Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
34 263 décisions disponibles — page 827/1714
N° TA38-2405832(TA38-2405832)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par le préfet de l'Isère d’une demande de liquidation d’astreinte, a statué sur l’exécution d’une précédente ordonnance du 13 juin 2022. Cette ordonnance enjoignait au préfet d’héberger Mme B A avant le 31 juillet 2022 sous astreinte de 500 euros par mois. Constatant que l’intéressée avait été orientée vers un hébergement d’urgence le 5 août 2022 et y résidait toujours, le tribunal a estimé que l’injonction était exécutée. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, il a décidé qu’il n’y avait pas lieu de liquider l’astreinte.
N° TA38-2405816(TA38-2405816)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de Mme B, qui contestait une décision implicite du ministre de l'intérieur relative à des retraits de points et à l'invalidation de son permis de conduire. Par une ordonnance fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement et l'a homologué. La solution retenue est donc l'extinction de l'instance sans examen au fond.
N° TA38-2405808(TA38-2405808)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par le préfet de l'Isère d'une demande de liquidation de l'astreinte prononcée le 10 mars 2022 pour assurer l'hébergement de M. B, a jugé qu'il n'y avait pas lieu de liquider cette astreinte. Il a constaté que l'intéressé avait été hébergé du 6 janvier 2020 au 21 mars 2023, puis orienté vers un appartement de coordination thérapeutique, ce qui a permis de considérer que l'injonction avait été exécutée. La décision se fonde sur les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
N° TA38-2406524(TA38-2406524)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion d'un occupant sans droit ni titre d'un logement universitaire géré par le CROUS Grenoble Alpes. Le juge a constaté que l'occupant, M. A, s'était maintenu dans les lieux après l'échéance de son droit d'occupation et sans avoir sollicité de renouvellement, en violation du règlement intérieur des résidences universitaires. La demande d'expulsion, ne se heurtant à aucune contestation sérieuse, a été jugée urgente et utile pour assurer le bon fonctionnement du service public. L'ordonnance enjoint à l'occupant de libérer le logement sous 7 jours et autorise le CROUS à procéder à son expulsion forcée passé ce délai, en application du code général de la propriété des personnes publiques.
N° TA38-2306204(TA38-2306204)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A B d’un recours en plein contentieux visant à contester le refus du département de la Haute-Savoie de lui attribuer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". M. B s’est désisté purement et simplement de sa requête par un mémoire enregistré le 22 septembre 2024. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 30 septembre 2024, mettant ainsi fin à l’instance.
N° TA38-2406828(TA38-2406828)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour suspendre le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour. En cours d'instance, le préfet a accordé le titre, mais M. A a maintenu sa demande de suspension en tant que la décision ne prévoyait pas d'autorisation provisoire de séjour dans l'attente de la délivrance effective du document. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la précarité financière du requérant et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Il a donc ordonné la suspension de la décision en ce qu'elle ne délivrait pas d'autorisation provisoire de séjour et a enjoint au préfet de délivrer un tel document autorisant le travail sous 48 heures.
N° TA38-2406783(TA38-2406783)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère de délivrer un rendez-vous à M. B A, ressortissant guinéen majeur, pour le dépôt de sa demande de titre de séjour. La solution retenue est fondée sur l'urgence caractérisée par le risque de perte de son contrat d'apprentissage et de son diplôme, et sur l'utilité de la mesure face à l'impossibilité avérée d'obtenir un rendez-vous en ligne. Le tribunal a appliqué les articles L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les principes jurisprudentiels relatifs à l'obligation pour l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable.
N° TA38-2403970(TA38-2403970)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de Mme A, qui contestait le refus implicite du ministre de l'intérieur de lui restituer trois points sur son permis de conduire. La requérante s'est désistée de son recours pour excès de pouvoir après que le ministre a conclu au non-lieu à statuer. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement et clôt l'instance sans examiner le fond du litige.
N° TA38-2402854(TA38-2402854)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de Mme B, qui contestait le refus du préfet de la Haute-Savoie de faire droit à son recours en vue d’une offre de logement. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que rien ne s’opposait à ce désistement et en a donné acte, mettant ainsi fin à l’instance.
N° TA38-2304562(TA38-2304562)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme C et autres, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire d'Arbin pour un ensemble de 42 logements. Les requérants contestaient notamment l'insuffisance du dossier de demande et l'existence d'un risque d'inondation. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incomplétude du dossier, jugeant que la notice décrivait le dispositif de gestion des eaux pluviales et que les pièces exigées sont limitatives. Il a également estimé que le risque d'inondation n'était pas démontré, le terrain n'étant pas identifié comme zone à risque par le plan de prévention et le projet prévoyant une désimperméabilisation des sols.
N° TA38-2302411(TA38-2302411)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné le recours en excès de pouvoir de la société Liberty contre le refus de permis de construire un immeuble de 39 logements à La Roche-sur-Foron. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, jugeant que le 2ème adjoint pouvait valablement signer l'arrêté en raison de l'empêchement du maire et de la 1ère adjointe, compte tenu de l'urgence liée au délai d'instruction. La décision ne tranche pas le fond du litige dans cet extrait, mais les moyens soulevés par la société (motivation, insertion urbaine, PLU et gestion des eaux pluviales) sont contestés par la commune.
N° TA38-2302314(TA38-2302314)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. E, qui contestait le permis d'aménager délivré par le maire de Viry à M. D pour un lotissement de deux lots. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles UA 3 et UA 4 du plan local d'urbanisme (PLU) relatifs à l'accès et à la gestion des eaux pluviales. Il a jugé que le moyen tiré de l'article UA 3 était inopérant, car le raccordement se faisait par une voie existante, et que les autres moyens étaient infondés. En conséquence, la requête a été rejetée, ainsi que les demandes accessoires de M. D pour recours abusif et les frais de justice.
N° TA38-2407297(TA38-2407297)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. et Mme B d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler deux mises en demeure de payer relatives aux factures du service d’eau et d’assainissement de Thonon agglomération. Le juge a rappelé que ce service public est à caractère industriel et commercial, et qu’en application des articles L. 2224-7 et L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales, les litiges concernant les redevances relèvent de la compétence judiciaire. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2407371(TA38-2407371)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour, invoquant une atteinte grave à ses libertés fondamentales (droit de travailler, vie privée et familiale). Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, faute pour la requérante de justifier de l'insuffisance des ressources de son conjoint et d'une situation matérielle suffisamment grave et immédiate. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
N° TA38-2300129(TA38-2300129)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les recours de M. D, ressortissant tunisien, contre un refus de titre de séjour (22 décembre 2022) et une obligation de quitter le territoire français avec interdiction de retour (14 mars 2024). Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, estimant que la menace à l'ordre public était caractérisée par la condamnation pénale de l'intéressé pour des faits de violence, et que les décisions ne portaient pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation en refusant un délai de départ volontaire et en prononçant une interdiction de retour de deux ans, conformément aux articles L. 612-1 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2208052(TA38-2208052)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision implicite du préfet de l'Isère refusant le renouvellement de la carte de résident de M. B, réfugié. La juridiction a retenu un vice de procédure fondé sur l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, le préfet n’ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressé. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et a condamné l’État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2406866(TA38-2406866)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de deux associations demandant au juge d’enjoindre au préfet de créer une commission consultative de l’environnement pour l’aérodrome d’Albertville. La requête ne contenait pas de conclusions tendant à l’annulation d’une décision administrative, mais uniquement une demande d’injonction, ce qui est irrecevable en dehors des cas prévus par le code de justice administrative. L’ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2407408(TA38-2407408)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui demandait la délivrance sous 24 heures d'un récépissé de demande de carte de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que la situation d'urgence particulière requise par cette procédure n'était pas caractérisée, la situation du requérant perdurant depuis plusieurs mois sans démontrer un péril imminent. En conséquence, la demande a été rejetée par ordonnance, conformément à l'article L. 522-3 du même code, tout en accordant l'aide juridictionnelle provisoire à M. A.
N° TA38-2407417(TA38-2407417)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme D, ressortissante algérienne en situation irrégulière, qui demandait à se voir fixer un rendez-vous sous 48 heures pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la situation d'urgence particulière, nécessaire pour justifier une mesure de sauvegarde dans un délai de 48 heures, n'était pas établie par la seule circonstance de son séjour irrégulier. La requête a été rejetée sans débat contradictoire, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2403328(TA38-2403328)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par l'union départementale des associations familiales de la Drôme, tutrice de Mme A, pour contester le refus du département de la Drôme d'accorder une aide sociale pour ses frais d'hébergement en EHPAD. En cours d'instance, Mme A a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune décision au fond n'a donc été rendue.