Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2406014(TA38-2406014)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 30 octobre 2024, du désistement pur et simple de M. B A de sa requête en excès de pouvoir. Le requérant contestait des décisions du ministre de l'intérieur portant retrait de points sur son permis de conduire pour plusieurs infractions routières. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement et en a donné acte.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2307558(TA38-2307558)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, ressortissante algérienne, qui contestait le refus du préfet de l'Isère d’autoriser le regroupement familial pour son époux. La décision préfectorale, fondée sur l’insuffisance de ressources stables et suffisantes au regard de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, a été jugée légale. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, de vice de procédure et d’erreur de droit, estimant que les ressources de la requérante, inférieures au SMIC sur la période de référence, justifiaient le refus. La solution retenue confirme la conformité de la décision aux stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant.

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OrdonnancePlein contentieuxAUTRE

TA38-2306951(TA38-2306951)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B A d’une opposition à une contrainte émise par la CAF de l’Isère pour un indu d’allocation de logement sociale de 281 euros. En cours d’instance, la requérante a remboursé sa dette et la CAF a abandonné la créance, rendant le litige sans objet. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2105162(TA38-2105162)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de M. et Mme B C, propriétaires d’une parcelle à Thénésol, qui sollicitaient l’enlèvement d’une ligne électrique enterrée par Enedis et des dommages-intérêts pour privation de jouissance. Le tribunal a jugé que, bien que la ligne empiète irrégulièrement sur leur terrain, son déplacement porterait une atteinte excessive à l’intérêt général, car les inconvénients subis (gêne pour des travaux de terrassement) n’excèdent pas les sujétions normales du voisinage. La solution s’appuie sur le principe de proportionnalité applicable aux ouvrages publics et sur les dispositions du code de l’énergie.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2101965(TA38-2101965)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ancien militaire, qui demandait l’annulation de la décision du ministre des armées refusant la révision de sa pension de retraite. Le requérant invoquait l’article L. 35 du code des pensions civiles et militaires de retraite, applicable aux militaires mis à la retraite pour infirmités d’un taux d’au moins 60 %, mais le tribunal a constaté que sa pension avait été concédée en 2012 avec un taux d’invalidité de 10 %, et non pour une invalidité atteignant ce seuil. La demande, présentée plusieurs années après la concession, ne relevait pas non plus des cas de révision prévus à l’article L. 55 du même code (erreur matérielle ou erreur de droit dans un délai d’un an). En conséquence, les moyens tirés de la méconnaissance de l’article L. 35 et de l’erreur manifeste d’appréciation ont été écartés, et l’ensemble des conclusions de M. A (annulation, injonction, frais de justice) a été rejeté.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2306866(TA38-2306866)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusant à M. B, un ressortissant congolais demandeur d'asile, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que le motif de refus, fondé sur la tardiveté de la demande d'asile (95 jours après l'entrée en France), manquait en fait, car M. B avait entamé ses démarches auprès de la structure d'accueil avant l'expiration du délai légal de 90 jours prévu à l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, l'annulation a été prononcée et il a été enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de M. B dans un délai d'un mois.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2408039(TA38-2408039)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 17 octobre 2024 par lequel le préfet de l'Isère assignait à résidence M. B, ressortissant algérien, dans le département de l'Isère. Le requérant contestait cette décision en soutenant qu'il résidait habituellement à Villeurbanne (Rhône), où il travaillait, et non en Isère. Le tribunal a estimé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation, car les pièces du dossier établissaient que M. B résidait effectivement dans le Rhône. En conséquence, l'arrêté a été annulé sur le fondement des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2407947(TA38-2407947)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant de délivrer à M. A, ressortissant macédonien, une attestation de prolongation d'instruction ou un récépissé de demande de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a considéré que la condition d'urgence était présumée remplie en raison du refus de renouvellement, plaçant l'intéressé en situation irrégulière et le privant de droits sociaux. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance des articles R. 431-12 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer le document sollicité sous astreinte de 50 euros par jour de retard.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2406504(TA38-2406504)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du préfet de la Loire-Atlantique refusant l’échange de son permis de conduire suisse contre un permis français. En cours d’instance, le préfet a abrogé sa décision et invité M. B à déposer une nouvelle demande, ce qui a conduit ce dernier à se désister purement et simplement de sa requête. Le tribunal, faisant application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement par ordonnance du 30 octobre 2024. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la procédure s’étant achevée sur un désistement.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407713(TA38-2407713)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant de délivrer une carte de séjour "membre de famille d'un citoyen UE" à Mme C, ressortissante arménienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante bénéficiait d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour valable, l'autorisant à séjourner et à circuler. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens de légalité soulevés.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2408125(TA38-2408125)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par M. B d’une requête en excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur relative à son permis de conduire, a constaté que le requérant réside à Briançon (Hautes-Alpes). En application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que le litige relevait de la compétence territoriale du tribunal administratif de Marseille. Par une ordonnance du 30 octobre 2024, le président du tribunal a donc transmis le dossier à cette juridiction.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2405640(TA38-2405640)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant angolais, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, que le signataire était compétent et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que la vie privée et familiale de M. C en France, notamment ses liens avec son père et son frère installés récemment à Rennes, ne justifiait pas la délivrance d'un titre de séjour au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les décisions d'éloignement et d'interdiction de retour ont été maintenues.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2405644(TA38-2405644)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de l'Isère du 26 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que le caractère disproportionné de l'interdiction de retour. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du CESEDA et les stipulations de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2405646(TA38-2405646)

Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 18 décembre 2023 par lequel le préfet de C avait retiré le titre de séjour de Mme B, ressortissante arménienne de 75 ans, et lui avait fait obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'ancienneté de son séjour en France (depuis 2015), de la présence de sa fille qui la prend en charge, et de son état de santé (maladie d'Alzheimer et troubles dépressifs). Le tribunal a également jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas suffisamment compte de sa vulnérabilité. La décision a été annulée sur le fondement des articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la CESDH.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA38-2106478(TA38-2106478)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B, secrétaire général licencié pour suppression d'établissement par la chambre des métiers et de l'artisanat (CMA) de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Le requérant contestait la légalité de son licenciement et demandait réparation de son préjudice financier. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux relatifs à un vice de procédure, à l'insuffisance de motivation, à l'illégalité du statut du personnel et au défaut de reclassement. En conséquence, le tribunal a rejeté les conclusions en annulation et en indemnisation, ainsi que les frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2405643(TA38-2405643)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère du 10 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant l'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408011(TA38-2408011)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A, ressortissant macédonien, contestant un arrêté préfectoral du 11 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an, ainsi qu'une assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation, une méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée et proportionnée au regard de la situation personnelle et familiale de l'intéressé. En conséquence, il a rejeté la requête de M. A, confirmant ainsi la légalité des arrêtés pris sur le fondement des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA38-2208274(TA38-2208274)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 1er août 2022 par laquelle Pôle Emploi avait confirmé un indu d'allocation de solidarité spécifique de 6 932,79 euros réclamé à Mme B. La juridiction a jugé que cette décision était entachée d'un défaut de motivation, car elle ne comportait aucun motif de droit, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le tribunal a prononcé l'annulation sans examiner les autres moyens de la requête, et a rejeté la demande de remise de dette ainsi que les conclusions relatives aux frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2307224(TA38-2307224)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a annulé la décision du 25 mai 2023 par laquelle la commission de médiation de la Haute-Savoie a refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de la demande de logement de Mme C. La requérante, dépourvue de logement et hébergée chez sa sœur, justifiait d'une situation d'urgence et de bonne foi au sens des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a estimé que la commission avait commis une erreur d'appréciation en ne tenant pas compte de sa situation de sans-domicile et de l'absence de proposition adaptée après sept ans d'attente. La décision a donc été annulée, et il a été enjoint à la commission de réexaminer la demande de Mme C.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2207940(TA38-2207940)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté l'opposition de M. B C à la contrainte émise par Pôle emploi pour le recouvrement d'un indu de rémunération de fin de formation de 2 258,82 euros. Le requérant contestait le bien-fondé de l'indu, mais le tribunal a jugé que, dans le cadre d'une opposition à contrainte, il ne peut remettre en cause le principe de la dette, celle-ci ayant été régulièrement notifiée et non contestée dans les délais du recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article R. 5426-19 du code du travail. La solution retenue est donc le rejet de l'opposition, confirmant la validité de la contrainte délivrée sur le fondement des articles L. 5426-8-2 du code du travail et de la délibération n° 2011/11 de Pôle emploi.

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