Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2103422(TA38-2103422)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C qui demandait l'annulation du refus implicite du préfet de la Savoie de lui restituer ses armes, saisies définitivement en 2007. Le tribunal a relevé que le préfet se trouvait en situation de compétence liée, car la saisie définitive et la vente aux enchères prévues par l'article 71-5 du décret n°95-589 font obstacle à toute restitution. En conséquence, les moyens invoqués par M. C ont été jugés inopérants, et ses conclusions à fin d'annulation, d'injonction et d'astreinte ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2102571(TA38-2102571)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A et Mme E. Ces derniers demandaient l'annulation du refus implicite du maire de Coublevie d'utiliser ses pouvoirs de police pour rétablir l'emprise d'un chemin rural desservant leurs parcelles, ainsi que l'indemnisation de leurs préjudices. Le tribunal a jugé que, bien que le maire soit tenu de garantir l'intégrité physique des chemins ruraux en vertu des articles L. 161-1 et L. 161-5 du code rural, les requérants n'ont pas apporté la preuve que les obstacles invoqués réduisaient l'assiette du chemin ou compromettaient la circulation. En conséquence, le refus du maire n'était pas entaché d'illégalité, et les conclusions indemnitaires ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxANNULE

TA38-2208204(TA38-2208204)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a annulé la décision du 8 novembre 2022 par laquelle le président du conseil départemental de l'Isère a refusé à Mme C la délivrance d'une carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement". Le tribunal a jugé que l'état de santé de la requérante, caractérisé par une discopathie dégénérative et l'usage d'une attèle permanente, réduit son périmètre de marche à moins de 200 mètres, remplissant ainsi les critères de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté du 3 janvier 2017. En conséquence, il a accordé à Mme C le droit d'obtenir cette carte.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2201713(TA38-2201713)

Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête de Mme B contestant la décision partielle de remise gracieuse d’un indu d’allocation de logement sociale de 423 euros. La requérante invoquait l’absence de bien-fondé de l’indu, mais le juge rappelle que ce moyen est inopérant dans le cadre d’une demande de remise gracieuse, laquelle ne peut porter que sur la situation de précarité et la bonne foi. Faute pour Mme B d’établir une précarité l’empêchant de rembourser le solde de 105,75 euros, la demande est rejetée. La décision se fonde sur l’article L. 825-3 du code de la construction et de l’habitation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408026(TA38-2408026)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et un arrêté d'assignation à résidence pris par le préfet de l'Isère. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre une prétendue "nouvelle OQTF", celle-ci étant juridiquement inexistante. Il a également déclaré tardives les conclusions contre l'assignation à résidence, le requérant n'ayant pas respecté le délai de recours de sept jours prévu par les articles L. 732-8 et L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408051(TA38-2408051)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil pour demandeurs d'asile. La décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a été jugée suffisamment motivée et non entachée d'erreur de fait ou d'appréciation. Le tribunal a estimé que Mme B n'avait pas justifié d'un motif légitime pour avoir déposé sa demande d'asile hors délai et n'avait pas établi sa vulnérabilité. En conséquence, les conclusions en annulation, injonction et astreinte ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2208616(TA38-2208616)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de Pôle emploi de l'inscrire rétroactivement sur la liste des demandeurs d'emploi à compter du 1er août 2022. Statuant en plein contentieux, le juge a rappelé que l'obtention du statut de demandeur d'emploi est conditionnée à une inscription volontaire et préalable, et que les dispositions du code du travail font obstacle à toute inscription rétroactive. Mme B ne s'étant inscrite qu'en septembre 2022, sa demande a été jugée infondée, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir soulevée par France Travail. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 5411-1, L. 5411-2 et R. 5411-2 du code du travail.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2208455(TA38-2208455)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté l'opposition formée par M. C contre une contrainte émise par Pôle emploi pour le recouvrement d'un indu d'allocation de solidarité spécifique de 1 025,37 euros. Le juge a estimé irrecevables les moyens contestant le bien-fondé de l'indu, car M. C n'avait pas exercé de recours préalable obligatoire sur ce point, s'étant limité à une demande de remise gracieuse. Concernant cette demande de remise, le tribunal a considéré que M. C n'apportait pas d'éléments suffisants pour établir sa précarité et justifier une remise supplémentaire, alors qu'une réduction de 50 % de la dette initiale lui avait déjà été accordée. La décision s'appuie sur les articles R. 5426-19 du code du travail et le code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA38-2208274(TA38-2208274)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 1er août 2022 par laquelle Pôle Emploi avait confirmé un indu d'allocation de solidarité spécifique de 6 932,79 euros réclamé à Mme B. La juridiction a jugé que cette décision était entachée d'un défaut de motivation, car elle ne comportait aucun motif de droit, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le tribunal a prononcé l'annulation sans examiner les autres moyens de la requête, et a rejeté la demande de remise de dette ainsi que les conclusions relatives aux frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2307224(TA38-2307224)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a annulé la décision du 25 mai 2023 par laquelle la commission de médiation de la Haute-Savoie a refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de la demande de logement de Mme C. La requérante, dépourvue de logement et hébergée chez sa sœur, justifiait d'une situation d'urgence et de bonne foi au sens des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a estimé que la commission avait commis une erreur d'appréciation en ne tenant pas compte de sa situation de sans-domicile et de l'absence de proposition adaptée après sept ans d'attente. La décision a donc été annulée, et il a été enjoint à la commission de réexaminer la demande de Mme C.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2207419(TA38-2207419)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté l'opposition formée par Mme C contre une contrainte de Pôle emploi lui réclamant un indu de 909,87 euros au titre d'une prime exceptionnelle pour travailleurs alternant emploi et chômage. La requérante ne remplissait pas les conditions fixées par le décret n° 2020-1785 du 30 décembre 2020, son revenu de remplacement dépassant le plafond de 900 euros et elle ne justifiant pas de 138 jours d'activité en 2019. Le tribunal a jugé que sa situation financière difficile était sans incidence sur le bien-fondé de l'indu. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la validité de la contrainte.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2207940(TA38-2207940)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté l'opposition de M. B C à la contrainte émise par Pôle emploi pour le recouvrement d'un indu de rémunération de fin de formation de 2 258,82 euros. Le requérant contestait le bien-fondé de l'indu, mais le tribunal a jugé que, dans le cadre d'une opposition à contrainte, il ne peut remettre en cause le principe de la dette, celle-ci ayant été régulièrement notifiée et non contestée dans les délais du recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article R. 5426-19 du code du travail. La solution retenue est donc le rejet de l'opposition, confirmant la validité de la contrainte délivrée sur le fondement des articles L. 5426-8-2 du code du travail et de la délibération n° 2011/11 de Pôle emploi.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2202087(TA38-2202087)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de Mme C tendant à l'annulation du refus de remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 2 681,05 euros. La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation de précarité, imputant les fausses déclarations à son conjoint décédé. Le tribunal a jugé que l'importance et le caractère répété des omissions de déclaration de revenus, notamment une différence de 4 230 euros sur une période d'un an, révélaient une intention frauduleuse. En application de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, la remise gracieuse est exclue en cas de manœuvre frauduleuse, ce qui a conduit au rejet de la requête.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2306216(TA38-2306216)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (5ème Chambre) a examiné les recours des consorts A contre deux arrêtés du maire de Chabeuil : le premier retirant un permis d'aménager tacite (28 juillet 2023) et le second refusant ce permis (6 septembre 2023). Le tribunal a rejeté les moyens d'incompétence du signataire, de tardiveté du retrait, de méconnaissance du contradictoire et d'insuffisance de motivation. Il a jugé que le projet méconnaissait les dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme en raison d'un risque pour la sécurité publique lié à l'insertion du chemin d'accès sur une route départementale, et a rejeté les demandes de substitution de motifs de la commune. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté de retrait du 28 juillet 2023 pour illégalité, mais a rejeté la demande d'annulation de l'arrêté de refus du 6 septembre 2023, ce dernier étant fondé sur un motif légal.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2408243(TA38-2408243)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la commune de Valence visant à désigner un expert pour prévenir les désordres lors des travaux de rénovation de la Bourse du travail. L'expert est chargé de décrire l'état des immeubles voisins, d'évaluer les mesures de sauvegarde prévues et de se prononcer sur tout dommage survenant en cours de chantier. En revanche, le tribunal a rejeté la demande de la commune d'être autorisée à réaliser des travaux de protection sous le contrôle de l'expert, cette mesure ne relevant pas des pouvoirs du juge des référés.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2406796(TA38-2406796)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet de sa demande d’affectation de son enfant en seconde générale et technologique. M. A s’est désisté purement et simplement de sa requête. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407987(TA38-2407987)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet du Rhône ordonnant sa remise aux autorités croates, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la procédure d'entretien individuel, mené par un agent de la préfecture, était conforme à l'article 5 du règlement (UE) n°604/2013, sans qu'il soit nécessaire d'identifier nominativement l'agent. Enfin, le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement, et que l'arrêté ne méconnaissait pas l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408203(TA38-2408203)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension présentée par M. B. Celle-ci visait un courrier de la caisse d'allocations familiales de l'Isère du 15 février 2023, lequel demandait la production d'un acte d'état civil. Le juge a estimé que ce courrier ne constituait pas un acte faisant grief susceptible de recours, rendant la demande manifestement irrecevable. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2408221(TA38-2408221)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait un courrier de la caisse d'allocations familiales de l'Isère du 15 février 2023 lui demandant un acte d'état-civil. Le juge a estimé que ce courrier ne constituait pas une décision faisant grief et n'était donc pas susceptible de recours. M. B n'ayant pas démontré l'existence d'un refus ultérieur de la caisse, sa requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2306217(TA38-2306217)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (5ème Chambre) a été saisi par les consorts A pour contester l'arrêté du 28 juillet 2023 retirant un permis d'aménager tacite et l'arrêté du 6 septembre 2023 refusant ce permis, pour un projet de création de deux lots à bâtir. Les requérants invoquaient notamment l'incompétence du signataire, le caractère tardif du retrait et le défaut de motivation. La commune de Chabeuil a défendu la légalité de ses décisions et sollicité, à titre subsidiaire, une substitution de base légale et de motifs. Le tribunal a joint les deux requêtes et examiné les moyens soulevés, en application des articles du code de l'urbanisme et du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue par le jugement n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a statué sur la légalité des arrêtés attaqués.

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