Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2406579(TA38-2406579)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère de fixer un rendez-vous à Mme A dans un délai de dix jours pour lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour "conjoint de retraité". La requérante justifiait de l'urgence et de l'utilité de la mesure, étant dans l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous depuis juillet 2024 et se trouvant en situation irrégulière. L'astreinte a été fixée à 100 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 700 euros à Mme A au titre des frais de justice.
N° TA38-2406578(TA38-2406578)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère de fixer un rendez-vous à M. B dans un délai de dix jours pour lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour "retraité". Le juge a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure, face à l'impossibilité pour le requérant d'obtenir un rendez-vous depuis juillet 2024, et a assorti cette injonction d'une astreinte de 100 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 700 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA38-2204717(TA38-2204717)
Le tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la commission nationale d’agrément et de contrôle du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) retirant une carte professionnelle, se déclare territorialement incompétent. Il estime que le litige relève de la compétence du tribunal administratif de Lyon, en application de l’article R. 312-10 du code de justice administrative, car le lieu d’exercice de la profession du requérant se situe dans la Loire. Par ordonnance, il transmet donc le dossier à cette juridiction.
N° TA38-2405510(TA38-2405510)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. et Mme C, ressortissants albanais, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Savoie du 24 juin 2024 refusant leur demande de titre de séjour sur le fondement de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et les obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation, la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, ainsi que l’erreur manifeste d’appréciation, n’étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales.
N° TA38-2201229(TA38-2201229)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme C, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Voreppe à la société Katrimmo Developpement pour un ensemble de 72 logements. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment celui tiré de l'incompétence du signataire, en jugeant que l'adjoint au maire disposait d'une délégation régulière. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, en particulier les articles R. 423-50 et R. 423-53, pour écarter le moyen relatif au dossier de permis de construire.
N° TA38-2405394(TA38-2405394)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. F D, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère du 26 juin 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant l'arrêté régulier. Sur le fond, il a jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'absence de démonstration d'une vie privée et familiale suffisamment établie en France. La décision s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2405392(TA38-2405392)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme D, ressortissante angolaise, a annulé l’arrêté du 19 septembre 2023 du préfet de l’Isère lui refusant un titre de séjour, l’obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que le préfet avait méconnu les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, en ne tenant pas compte de l’intensité des liens familiaux de l’intéressée en France, notamment avec ses enfants mineurs. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer à Mme D une carte de séjour temporaire portant la mention « vie privée et familiale » dans un délai de deux mois.
N° TA38-2407045(TA38-2407045)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension des décisions implicites du préfet de l'Isère refusant à M. B la délivrance d'un récépissé et d'un titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, malgré la naissance récente de sa fille française, en raison de l'absence de circonstances particulières et de la perception de prestations sociales. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2406995(TA38-2406995)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par Mme C d'une demande de suspension de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. En cours d'instance, le préfet a délivré à l'intéressée une attestation de prolongation d'instruction, ce qui a implicitement rapporté la décision contestée. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction, devenues sans objet, et a condamné l'État à verser 800 euros à Mme C au titre des frais de justice.
N° TA38-2201916(TA38-2201916)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré le 28 septembre 2021 par le maire de Pontcharra à la SCCV Le Triptik pour trois bâtiments de 51 logements, ainsi que contre le permis modificatif du 7 octobre 2022. Les requérants, riverains et associations, contestaient notamment l'irrégularité des avis des services publics, l'incomplétude du dossier, la méconnaissance de plusieurs articles du règlement de la zone UB du PLU (implantation, hauteur, aspect extérieur, stationnement, patrimoine végétal) et des risques naturels, ainsi que l'atteinte à la sécurité publique. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que le projet était conforme aux dispositions du code de l'urbanisme et du PLU applicable. En conséquence, la requête a été rejetée et les demandes des parties au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été écartées.
N° TA38-2406730(TA38-2406730)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Savoie suspendant le permis de conduire de M. C pour huit mois, suite à un contrôle routier positif au THC et à la cocaïne. Le juge des référés a estimé qu'aucun des moyens invoqués (caractère excessif de la durée, défaut de motivation, absence de procédure contradictoire, fiabilité des tests salivaires, consommation de CBD) n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée. La décision s'appuie sur le code de la route, le code de procédure pénale et le code de la santé publique.
N° TA38-2407416(TA38-2407416)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 10 juillet 2024 par laquelle la directrice régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités d'Auvergne-Rhône-Alpes a refusé la reprise d'un contrat d'apprentissage. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société requérante ne démontrant pas de conséquences difficilement réparables, et a relevé qu'il lui était loisible de contester la légalité de la décision devant le juge prud'homal. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner le doute sérieux sur la légalité de la décision, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2407001(TA38-2407001)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme A de ses conclusions tendant à la suspension du refus implicite de titre de séjour opposé par le préfet de l'Isère, après que ce dernier lui a délivré une attestation de prolongation d'instruction. La requérante a été admise provisoirement à l'aide juridictionnelle. Les conclusions présentées au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ont été rejetées. La décision se fonde sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le code de justice administrative.
N° TA38-2406970(TA38-2406970)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de Mme D et M. E, ressortissants géorgiens, du logement qu'ils occupent indûment à Aix-les-Bains. La solution retenue fait droit à la demande du préfet de la Savoie, en application des articles L. 551-11 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif que le maintien dans les lieux fait obstacle à la prise en charge de nouveaux demandeurs d'asile et que la demande ne se heurte à aucune contestation sérieuse. Le tribunal a également autorisé le recours à la force publique pour procéder à l'évacuation forcée si nécessaire.
N° TA38-2407130(TA38-2407130)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 23 août 2024 par laquelle le CHU Grenoble-Alpes a placé Mme B, infirmière, en disponibilité d'office pour épuisement de ses droits à congé de maladie. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la perte de revenus invoquée ne présentant pas un caractère suffisamment grave et immédiat au regard de la situation personnelle de l’intéressée. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte et de la méconnaissance de l'article 41 de la loi n°86-33 du 9 janvier 1986, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
N° TA38-2407141(TA38-2407141)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme C de ses conclusions tendant à la suspension de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. La requérante s'est désistée après que le préfet a conclu à un non-lieu à statuer. Le tribunal a admis Mme C au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et a condamné l'État à verser 800 euros à son avocat au titre des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2407521(TA38-2407521)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de la société Quick-off, qui contestait l'attribution du marché public N°2024A0113 pour une plateforme de gestion des bénévoles en Haute-Savoie. Le juge constate que la requête est manifestement irrecevable sur plusieurs fondements : d'une part, la société ne précise pas le fondement juridique de son recours (notamment si elle entend agir dans le cadre du référé précontractuel de l'article L. 551-1 du code de justice administrative). D'autre part, en tant que recours de pleine juridiction contre la validité du contrat, la requête n'est pas accompagnée du contrat litigieux, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Enfin, le recours en annulation pour excès de pouvoir d'une décision d'attribution de marché est irrecevable, un tel acte ne pouvant être contesté que par un recours contractuel.
N° TA38-2401828(TA38-2401828)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de la requête de M. B, qui contestait le refus du département de la Drôme de lui accorder l'aide sociale d'hébergement. Le tribunal a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Malgré le désistement, le département de la Drôme a été condamné à verser 1 000 euros à M. B au titre de l'article L. 761-1 du même code, pour les frais de procès.
N° TA38-2203491(TA38-2203491)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. D, ressortissant algérien, d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Isère d’abroger un arrêté du 11 mars 2021 lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a rejeté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, jugeant que l’obligation de quitter le territoire n’avait pas perdu son caractère exécutoire. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le tribunal s’est fondé sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le code des relations entre le public et l’administration, et l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA38-2405449(TA38-2405449)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C et M. B contestant le refus de carte mobilité inclusion mention "stationnement" pour leur fils. La requête a été jugée manifestement irrecevable car les requérants n'ont pas produit la décision prise sur le recours administratif préalable obligatoire, malgré une demande de régularisation du tribunal. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles L. 134-1, L. 134-2 et R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles.