Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406866(TA38-2406866)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de deux associations demandant au juge d’enjoindre au préfet de créer une commission consultative de l’environnement pour l’aérodrome d’Albertville. La requête ne contenait pas de conclusions tendant à l’annulation d’une décision administrative, mais uniquement une demande d’injonction, ce qui est irrecevable en dehors des cas prévus par le code de justice administrative. L’ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.

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DécisionExécution d'un jugementAUTRE

TA38-2402251(TA38-2402251)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’une demande d’exécution de son jugement du 31 mai 2023, a constaté que le préfet de l’Isère n’avait pas entièrement exécuté cette décision en s’abstenant de réexaminer la situation de M. E par une décision explicite. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé une astreinte définitive de 100 euros par jour à l’encontre du préfet, s’il ne justifie pas avoir pris une décision explicite dans un délai de 15 jours suivant la notification du présent jugement. La solution retenue vise à contraindre l’administration à exécuter pleinement l’injonction de réexamen prononcée antérieurement.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2404537(TA38-2404537)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B A, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatif à l'état de santé, et une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme). Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, validé la délégation de signature, et jugé que l'avis du collège de médecins de l'OFII n'était pas contredit par des éléments suffisants, rejetant ainsi le moyen tiré de l'article L. 425-9 du CESEDA. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406522(TA38-2406522)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de la rectrice de l'académie de Grenoble refusant l'autorisation d'instruire en famille leur fille. Les requérants invoquaient l'urgence liée à la rentrée scolaire et des moyens tirés d'une erreur de droit sur le délai de recours, de l'éloignement de l'école et d'atteintes à leurs libertés. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, condition nécessaire pour ordonner la suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée, ainsi que les conclusions aux fins d'injonction.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407377(TA38-2407377)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C. Ce dernier demandait d'enjoindre au centre hospitalier spécialisé de la Savoie de missionner une infirmière à son domicile pour le réveiller afin d'éviter un retard professionnel. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait pas d'une situation d'urgence, ni d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, le défaut de missionnement d'une infirmière pour un réveil matinal ne portant pas atteinte au droit des personnes handicapées de travailler. La requête a été rejetée sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407369(TA38-2407369)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B tendant à la délivrance d'un titre de séjour "vie privée et familiale", au motif que cette mesure ne présente pas un caractère provisoire. Le juge a constaté que le préfet de l'Isère avait délivré à l'intéressé, postérieurement à l'introduction de la requête, une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 26 décembre 2024, permettant de sauvegarder ses libertés fondamentales. En conséquence, il a été décidé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions relatives à la délivrance de cette attestation.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2405634(TA38-2405634)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme C contestant l’exclusion définitive de leur enfant, confirmée par la rectrice de l’académie de Grenoble. Les requérants invoquaient uniquement la reconnaissance des faits par l’élève, ses excuses et la mise en place d’un suivi psychologique. Le juge a estimé que ces moyens étaient inopérants pour contester la légalité de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 7° du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2407309(TA38-2407309)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. C B de ses conclusions aux fins d'injonction, après que le préfet de l'Isère lui a accordé un rendez-vous pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requête initiale portait sur l'absence de rendez-vous, que le requérant estimait porter une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales (droit de travailler, vie privée et familiale). Le tribunal a condamné l'État à verser 900 euros à M. C B au titre des frais irrépétibles (article L. 761-1 du code de justice administrative).

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407338(TA38-2407338)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Drôme refusant le regroupement familial pour le fils de M. C, ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le fils étant devenu majeur et ne démontrant pas une situation d'isolement ou de détresse justifiant une mesure provisoire. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen des moyens de légalité. Les textes appliqués incluent l'accord franco-algérien de 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407276(TA38-2407276)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'EURL Ambulance Sesame. Celle-ci demandait la suspension de l'arrêté du 9 août 2024 par lequel l'Agence Régionale de Santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes avait retiré définitivement l'agrément de ses gérants pour effectuer des transports sanitaires terrestres. Le juge a estimé que la liberté d'entreprendre, bien que fondamentale, doit s'exercer dans le respect de la réglementation, notamment en matière de santé publique, et que le retrait d'agrément pour manquements graves ne constituait pas, en l'espèce, une atteinte grave et manifestement illégale à cette liberté. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le juge ayant constaté l'absence d'atteinte grave à une liberté fondamentale.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407340(TA38-2407340)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet de l'Isère concernant la demande de regroupement familial de M. C pour son épouse. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, le certificat médical produit ne démontrant pas une dégradation effective et immédiate de l'état de santé du requérant du fait de la séparation. En conséquence, la requête a été rejetée, sans examen du fond de la légalité de la décision administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2105702(TA38-2105702)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de Mme B, agent public, contestant le refus de lui accorder un congé de longue maladie (décision du 2 mars 2021) et son placement en disponibilité d'office pour raison de santé (décisions des 22 septembre et 23 novembre 2021). Le tribunal a annulé la décision de refus de congé de longue maladie, jugeant que l'administration s'était estimée à tort liée par l'avis du comité médical, méconnaissant ainsi sa propre compétence. Par voie de conséquence, les décisions de placement en disponibilité d'office ont également été annulées. La solution retenue s'appuie sur les principes généraux du droit administratif et les dispositions du décret du 14 mars 1986.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2207803(TA38-2207803)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par le préfet de l'Isère d'un déféré contestant la clause d'un acte de vente du 2 mai 2022 entre la commune de Vif et la société Prairies du Breuil, ainsi que la délibération du 20 juin 2022 autorisant le paiement de travaux de démolition et de désamiantage. Le préfet soutenait que cette clause constituait un marché public attribué sans mise en concurrence, en violation du code de la commande publique. Le tribunal a rejeté le déféré, considérant que la clause litigieuse ne constituait pas un marché public mais une modalité accessoire à la vente immobilière, relevant du droit privé. En conséquence, il a également rejeté la demande d'annulation de la délibération et condamné l'État à verser 1 500 euros à la commune de Vif et 1 000 euros à la société Prairies du Breuil au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2406714(TA38-2406714)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Drapo et de M. A, qui demandaient la condamnation de l'Agence nationale de l'habitat à verser une subvention de 4 000 euros au titre de "MaPrimeRénov'". Le juge a considéré que les conclusions indemnitaires étaient irrecevables, car les recours relatifs à une subvention relèvent du contentieux de l'excès de pouvoir et non du plein contentieux. Cette irrecevabilité, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, n'était pas susceptible d'être régularisée. La requête a donc été rejetée sans examen au fond.

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OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA38-2100535(TA38-2100535)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du maire de Grenoble suspendant sa rémunération pour absences injustifiées. En cours d’instance, la commune a retiré la décision attaquée et rétabli l’agent dans ses droits, rendant ce retrait définitif. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur la requête.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2406988(TA38-2406988)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant pakistanais, contestant l'arrêté du préfet de l'Isère du 13 septembre 2024 l'assigna à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne révélait pas de défaut d'examen de la situation personnelle. Il a également écarté les moyens tirés de l'illégalité de la décision, considérant que l'obligation de quitter le territoire français n'était pas caduque et que la demande de titre de séjour postérieure ne faisait pas obstacle à l'assignation. Enfin, la mesure a été jugée proportionnée et non contraire à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la nécessité d'assurer l'exécution de l'éloignement.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406953(TA38-2406953)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B A, ressortissant guinéen, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que l'OFII avait bien procédé à l'évaluation de la vulnérabilité du requérant, conformément aux articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que le refus était légalement fondé sur le dépôt d'une demande de réexamen de sa demande d'asile. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation et des demandes d'injonction.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2406718(TA38-2406718)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Drapo et de M. A, qui demandait la condamnation de l'Agence nationale de l'habitat à verser une subvention "MaPrimeRénov'". Le juge a estimé que les conclusions indemnitaires étaient irrecevables, car les recours relatifs à une subvention relèvent du contentieux de l'excès de pouvoir, et non du plein contentieux. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, sans qu'une régularisation soit possible.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2406719(TA38-2406719)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la société Drapo et de M. A, qui demandait la condamnation de l'Agence nationale de l'habitat au versement d'une subvention "MaPrimeRénov'". Le juge a rappelé que les litiges relatifs à l'octroi ou au refus d'une subvention relèvent du recours pour excès de pouvoir, et non du plein contentieux indemnitaire. En conséquence, les conclusions indemnitaires des requérants étaient irrecevables par leur objet et n'ont pu être régularisées. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406785(TA38-2406785)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par la SCI Alpperig d’une demande de suspension de l’arrêté du 19 juillet 2024 par lequel le maire de Fillière avait ordonné l’interruption de ses travaux. En cours d’instance, le maire a retiré cet arrêté le 17 septembre 2024. Le juge des référés a constaté que ce retrait privait d’objet la demande de suspension, prononçant un non-lieu à statuer sur ce point, et a rejeté les conclusions accessoires de la société.

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