Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2405837(TA38-2405837)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence, a ordonné au préfet de l'Isère d'accueillir Mme B dans une structure d'hébergement adaptée, sous astreinte de 80 euros par jour de retard. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 19 juin 2024 sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, n'avait reçu aucune offre d'hébergement. Le tribunal a également admis Mme B à l'aide juridictionnelle provisoire et mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2406060(TA38-2406060)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné au préfet de l'Isère d'assurer le logement de Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 23 novembre 2023. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée (T3-T4) ne lui avait été proposée, le tribunal a enjoint au préfet de procéder à son relogement avant le 30 novembre 2024, sous astreinte. La solution retenue applique les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives au droit au logement opposable (DALO).
N° TA38-2405725(TA38-2405725)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours de plein contentieux, a été saisi par M. B A, reconnu prioritaire par la commission de médiation de l’Isère le 18 avril 2024 pour un hébergement d’urgence. Constatant qu’aucune offre adaptée à ses besoins ne lui avait été proposée, le tribunal a ordonné au préfet de l’Isère de lui fournir un hébergement dans un délai de deux mois, sous astreinte de 150 euros par jour de retard. Cette décision est fondée sur l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, qui permet au juge d’enjoindre l’administration en cas de carence après reconnaissance du caractère prioritaire par la commission de médiation.
N° TA38-2405720(TA38-2405720)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, fait droit à la requête de M. A. Ce dernier, reconnu prioritaire par la commission de médiation de l'Isère le 18 avril 2024, n'avait reçu aucune offre d'hébergement adaptée à ses besoins. Le tribunal ordonne donc au préfet de l'Isère de lui proposer une place dans une structure adaptée, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter d'un délai de deux mois suivant la notification de l'ordonnance. La demande de frais de justice est également accordée.
N° TA38-2406460(TA38-2406460)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B comme manifestement irrecevable. Celle-ci demandait, sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet de l'Isère d'exécuter une précédente ordonnance du 25 mars 2024 ordonnant son hébergement. Le tribunal rappelle que cette injonction et l'astreinte associée ont été prononcées sur le fondement spécifique de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, dont le régime d'exécution propre exclut l'application de la procédure de droit commun de l'article L. 911-4.
N° TA38-2407101(TA38-2407101)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a décliné sa compétence pour connaître de la requête de Mme A. Celle-ci contestait le refus de la maison départementale des personnes handicapées de l'Ardèche de lui octroyer un accompagnement des élèves en situation de handicap (AESH). Le juge a estimé que ce litige, portant sur une décision relative à l'aide humaine pour l'insertion scolaire, relève de la compétence du juge judiciaire en application des articles L. 142-1 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles. En conséquence, le dossier a été transmis au pôle social du tribunal judiciaire de Privas, compétent territorialement.
N° TA38-2404512(TA38-2404512)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à l'État de loger M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation de la Haute-Savoie le 21 mars 2024. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée n'avait été proposée au requérant, le tribunal a enjoint au préfet d'assurer son logement avant le 30 novembre 2024. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 500 euros par mois de retard à compter du 1er décembre 2024, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA38-2406704(TA38-2406704)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Drapo et de Mme A, qui demandaient la condamnation de l'Agence nationale de l'habitat à verser une subvention "MaPrimeRénov'". Le juge a estimé que les conclusions indemnitaires des requérants étaient irrecevables, car les recours relatifs à une subvention relèvent du contentieux de l'excès de pouvoir et non d'une action en condamnation pécuniaire. Cette irrecevabilité, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, n'était pas susceptible d'être régularisée.
N° TA38-2406700(TA38-2406700)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Drapo et de M. A, qui demandaient la condamnation de l'Agence nationale de l'habitat à verser une subvention "MaPrimeRénov'". Le juge a estimé que les conclusions indemnitaires étaient irrecevables, car les litiges relatifs à une subvention relèvent du recours pour excès de pouvoir et non du plein contentieux indemnitaire. Cette irrecevabilité, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, n'était pas susceptible d'être régularisée.
N° TA38-2406213(TA38-2406213)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné au préfet de l'Isère d'assurer le logement de Mme A, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation le 19 octobre 2023. Constatant qu'aucune offre de logement adapté (T1-T2) n'avait été proposée à la requérante, le tribunal a enjoint au préfet de procéder à son logement avant le 30 novembre 2024, sous astreinte.
N° TA38-2406705(TA38-2406705)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Drapo et de M. A, qui demandaient la condamnation de l'Agence nationale de l'habitat à verser une subvention "MaPrimeRénov'". Le juge a estimé que les conclusions indemnitaires étaient irrecevables, car les recours relatifs à une subvention relèvent du contentieux de l'excès de pouvoir et non du plein contentieux. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2405926(TA38-2405926)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence, a ordonné au préfet de l'Isère de loger M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 23 novembre 2023 pour un logement de type T5-T6 avec ascenseur. Constatant qu'aucune offre n'avait été faite, le tribunal a enjoint au préfet de proposer un logement adapté sous astreinte de 200 euros par jour de retard. La décision se fonde sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA38-2404022(TA38-2404022)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a condamné l’État à verser une provision de 200 euros à M. A, reconnu prioritaire pour un hébergement d’urgence, en raison de la carence fautive du préfet de l’Isère à lui proposer un logement dans le délai légal de six semaines suivant la décision de la commission de médiation du 19 octobre 2023. Cette carence, ayant perduré du 30 novembre 2023 au 5 mars 2024, a causé des troubles dans les conditions d’existence et un préjudice moral, engageant la responsabilité de l’État sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative et des dispositions du code de la construction et de l’habitation. La solution retenue est une indemnisation partielle, fixée à 200 euros, inférieure aux 800 euros demandés.
N° TA38-2405209(TA38-2405209)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A B d’un recours contestant le refus du département de l’Isère de lui attribuer une carte mobilité inclusion mention "stationnement pour personnes handicapées". Par un mémoire enregistré le 7 août 2024, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 25 septembre 2024, mettant ainsi fin à l’instance.
N° TA38-2404622(TA38-2404622)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B contestant le refus du président du conseil départemental de la Haute-Savoie de lui délivrer la carte mobilité inclusion avec mention "stationnement pour personnes handicapées". Le requérant n'a pas donné suite à la demande de régularisation qui lui avait été adressée, ne fournissant aucun élément médical ou argumentation pour étayer son recours. En application des articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, le tribunal a considéré que le moyen invoqué n'était manifestement pas assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. La décision est fondée sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles, notamment l'article L. 241-3.
N° TA38-2405113(TA38-2405113)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a condamné l'État à verser une provision de 7 450 euros à M. A, reconnu prioritaire pour un hébergement d'urgence. La carence fautive de l'État à exécuter la décision de la commission de médiation dans le délai légal de six semaines a engagé sa responsabilité. Cette somme indemnise les troubles dans les conditions d'existence subis par le requérant, contraint de dormir dans des conditions précaires. La décision se fonde sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives au droit à l'hébergement.
N° TA38-2405494(TA38-2405494)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi en référé par M. A pour faire suspendre la récupération d’indus d’aide personnalisée au logement, de revenu de solidarité active (RSA) et de primes exceptionnelles, notifiés par la CAF de l’Isère. Le juge des référés a rappelé que, conformément aux articles L. 262-4 du code de l’action sociale et des familles et L. 845-3 du code de la sécurité sociale, les recours administratifs et contentieux contre les décisions de récupération d’indus de RSA et de prime d’activité ont un caractère suspensif. En l’espèce, la CAF ayant déjà suspendu le recouvrement après le recours gracieux de M. A, et le département de l’Isère n’ayant procédé à aucun prélèvement, la requête a été rejetée comme dépourvue d’objet.
N° TA38-2406696(TA38-2406696)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Drapo et de M. A, qui demandaient la condamnation de l'Agence nationale de l'habitat à verser une subvention de 4 000 euros au titre de "MaPrimeRénov'". Le juge a considéré que les conclusions indemnitaires étaient irrecevables, car les recours relatifs à une subvention relèvent du contentieux de l'excès de pouvoir et non du plein contentieux. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, sans examen au fond.
N° TA38-2407274(TA38-2407274)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A qui demandait la suspension du refus du groupement hospitalier Portes de Provence d'autoriser la présence nocturne d'un proche auprès de sa grand-mère hospitalisée en gériatrie. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les visites étant possibles de 12h à 20h et l'état de santé de la patiente ne présentant pas de risque imminent de décès. Il a également relevé que la décision de l'hôpital n'était pas définitive et pourrait être révisée selon l'évolution de l'état de santé. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2407226(TA38-2407226)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A B contre un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire, s’est déclaré incompétent territorialement. En application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, il a transmis l’affaire au Tribunal administratif de Melun, compétent car le requérant résidait à Dammarie-les-Lys au moment de la décision attaquée.