Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2406948(TA38-2406948)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil suite à sa demande de réexamen d'asile. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était suffisamment motivée et que l'administration n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation. Il a notamment relevé que M. B n'avait pas apporté de preuves de sa vulnérabilité alléguée, malgré un entretien dédié. En conséquence, les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice ont été rejetées.
N° TA38-2404652(TA38-2404652)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Drôme refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture disposant d'une délégation régulière. Saisi sur le fond, le juge a examiné l'application des stipulations de l'accord franco-algérien (articles 6 et 7 bis) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, mais la suite du jugement, non reproduite, conclut au rejet des moyens soulevés.
N° TA38-2404625(TA38-2404625)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant malgache, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie refusant le renouvellement de son titre de séjour en tant que parent d'enfant français, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et l'erreur d'appréciation. Il a jugé que la décision de refus était fondée sur les dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les autres décisions étaient légales.
N° TA38-2406990(TA38-2406990)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a annulé l'arrêté du 29 août 2024 par lequel la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. B, un ressortissant soudanais demandeur d'asile. Le tribunal a jugé que l'OFII n'est pas une "autorité chargée de l'asile" au sens de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la décision attaquée, fondée sur des convocations pour la remise d'une attestation de demandeur d'asile, ne relevait pas des motifs légaux de cessation prévus par cet article. En conséquence, le tribunal a enjoint à l'OFII de rétablir M. B dans ses droits aux conditions matérielles d'accueil sous astreinte.
N° TA38-2407095(TA38-2407095)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment le défaut de motivation, la violation du droit d'être entendu et l'erreur de droit concernant l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, des conclusions à fin d'injonction et de la demande de renvoi d'une question préjudicielle à la Cour de justice de l'Union européenne. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les accords bilatéraux et européens applicables.
N° TA38-2305845(TA38-2305845)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Prairies du Breuil, qui demandait la condamnation de la commune de Vif à lui verser 481 645 euros HT pour des travaux de démolition et de désamiantage. Le tribunal a constaté que le déféré préfectoral contre l'acte de vente et la délibération approuvant le paiement avait été rejeté par un jugement du même jour, rendant le paiement désormais possible et privant d'objet la demande indemnitaire fondée sur l'enrichissement sans cause. En conséquence, les conclusions principales et accessoires (intérêts et frais de justice) ont été rejetées.
N° TA38-2103233(TA38-2103233)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les demandes de M. A, militaire, qui sollicitait la condamnation de l'État à lui verser 74 658,35 euros en réparation des préjudices résultant de son éloignement de son domicile et de son rapatriement anticipé de Libreville (Gabon). Le tribunal a jugé que les mesures d'éloignement, fondées sur les dispositions de l'article L. 4121-5 du code de la défense, étaient justifiées par l'intérêt du service et les nécessités de la vie en communauté, en raison de faits de violence conjugale commis par le requérant. Il a également estimé que le rapatriement anticipé n'était pas constitutif d'une faute de nature à engager la responsabilité de l'État, et que le préjudice moral invoqué n'était pas établi. En conséquence, les conclusions indemnitaires et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
N° TA38-2406758(TA38-2406758)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour "vie privée et familiale" de Mme B. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour et que le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme B et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de huit jours. La décision se fonde sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2103598(TA38-2103598)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme B contestant un arrêté du maire de Montbrison-sur-Lez autorisant des travaux de réparation sur un chemin rural. La requérante soutenait que ces travaux constituaient un élargissement irrégulier du chemin, relevant de la compétence du conseil municipal et nécessitant une procédure d'expropriation, et dénonçait un détournement de pouvoir au profit de l'association de chasse. Le tribunal a jugé que la requête n'était pas tardive en raison d'un affichage partiel de l'arrêté, mais a rejeté les conclusions d'annulation. Il a estimé que les travaux autorisés, consistant en un reprofilage et un élargissement limité, relevaient de la compétence du maire en vertu des articles L. 161-1 du code de la voirie routière et L. 161-9 du code rural, et que les moyens tirés du détournement de pouvoir et de procédure n'étaient pas fondés.
N° TA38-2104972(TA38-2104972)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête du syndicat des copropriétaires de la résidence Le Granier, qui imputait à la commune de Chambéry des désordres affectant son parking souterrain (infiltrations) causés par le passage de poids lourds sur la rue du commandant B. Le tribunal a estimé que la responsabilité pour faute de la commune n'était pas engagée, faute de lien de causalité direct entre l'utilisation de la voie et les désordres structurels, et que la responsabilité sans faute pour dommages de travaux publics ne pouvait être retenue. La solution s'appuie notamment sur les articles L. 2212-2 et L. 2213-1 du code général des collectivités territoriales.
N° TA38-2404152(TA38-2404152)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SAS L'Immobilière Groupe Casino, qui contestait son assujettissement à la taxe d'enlèvement des ordures ménagères pour 2015. La société soutenait que le taux de la taxe était disproportionné par rapport au coût réel du service, en violation de l'article 1520 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que l'excédent de recettes n'était pas manifestement disproportionné et que la substitution du taux de 2014, également non disproportionné, était possible. La demande de restitution et les frais de justice ont été rejetés.
N° TA38-2404063(TA38-2404063)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B A, ressortissante angolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que, malgré la présence de son frère en France, Mme B A ne justifiait pas d'une insertion personnelle, sociale ou professionnelle suffisante, ni de liens intenses ou de craintes fondées en cas de retour en Angola. La décision a été prise en application de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2406718(TA38-2406718)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Drapo et de M. A, qui demandait la condamnation de l'Agence nationale de l'habitat à verser une subvention "MaPrimeRénov'". Le juge a estimé que les conclusions indemnitaires étaient irrecevables, car les recours relatifs à une subvention relèvent du contentieux de l'excès de pouvoir, et non du plein contentieux. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, sans qu'une régularisation soit possible.
N° TA38-2406913(TA38-2406913)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme D, ressortissante géorgienne mariée à un Français. La condition d'urgence a été présumée satisfaite en raison du refus de renouvellement, et un doute sérieux a été retenu quant à la légalité de la décision au regard des articles L. 423-1 et L. 433-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer provisoirement un titre de séjour "vie privée et familiale" et un récépissé autorisant le travail, sans astreinte, et a condamné l'État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2406914(TA38-2406914)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, annule la décision du 4 septembre 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé à Mme A, ressortissante guinéenne, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal retient que cette décision méconnaît l'autorité de la chose jugée attachée à un précédent jugement du 8 août 2024, qui avait déjà annulé un refus similaire, et qu'elle est insuffisamment motivée au regard des articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il enjoint à l'OFII de rétablir les conditions matérielles d'accueil et met à sa charge une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2405634(TA38-2405634)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme C contestant l’exclusion définitive de leur enfant, confirmée par la rectrice de l’académie de Grenoble. Les requérants invoquaient uniquement la reconnaissance des faits par l’élève, ses excuses et la mise en place d’un suivi psychologique. Le juge a estimé que ces moyens étaient inopérants pour contester la légalité de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 7° du code de justice administrative.
N° TA38-2406709(TA38-2406709)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Drapo et de M. A, qui demandait la condamnation de l'Agence nationale de l'habitat à verser une subvention "MaPrimeRénov'" de 5 200 euros. Le juge a estimé que les conclusions indemnitaires présentées étaient irrecevables, car les litiges relatifs à une subvention relèvent du recours pour excès de pouvoir et non du plein contentieux indemnitaire. Cette irrecevabilité n'étant pas régularisable, la requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2406710(TA38-2406710)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de la société Drapo et de M. A qui demandait la condamnation de l'Agence nationale de l'habitat à verser une subvention "MaPrimeRénov'". La juridiction a jugé que les conclusions indemnitaires présentées étaient irrecevables, car les recours relatifs à une subvention relèvent du contentieux de l'excès de pouvoir et non du plein contentieux. Cette irrecevabilité, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, n'était pas susceptible d'être régularisée.
N° TA38-2406713(TA38-2406713)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la société Drapo et de M. A B, qui demandait la condamnation de l'Agence nationale de l'habitat au versement d'une subvention "MaPrimeRénov'". Le juge a rappelé que les recours relatifs à une subvention, qu'ils portent sur son octroi ou son exécution, relèvent du contentieux de l'excès de pouvoir et non du plein contentieux indemnitaire. En conséquence, les conclusions indemnitaires présentées étaient irrecevables par leur objet et non régularisables, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2406714(TA38-2406714)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Drapo et de M. A, qui demandaient la condamnation de l'Agence nationale de l'habitat à verser une subvention de 4 000 euros au titre de "MaPrimeRénov'". Le juge a considéré que les conclusions indemnitaires étaient irrecevables, car les recours relatifs à une subvention relèvent du contentieux de l'excès de pouvoir et non du plein contentieux. Cette irrecevabilité, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, n'était pas susceptible d'être régularisée. La requête a donc été rejetée sans examen au fond.