Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2200367(TA38-2200367)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement d'instance des sociétés requérantes (SELARL Pharmacie des Alpes et autres) dans leur recours en excès de pouvoir contre l'arrêté du directeur général de l'ARS Auvergne-Rhône-Alpes autorisant le transfert d'une officine de pharmacie à Fontaine. Les requérantes ont conclu au non-lieu à statuer, ce qui équivaut à un désistement pur et simple. Aucun obstacle ne s'opposant à ce désistement, le tribunal en a donné acte par ordonnance, sans se prononcer sur le fond du litige. Cette décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2203525(TA38-2203525)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de Mme A, agent social territorial, contestant un arrêté de reclassement du 12 avril 2022 et un refus de reclassement effectif du 23 mai 2022 par la communauté d'agglomération du Grand Annecy. La requérante invoquait notamment l'insuffisance de motivation, l'incompétence et la méconnaissance des articles L. 411-5 et L. 522-1 du code général de la fonction publique. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés au vu des pièces du dossier et des textes applicables, dont les décrets relatifs à la fonction publique territoriale. Aucune injonction n'a été prononcée et les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA38-2407451(TA38-2407451)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Vizille visant à désigner un expert sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Cette mesure a été ordonnée afin d'examiner un immeuble situé rue du Général de Gaulle, de constater les désordres et l'état des bâtiments mitoyens, et de proposer des mesures pour mettre fin à un éventuel péril imminent. L'expert désigné devra accomplir sa mission dans un délai de 24 heures et déposer son rapport sous cinq jours. Les articles L. 511-9 et R. 511-2 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que les articles R. 531-1 et R. 556-1 du code de justice administrative, ont été appliqués.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2308083(TA38-2308083)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir visant à contester le refus implicite du maire d’Allonzier-la-Caille de dresser un procès-verbal d’infraction. M. A s’est désisté purement et simplement de sa requête en cours d’instance. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, et a rejeté les conclusions au titre des frais de procès, laissant à chaque partie la charge de ses propres frais.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2206893(TA38-2206893)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, qui contestait un arrêté fixant un échelon erroné et la prolongation de sa mise en disponibilité pour raison de santé. La juridiction a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par la région Auvergne-Rhône-Alpes, estimant que la requête était irrecevable car elle ne contenait aucun moyen au sens de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Les conclusions de la région tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code ont également été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2303144(TA38-2303144)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les recours de Mme D C, ressortissante tunisienne, contre deux décisions de refus de délivrance d’un titre de séjour « passeport talent ». La première décision du 24 avril 2023, prise par un agent instructeur, a été suspendue par une ordonnance du juge des référés, et la seconde, du 17 juillet 2023, a été prise par la préfète de la Drôme en exécution de cette ordonnance. Le tribunal a rejeté les moyens d’incompétence, de défaut de motivation et de violation des articles L. 421-9 et L. 421-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Il a considéré que les décisions étaient légales, les praticiens diplômés hors Union européenne ne pouvant prétendre à la carte « passeport talent » selon la réglementation applicable.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2300395(TA38-2300395)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire d’Annemasse à la société Sagec pour un immeuble de 21 logements. Les requérants, copropriétaires d’un immeuble voisin, contestaient notamment l’incomplétude du dossier et la méconnaissance du règlement du plan local d’urbanisme (articles UB2 à UB4 et UB10 à UB13). Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par la commune et le pétitionnaire, jugeant la requête recevable. Il a ensuite sursis à statuer en application de l’article L. 600-5-1 du code de l’urbanisme, afin de permettre la régularisation des vices constatés tenant à la méconnaissance des articles UB3, UB12 et UB13 du PLU.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2206021(TA38-2206021)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du président du conseil départemental de l'Isère de lui délivrer un agrément d'assistant familial. La juridiction a d'abord écarté les moyens d'illégalité externe, jugeant inopérants les vices propres à la décision de rejet du recours gracieux et estimant que la procédure d'instruction, comprenant deux entretiens et une visite à domicile, était suffisante. Sur le fond, le tribunal a rejeté l'argument selon lequel une décision implicite d'acceptation serait née, constatant que le délai d'instruction avait été régulièrement prolongé par un courrier d'information au requérant. La solution retenue est le rejet de la requête, appliquant les articles L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles et D. 421-4 du même code.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2405877(TA38-2405877)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (6ème Chambre) a rejeté la requête de Mme B A, ressortissante albanaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Savoie du 28 juin 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation, et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble de ces moyens, jugeant la décision préfectorale légalement fondée.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA38-2407450(TA38-2407450)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Vizille en désignant un expert pour examiner un immeuble situé au 25 avenue Aristide Briand, présentant des désordres. La mission de l'expert, fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, consiste à constater l'état du bâtiment et des mitoyens, déterminer s'il y a péril imminent, et proposer des mesures de sécurité avec un échéancier. L'expert devra agir dans un délai de 24 heures et déposer son rapport sous cinq jours, les frais étant taxés ultérieurement.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2301840(TA38-2301840)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de La Clusaz à la société Mont-Blanc pour deux immeubles collectifs, ainsi que contre le permis modificatif subséquent. Le tribunal a identifié plusieurs vices affectant la légalité du projet, notamment la méconnaissance des articles du règlement du PLU relatifs à la collecte des déchets, à l’implantation par rapport aux limites séparatives et aux occupations admises sous conditions. En application de l’article L. 600-5-1 du code de l’urbanisme, le tribunal a envisagé de surseoir à statuer pour permettre la régularisation de ces vices, après avoir recueilli les observations des parties. La solution finale n’est pas encore rendue, le tribunal ayant informé les parties de cette possibilité de régularisation.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2404055(TA38-2404055)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté du 23 avril 2024 par lequel la commune de Chens-sur-Leman s’est opposée à sa déclaration préalable de travaux. M. A s’est désisté purement et simplement de sa requête par un mémoire enregistré le 10 septembre 2024. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 1er octobre 2024. La solution retenue est donc un désistement d’instance, sans examen au fond du litige.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2208320(TA38-2208320)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, policière municipale, qui contestait la suspension de son agrément par le procureur de la République le 20 octobre 2022. La suspension était fondée sur l'urgence et le défaut d'honorabilité de l'agent, après qu'elle a été condamnée pénalement pour faux en écriture publique et dénonciation calomnieuse lors d'une intervention. Le tribunal a jugé que la procédure de suspension d'urgence était régulière, que le principe du contradictoire n'avait pas été méconnu et que les faits établis justifiaient la mesure, en application de l'article L. 511-2 du code de la sécurité intérieure.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2208319(TA38-2208319)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en excès de pouvoir, rejette la requête de M. D, policier municipal, qui contestait la suspension de son agrément par le procureur de la République le 20 octobre 2022. Le tribunal estime que la condition d'urgence était remplie et que la procédure contradictoire a été respectée. Il juge que la suspension est fondée sur des faits matériellement établis, à savoir la condamnation pénale de l'intéressé pour faux en écriture publique et dénonciation calomnieuse, confirmée en appel, et que cette décision ne méconnaît ni l'autorité de la chose jugée ni la présomption d'innocence. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 511-2 du code de la sécurité intérieure, qui permet la suspension en cas d'urgence, et sur l'absence de garanties d'honorabilité requises pour l'exercice des fonctions.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2404972(TA38-2404972)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande d'expertise de M. E, visant à évaluer le surcoût lié à la surface de logement supplémentaire nécessaire à ses déplacements en fauteuil roulant et aux aménagements de son domicile. Cette mesure a été ordonnée sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, afin de permettre à M. E de justifier de son préjudice dans le cadre d'une demande complémentaire à l'ONIAM, après que la Cour administrative d'appel de Lyon a rejeté ses précédentes conclusions faute de justificatifs. L'ONIAM, qui ne s'est pas opposé à l'expertise, a été condamné à verser 1 000 euros à M. E au titre des frais de procès (article L. 761-1 du code de justice administrative).

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2404540(TA38-2404540)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 30 janvier 2024 par lequel le préfet de l'Isère refusait de renouveler le titre de séjour "vie privée et familiale" de Mme H, ressortissante congolaise, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a considéré que le préfet avait méconnu l'intérêt supérieur des enfants de Mme H, nés en France, en violation de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à Mme H dans un délai d'un mois.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407481(TA38-2407481)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme D A, ressortissante tunisienne, qui contestait le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a estimé qu'aucun élément ne permettait de retenir que ce refus serait manifestement illégal, condition nécessaire pour ordonner des mesures de sauvegarde d'une liberté fondamentale. En conséquence, la demande d'injonction de délivrance d'un titre de séjour et les conclusions accessoires ont été rejetées, seule l'aide juridictionnelle provisoire étant accordée. La décision se fonde sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407474(TA38-2407474)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de la SARL Mont'alim visant à suspendre un arrêté municipal du 12 septembre 2024. Cet arrêté, pris par le maire de Montélimar sur le fondement de son pouvoir de police, imposait à l'épicerie de la société des horaires d'ouverture de 6h à 20h pendant trois mois. Le juge a estimé que la requête, fondée sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative, ne justifiait d'aucune urgence, condition nécessaire pour obtenir une mesure de sauvegarde d'une liberté fondamentale. En conséquence, la requête a été rejetée sans débat contradictoire, en application de l'article L. 522-3 du même code.

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DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

TA38-2407005(TA38-2407005)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour de M. A. En effet, le préfet de l'Isère a délivré en cours d'instance une attestation de prolongation d'instruction, ce qui a implicitement rapporté la décision contestée. Les conclusions à fin d'injonction sont également devenues sans objet. En revanche, l'Etat a été condamné à verser 800 euros à M. A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2205604(TA38-2205604)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, aide-soignante contractuelle, qui contestait la décision du centre hospitalier Métropole Savoie mettant fin à son contrat pour abandon de poste. La requérante soutenait avoir transmis ses arrêts de travail, mais le tribunal a estimé qu'elle ne justifiait pas leur transmission en temps utile à son employeur. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les dispositions de la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 et de la loi n°86-33 du 9 janvier 1986 relatives à la fonction publique hospitalière.

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