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Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par une professeure des écoles contestant son affectation à l’école Nicole Othily pour l’année 2023-2024, au motif que sa bonification pour rapprochement de conjoint n’avait pas été prise en compte. En cours d’instance, le recteur a retiré la décision attaquée en affectant la requérante à une école plus proche de son domicile, rendant le litige sans objet. Le tribunal a donc constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête, en application des principes généraux du contentieux administratif.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par la SAS Grenke Location d’une demande de condamnation de la chambre des métiers et de l’artisanat de la Guyane (CMAG) à lui verser 81 758 euros au titre de la résiliation anticipée d’un contrat de location de matériels de bureautique, pour défaut de paiement des loyers. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la CMAG concernant la qualité pour agir du représentant de la société requérante. Sur le fond, le juge a écarté l’application du contrat en raison d’une irrégularité tenant à l’absence de qualité du signataire pour engager la CMAG. La solution retenue s’appuie sur les principes de loyauté des relations contractuelles et les règles de compétence des personnes publiques, en application du code de l’artisanat et du code de la commande publique.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par M. B A d’une demande d’indemnisation pour des conditions de détention indignes au centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly entre 2017 et 2023, invoquant notamment l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme et le code pénitentiaire. Le requérant dénonçait un espace vital insuffisant, un manque d’intimité, une alimentation et une hygiène défaillantes, ainsi que des installations dégradées. L’État, mis en demeure, n’a pas produit de mémoire en défense. Le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire et, après avoir examiné les faits, a reconnu la responsabilité de l’État pour manquement à son obligation de garantir des conditions de détention dignes. Il a condamné l’État à verser à M. A une somme totale de 12 000 euros en réparation de son préjudice moral, assortie des intérêts au taux légal à compter du 16 juin 2023, et a rejeté le surplus des conclusions.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a examiné la requête de Mme A, agent du CCAS de Saint-Laurent du Maroni, contestant la suppression de son poste, son reclassement et sa radiation des cadres pour abandon de poste. Le tribunal a annulé la délibération du 11 septembre 2023 supprimant son emploi, faute de saisine préalable du comité social territorial, en méconnaissance de l’article L. 542-2 du code général de la fonction publique. Par voie de conséquence, la décision de reclassement du 12 septembre 2023 et l’arrêté de radiation du 21 novembre 2023 ont également été annulés. Le CCAS a été condamné à verser à Mme A une indemnité de 10 000 euros pour ses préjudices moral et financier, avec intérêts et capitalisation, ainsi que 1 500 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. C, propriétaire sur le terrain d’assiette du projet, qui demandait l’annulation d’un arrêté du 18 juin 2024 du maire de Matoury délivrant un permis de démolir et un permis de construire valant division à la SARL Promeor pour un ensemble de 64 logements. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, notamment ceux relatifs à la motivation, à la qualité du pétitionnaire, à l’absence d’architecte ou à la méconnaissance du plan local d’urbanisme. Il a également écarté l’application de l’article L. 600-5-1 du code de l’urbanisme, aucune illégalité nécessitant une régularisation n’ayant été retenue. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme et de la loi sur l’architecture.
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Guyane de délivrer un rendez-vous à Mme A, ressortissante dominicaine, afin qu’elle puisse déposer sa première demande de titre de séjour. Le juge a retenu que la condition d’urgence était remplie compte tenu de l’ancienneté des démarches infructueuses de l’intéressée, de sa situation familiale (liée à un Français) et de l’absence de réponse de l’administration. La solution s’appuie sur le droit de tout étranger à voir sa situation examinée dans un délai raisonnable, en application du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant haïtien, qui demandait d’enjoindre au préfet de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une première demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières rendant nécessaire l’obtention rapide d’un rendez-vous, malgré ses allégations de présence en France depuis six ans et de projet de formation en alternance. La décision rappelle que l’urgence n’est présumée que pour les renouvellements de titres de séjour et non pour les premières demandes, sauf éléments spécifiques non établis en l’espèce.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. C, ressortissant haïtien, qui contestait un arrêté préfectoral du 23 mars 2023 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement motivé et fondé sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du préfet d’autoriser le regroupement familial pour sa partenaire pacsée. Le tribunal a relevé d’office que le préfet était en situation de compétence liée pour refuser la demande, car les dispositions des articles L. 434-1 et L. 434-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile réservent le regroupement familial aux couples mariés, à l’exclusion des partenaires liés par un pacte civil de solidarité. En conséquence, les moyens soulevés par le requérant, notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ont été écartés comme inopérants.
Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, agent de la chambre des métiers et de l’artisanat de la Guyane, qui demandait son affectation sur un poste à mi-temps thérapeutique aménagé. Le juge a estimé qu’une telle demande, visant à obtenir une décision définitive d’affectation, ne présentait pas un caractère conservatoire et était susceptible de faire obstacle à une décision de l’administration, ce qui la rendait manifestement irrecevable dans le cadre du référé.
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 16 décembre 2024 par lequel le préfet de la Guyane a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A, ressortissante haïtienne, et lui a fait obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la requérante ne justifiant pas d’une situation d’urgence particulière nécessitant une suspension immédiate de la décision. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu’il soit besoin d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de l’arrêté.
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 25 février 2025 plaçant M. B, professeur, en congé d'office pour un mois. Le juge a retenu que la condition d'urgence était caractérisée, la mesure portant une atteinte grave et immédiate à la réputation et aux conditions d'exercice des fonctions du requérant, sans que l'administration justifie d'un danger immédiat pour les élèves. La solution s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'éducation.
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté que la mesure d’éloignement (obligation de quitter le territoire français) prise à l’encontre de M. C, ressortissant brésilien, avait été exécutée le 24 janvier 2025. En conséquence, le juge a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions en suspension et en injonction, celles-ci étant devenues sans objet. Les conclusions accessoires présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire français sans délai et de l'interdiction de retour pour deux ans prise à l'encontre de M. A B, ressortissant péruvien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie, mais qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de la Guyane a été saisi d’un recours de M. C contestant les élections à la chambre d’agriculture de la Guyane du 31 janvier 2025. Par une ordonnance du 25 mars 2025, le tribunal a constaté que cette requête, enregistrée sous le n° 2500380, constituait un doublon d’une précédente requête (n° 2500187) déjà en cours d’instruction. En application des principes généraux de la procédure administrative contentieuse, il a ordonné la radiation de la requête n° 2500380 et le versement de ses pièces au dossier principal.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par Mme A B C d’un litige successoral l’opposant à sa demi-sœur. Par une ordonnance du 24 mars 2025, le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative. Il a rappelé que, conformément au principe de séparation des autorités administratives et judiciaires, les litiges entre personnes privées, tels que les droits dans une succession, relèvent de la compétence de l’ordre judiciaire. Cette solution a été prononcée sur le fondement du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de Mme B, ressortissante syrienne réfugiée. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, faute pour la requérante de démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation, notamment en raison de l'absence de preuve de la gravité de son état de santé ou de la privation effective de prestations sociales. La requête est donc rejetée par ordonnance motivée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C, ressortissant haïtien, qui contestait un arrêté préfectoral du 19 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée, mais que les moyens soulevés, notamment la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit à la vie privée et familiale) et de l'article 3 (risque de traitements inhumains en cas de retour à Haïti), n'étaient pas fondés. Il a relevé que M. C avait déposé une demande de réexamen d'asile depuis le centre de rétention et qu'un arrêté de maintien en rétention avait été pris dans l'attente de la décision de l'OFPRA, ce qui écartait toute atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales.
Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. A C, ressortissant syrien réfugié. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, faute pour le requérant d'établir une atteinte grave et immédiate à sa situation, notamment en ce qui concerne l'état de santé de sa mère ou la privation de prestations sociales. En conséquence, la requête est rejetée par ordonnance motivée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par Mme C d’une demande d’exécution d’une décision de la commission de médiation du droit au logement opposable la reconnaissant prioritaire. Le préfet de la Guyane a informé le tribunal qu’une offre de logement adaptée avait été formulée et acceptée par l’intéressée. Constatant que la demande était devenue sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.