Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2406475(TA38-2406475)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 7 octobre 2024, a refusé de liquider l'astreinte de 500 euros par mois qu'il avait prononcée le 20 juin 2022 à l'encontre du préfet de l'Isère pour défaut d'hébergement de M. A. Le préfet avait sollicité cette liquidation, mais le tribunal a relevé que M. A avait refusé la proposition d'hébergement au CHRS Ozanam faite le 8 août 2022. En application de l'article R. 778-8 du code de justice administrative, le juge a estimé qu'il n'y avait pas lieu, eu égard aux circonstances, de liquider l'astreinte.
N° TA38-2406476(TA38-2406476)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par le préfet de l'Isère d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée par un jugement du 6 mars 2019, a condamné l’État à verser 9 000 euros au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement. Cette astreinte avait été fixée à 500 euros par mois pour défaut d’hébergement de M. B A, reconnu prioritaire. Le tribunal a modéré le montant total en raison des circonstances, notamment les tentatives infructueuses de contact par le 115 en 2020 et 2021. La décision se fonde sur les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
N° TA38-2406477(TA38-2406477)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par le préfet de l'Isère d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée le 28 décembre 2022, a condamné l’État à verser 2 000 euros au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement. Cette astreinte avait été fixée pour contraindre le préfet à assurer l’hébergement d’urgence de M. A B, injonction qui n’a été exécutée que le 16 juin 2023 par une orientation en hébergement pérenne, refusée par l’intéressé. La liquidation tient compte de la période d’inexécution et des circonstances de l’espèce, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
N° TA38-2406479(TA38-2406479)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par le préfet de l'Isère d'une demande de liquidation de l'astreinte prononcée par un jugement du 7 février 2020, qui enjoignait au préfet de reloger Mme A B avant le 1er mars 2020 sous peine de 500 euros par mois de retard. Le tribunal a constaté que Mme B avait refusé deux offres de logement de type T3 qui lui avaient été faites en juin et septembre 2019, avant même le jugement. En application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et de l'article R. 778-8 du code de justice administrative, le tribunal a estimé qu'il n'y avait pas lieu de liquider l'astreinte, l'inexécution de l'injonction n'étant pas imputable à l'administration.
N° TA38-2406480(TA38-2406480)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 7 octobre 2024, a statué sur la demande du préfet de l'Isère visant à liquider l'astreinte prononcée par un jugement du 18 novembre 2019. Ce jugement enjoignait au préfet de reloger M. A B avant le 31 décembre 2019, sous peine d'une astreinte de 500 euros par mois. Le tribunal a constaté que M. B avait signé un bail le 23 décembre 2019, soit avant l'expiration du délai imparti. En conséquence, il a estimé qu'il n'y avait pas lieu de liquider l'astreinte, appliquant les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
N° TA38-2208107(TA38-2208107)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une carte professionnelle d’agent de sécurité. En cours d’instance, le CNAPS ayant finalement fait droit à sa demande, M. B s’est désisté de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance et a rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, au motif que l’État n’était pas partie à l’instance. La décision se fonde sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2407277(TA38-2407277)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère de délivrer un rendez-vous à M. B, ressortissant algérien, pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour "salarié". La condition d'urgence a été reconnue car le titre de séjour de l'intéressé expirait le 26 septembre 2024 et il risquait des conséquences professionnelles graves (congé sans solde puis licenciement) en raison de l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous malgré des tentatives répétées. Le juge a considéré que l'administration avait l'obligation de recevoir l'étranger dans un délai raisonnable pour enregistrer sa demande, conformément aux principes généraux applicables aux étrangers et à l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La solution retenue est une injonction de fixer un rendez-vous sous astreinte, sans se prononcer sur le fond du droit au séjour.
N° TA38-2407014(TA38-2407014)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté les demandes de suspension de l'exécution des décisions implicites du préfet de l'Isère refusant la délivrance d'un certificat de résidence à M. et Mme C, ressortissants algériens. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, notamment car Mme C disposait d'un récépissé de demande de titre de séjour et que M. C ne justifiait pas d'une situation d'urgence particulière. Les requérants invoquaient la méconnaissance de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, mais ces moyens n'ont pas été examinés en raison du défaut d'urgence.
N° TA38-2407143(TA38-2407143)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme B tendant à l’annulation de l’avis de la commission régionale de conciliation et d’indemnisation des accidents médicaux du 18 septembre 2024, cet avis ne faisant pas grief et n’étant pas susceptible de recours. Il a également rejeté sa demande d’expertise médicale fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, en raison de la prescription quadriennale des créances sur les établissements publics (loi du 31 décembre 1968), le fait générateur des soins litigieux remontant à 2005. Le tribunal a constaté que la requérante n’établissait pas avoir interrompu ce délai par une action en justice ou une réclamation écrite dans le délai requis.
N° TA38-2402757(TA38-2402757)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire d’Annecy pour un projet de 39 logements. La requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête, et le défendeur a renoncé à sa demande de frais. Par ordonnance du 7 octobre 2024, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune question de fond relative au permis de construire ou aux textes applicables n’a donc été tranchée.
N° TA38-2405685(TA38-2405685)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant albanais, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Savoie. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que la présence de M. C constituait une menace pour l'ordre public, ce qui faisait obstacle à la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de ce code et de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA38-2405691(TA38-2405691)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme E épouse C, ressortissante serbe, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 10 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de violation de la procédure liée à la durée d'instruction, et de méconnaissance de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. Il a également jugé que les moyens tirés de la violation des articles L.423-1, L.423-3 et L.423-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA38-2300637(TA38-2300637)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeurs d'asile. Le tribunal a jugé que la décision de refus, fondée sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était suffisamment motivée et avait été précédée d'un entretien d'évaluation de vulnérabilité. Il a également estimé que l'OFII n'avait commis ni erreur de fait ni erreur manifeste d'appréciation, compte tenu du dépôt tardif de la demande d'asile (plus de 90 jours après l'arrivée en France) et de l'hébergement stable et gratuit de l'intéressée.
N° TA38-2405693(TA38-2405693)
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du 1er juillet 2024 par lequel le préfet de l'Isère a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant marocain, et l'a obligé à quitter le territoire. La juridiction retient que le préfet a commis un défaut d'examen particulier et complet de la situation personnelle de l'intéressé, en n'instruisant pas sa demande de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (vie privée et familiale), contrairement à ce qu'il avait sollicité. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination sont également annulées. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
N° TA38-2405473(TA38-2405473)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme tardive la requête de M. C, qui demandait l’annulation du refus du préfet de la Loire-Atlantique d’échanger son permis de conduire algérien contre un permis français. Le juge a constaté que le délai de deux mois pour contester la décision implicite de rejet de son recours gracieux, né le 23 janvier 2024, expirait le 24 mars 2024, alors que la requête n’a été enregistrée que le 22 juillet 2024. Cette irrecevabilité manifeste a été prononcée sur le fondement des articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, ainsi que des articles L. 111-6 et R. 112-5 du code des relations entre le public et l’administration.
N° TA38-2402926(TA38-2402926)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par la SA Ethera d’un recours en excès de pouvoir contre un refus d’autorisation de licenciement de M. A B, émanant de l’inspectrice du travail de l’Isère. Par un acte enregistré le 2 octobre 2024, la société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 7 octobre 2024. Aucune autre mesure n’a été prononcée.
N° TA38-2407350(TA38-2407350)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère de délivrer un rendez-vous à M. A, ressortissant marocain, pour l'enregistrement de sa demande de changement de statut d'étudiant vers "salarié". La solution retenue se fonde sur l'urgence caractérisée par la signature imminente d'un contrat à durée indéterminée et l'impossibilité pour le requérant d'obtenir un rendez-vous en ligne malgré ses tentatives. Le tribunal a appliqué les principes généraux du droit des étrangers, notamment l'obligation pour l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable, sans faire référence à un texte spécifique autre que le code de justice administrative.
N° TA38-2406630(TA38-2406630)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A épouse D qui demandait qu'il soit enjoint à l'administration de lui fixer un rendez-vous pour obtenir un titre de séjour ou un récépissé. La demande principale a été rejetée car le juge des référés ne peut ordonner que des mesures provisoires, conformément à l'article L. 511-1 du code de justice administrative. La demande subsidiaire a également été rejetée, car la requérante avait déposé sa demande de renouvellement de titre de séjour hors délai via le téléservice ANEF, et le préfet n'était pas tenu de lui délivrer un récépissé au titre de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2406292(TA38-2406292)
Rejet d'une requête en excès de pouvoir par le Tribunal Administratif de Grenoble, contestant un refus de naturalisation. La requête a été déclarée manifestement irrecevable faute pour Mme B d'avoir produit la décision attaquée, malgré une demande de régularisation restée sans suite. Le tribunal a appliqué les articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête par ordonnance.
N° TA38-2406605(TA38-2406605)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère de convoquer Mme D épouse A sous cinq jours pour lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour dans un délai de quinze jours. La requérante justifiait de l'urgence, son titre de séjour étant expiré et ses tentatives infructueuses pour obtenir un rendez-vous en ligne depuis juin 2024. Le tribunal a retenu que la mesure était utile et ne faisait obstacle à aucune décision administrative. L'État a été condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.