Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2407685(TA38-2407685)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait d'ordonner au préfet de l'Isère de lui fixer un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour, en invoquant une atteinte grave à ses libertés fondamentales. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car Mme B était à l'origine de l'urgence qu'elle invoquait, son titre ayant expiré depuis deux mois. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond.
N° TA38-2407701(TA38-2407701)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a ordonné au préfet de l'Isère de délivrer à M. A, ressortissant marocain, une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de 48 heures, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue repose sur l'urgence caractérisée par l'expiration du récépissé et le risque de suspension du contrat de travail, ainsi que sur l'atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de travailler et au droit au respect de la vie privée et familiale. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'accord franco-marocain, en exécution d'un précédent jugement du 24 juin 2024 enjoignant la délivrance d'une carte de séjour de 10 ans.
N° TA38-2407650(TA38-2407650)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de Mme A, qui contestait un blâme infligé par le maire de Challes-Les-Eaux. Le juge constate que le courrier transmis par la requérante, constituant la copie d’un recours gracieux, ne peut être identifié comme une requête contentieuse, faute de conclusions et de moyens. Cette irrecevabilité manifeste est fondée sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, le délai de recours n’ayant pas été régularisé. La solution retenue est le rejet de la requête sans invitation à régulariser.
N° TA38-2302628(TA38-2302628)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B A d’une requête en plein contentieux visant à contester le refus de la maison départementale des personnes handicapées de lui attribuer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". En cours d’instance, la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées a finalement octroyé la carte sollicitée pour la période du 4 juillet 2023 au 30 juin 2025. Constatant que la demande était devenue sans objet, le tribunal a prononcé, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, un non-lieu à statuer.
N° TA38-2303343(TA38-2303343)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de Mme A, qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales de l'Isère de lui accorder une remise totale de sa dette de prime d'activité. La requête est devenue sans objet car le trop-perçu a été intégralement soldé par des retenues sur ses prestations entre février et mai 2023. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, prononce un non-lieu à statuer.
N° TA38-2304668(TA38-2304668)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’une requête en plein contentieux visant à contester une décision de la caisse d’allocations familiales de l’Isère lui accordant une remise de dette d’aide personnalisée au logement de 640,16 euros. En défense, la caisse a fait valoir que la dette étant soldée, la demande de remise gracieuse avait perdu son objet. Constatant que la requête était devenue sans objet, le tribunal a prononcé, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, un non-lieu à statuer.
N° TA38-2303709(TA38-2303709)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, qui demandait l’étude de son dossier de reconnaissance de maladie professionnelle. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions tendant à l’annulation d’une décision administrative ou à la condamnation d’une personne publique, en méconnaissance des articles R. 421-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. À supposer que Mme C ait contesté la décision du 2 mai 2023 refusant l’imputabilité au service, sa requête ne comportait aucun moyen de droit précis et était dépourvue de pièces médicales suffisantes. L’ordonnance a été rendue sur le fondement des 4° et 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2304029(TA38-2304029)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête de Mme A. Celle-ci contestait le rejet de sa demande de remise de dette pour un indu d’aide personnalisée au logement de 227,42 euros. La CAF de l’Isère a informé le tribunal que Mme A avait remboursé l’intégralité de l’indu en septembre 2023, rendant le litige sans objet. L’ordonnance se fonde sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater ce non-lieu à statuer.
N° TA38-2407676(TA38-2407676)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande du Syndicat Mixte d'Aménagement de l'Arve et ses Affluents (SM3A). Cette demande visait à obtenir une expertise avant des travaux de confortement des digues de l'Arve à Bonneville et Ayze. Le juge a estimé que la mesure était utile pour dresser un état descriptif des immeubles et parcelles susceptibles d'être affectés par le chantier. Il a donc désigné un expert avec pour mission de décrire l'état des lieux avant travaux et d'identifier les propriétaires concernés.
N° TA38-2407669(TA38-2407669)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de Mme D, agent victime d’un accident de service causé par la chute d’une fenêtre au collège Joseph Chassigneux à Vinay. Sur le fondement de l’article R. 531-1 du code de justice administrative, le juge a désigné un expert pour constater l’état des fenêtres de la cuisine et examiner les carnets de maintenance, afin de préparer un éventuel litige en responsabilité contre le département de l’Isère. Les frais d’expertise seront ultérieurement liquidés, et les conclusions de Mme D au titre des frais de procès ont été rejetées.
N° TA38-2305902(TA38-2305902)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de la SCI Le nid d'aigle de sa requête en annulation d'un arrêté du maire de Val d'Isère du 17 mars 2023. Cette requête, fondée sur un recours pour excès de pouvoir, contestait une décision de non-opposition à une déclaration préalable de travaux. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement. Par ordonnance du 10 octobre 2024, il a donc donné acte de ce désistement et clos l'instance.
N° TA38-2400085(TA38-2400085)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement d’instance de M. A, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour « vie privée et familiale » par le préfet de l’Isère. Le requérant a maintenu sa demande de condamnation de l’État au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, mais le tribunal a rejeté cette demande, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce. La décision a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant au président de la formation de jugement de statuer par ordonnance sur les désistements et les demandes accessoires.
N° TA38-2400143(TA38-2400143)
Désistement d'instance. Tribunal Administratif de Grenoble. Donne acte du désistement pur et simple de M. A, qui contestait le refus du CCAS de Chambéry de lui transmettre des bulletins de salaire. Application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2407332(TA38-2407332)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du 2 août 2024 par laquelle le préfet de l'Isère a refusé d'enregistrer la demande de renouvellement de titre de séjour de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, l'intéressé se trouvant en situation irrégulière et privé de la possibilité de travailler. Il a également retenu un doute sérieux sur la légalité de la décision, le dossier de M. B étant complet au regard des articles R. 431-10 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de fixer un nouveau rendez-vous et de délivrer un récépissé dans un délai de quinze jours.
N° TA38-2407322(TA38-2407322)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C qui demandait la suspension de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était plus remplie, un rendez-vous en préfecture ayant été fixé à l'intéressée en cours d'instance. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
N° TA38-2400721(TA38-2400721)
Requête de Mme A rejetée par le Tribunal administratif de Grenoble (ordonnance du 10 octobre 2024) pour irrecevabilité manifeste. La requérante sollicitait une intervention sur son dossier de titre de séjour sans former de conclusions tendant à l'annulation d'une décision administrative ou à une réparation indemnitaire, en méconnaissance des articles R. 421-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a appliqué l'article R. 222-1 (4°) du même code pour rejeter la requête, faute de décision attaquée et de moyens de droit.
N° TA38-2407216(TA38-2407216)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de l'arrêté du 23 mai 2024 par lequel le maire de Biviers s'est opposé à l'installation d'une antenne 4G par les sociétés Bouygues Telecom et Cellnex France. Pour caractériser l'urgence, le juge a retenu l'intérêt public à la couverture du territoire national, s'appuyant sur des preuves de l'absence de couverture 4G et de la saturation des sites voisins. La solution retenue est la suspension de la décision d'opposition, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la condition d'urgence étant satisfaite et un doute sérieux existant sur la légalité de l'arrêté.
N° TA38-2407201(TA38-2407201)
Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble concerne le refus implicite de renouvellement de la carte de résident de Mme D, ressortissante philippine. La requérante a saisi le juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative pour obtenir la suspension de cette décision. Le tribunal a examiné la condition d'urgence, qui est en principe constatée en cas de refus de renouvellement d'un titre de séjour. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais l'audience a envisagé une injonction de délivrance d'un titre provisoire jusqu'au jugement au fond. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment les articles L. 423-6, L. 433-2, R. 431-12, R. 431-15-1) et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2404793(TA38-2404793)
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. D, qui contestait le refus de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) de lui reconnaître le statut d’apatride. Le tribunal estime que M. D s’est volontairement placé en situation d’apatridie en renonçant à sa nationalité géorgienne sans avoir acquis une autre nationalité, ce qui exclut l’application de la convention de New York du 28 septembre 1954. La décision s’appuie sur l’article 1er de cette convention et l’article L. 582-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2403877(TA38-2403877)
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision implicite du préfet de l'Isère refusant de délivrer une carte de séjour à Mme B, ressortissante kényane, mère d’un enfant français. La requérante contestait ce refus, fondé sur une demande tardive de renouvellement, mais le tribunal juge que le préfet ne conteste pas qu’elle remplit les conditions de l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile pour obtenir un titre de séjour « vie privée et familiale ». La solution retenue est l’annulation du refus implicite, avec injonction au préfet de délivrer le titre dans un délai d’un mois et un récépissé sous huit jours.