. Le tribunal a considéré que M. C, ayant lui-même déclaré être en couple depuis décembre 2017, ne démontrait pas avoir commis une erreur dans cette déclaration, établissant ainsi l'existence d'une vie de couple stable et continue au sens des articles L. 842-3 et R. 842-3 du code de la sécurité sociale. La solution retenue confirme la décision de la commission de recours amiable de la CAF de la Haute-Savoie, fondée sur l'obligation de déclaration des changements de situation familiale prévue à l'article R. 846-5 du même code.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2103701(TA38-2103701)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui demandait la condamnation de la commune des Belleville pour des dommages causés à son véhicule lors d’une mise en fourrière. Le tribunal s’est déclaré incompétent pour connaître des conclusions relatives au remboursement des frais de fourrière, cette opération relevant de la police judiciaire et donc de la compétence du juge judiciaire, en application des articles L. 325-1 et suivants du code de la route. Sur les conclusions indemnitaires, le tribunal a estimé que le lien de causalité entre la mise en fourrière et les dommages allégués n’était pas établi, faute de réclamation immédiate lors de la restitution du véhicule. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes, sans expertise.

Résumé IA