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Le Tribunal Administratif de Lille a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A, ressortissant albanais, contre un arrêté préfectoral du 23 janvier 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, la méconnaissance des articles L. 423-22 et L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée, que la commission du titre de séjour n'avait pas à être saisie et que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral fondé sur les dispositions du CESEDA.
Le Tribunal Administratif de Lille, par une ordonnance du 28 novembre 2024, a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la condamnation de l'hôpital Saint Philibert de Lomme pour son préjudice lié à une suspension de fonctions pour défaut d'obligation vaccinale contre la Covid-19. Le tribunal a estimé que cet établissement, appartenant au groupement des hôpitaux de l'institut catholique de Lille (groupement de coopération sanitaire à gestion privée), relève du droit privé. En conséquence, le litige, portant sur un contrat de travail de droit privé, ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative mais de l'ordre judiciaire. La requête a été rejetée comme manifestement portée devant une juridiction incompétente, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi en référé suspension par Mme A, ressortissante guinéenne, contestant le refus implicite du préfet du Nord de lui délivrer un titre de séjour en tant que parent d'enfant réfugié. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante ne justifiant pas d'une situation de précarité administrative suffisamment grave pour justifier une suspension. Il a également relevé que la demande de titre de séjour était incomplète, ce qui empêchait la naissance d'une décision implicite de rejet. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 3 mars 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation soulevés contre l'ensemble des décisions. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation pour excès de pouvoir, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, agent public suspendu, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre à la commune de Lille de lui verser son traitement maintenu par une décision du 16 août 2024. Le juge des référés a estimé que la demande était irrecevable en raison du caractère subsidiaire de cette procédure, M. B ayant la possibilité de contester la décision de non-paiement par un référé suspension (article L. 521-1). La condition d'urgence et d'utilité n'a pas été examinée au fond, la requête étant rejetée pour ce motif procédural.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion du 13 juin 2024 pris par le préfet du Pas-de-Calais à l'encontre de M. C, ressortissant turc. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant étant incarcéré et ne justifiant pas d'un préjudice grave et immédiat, et qu'aucun moyen soulevé n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 631-1 et L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 311-4 du code pénal.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui demandait la décharge de ses impositions pour 2020-2022. Le requérant n’a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision de l’administration fiscale sur sa réclamation préalable ni la preuve de dépôt de cette réclamation, en méconnaissance des articles R. 412-1 du code de justice administrative et R. 190-1 du livre des procédures fiscales. L’ordonnance se fonde sur le 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur une requête de M. B, ressortissant malien, a examiné sa demande d’injonction visant à obtenir la délivrance d’un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative. Le tribunal a constaté que le préfet du Nord avait délivré le récépissé sollicité postérieurement à l’introduction de la requête, rendant les conclusions principales sans objet. En conséquence, il n’a pas été statué sur la demande d’injonction, mais l’État a été condamné à verser 800 euros à l’avocate de M. B au titre des frais de justice, sous réserve de l’admission définitive de son client à l’aide juridictionnelle.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante gabonaise d'une demande de mesures utiles visant à obtenir la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour, afin de pouvoir poursuivre son activité professionnelle. En cours d'instance, le préfet du Nord a notifié à la requérante une nouvelle attestation de prolongation valable jusqu'au 20 janvier 2025. Par conséquent, le juge a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en formation de première chambre, a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. B F contre un arrêté préfectoral du 7 mars 2022 lui infligeant une amende de 1 500 euros pour publicité illicite, et contre le titre exécutoire émis par la commune d’Essars pour le recouvrement de cette somme. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l’incompétence de l’auteur de l’acte, du vice de procédure lié à l’absence d’assermentation de l’agent verbalisateur, et de l’illégalité de l’arrêté de mise en demeure préalable. La solution retenue est le rejet des requêtes, fondé sur l’application des articles L. 581-26 et L. 581-40 du code de l’environnement, le tribunal ayant considéré que les moyens étaient infondés et que le préfet avait compétence pour édicter l’amende.
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. A B d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté du préfet du Pas-de-Calais du 9 juillet 2024 l’assignant à résidence. Le requérant s’est borné à annoncer un mémoire complémentaire sans le produire, malgré une mise en demeure. En application des articles R. 612-5 et R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté le désistement d’office et donné acte de ce désistement. La demande d’aide juridictionnelle provisoire a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers n'étaient pas fondés, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment établis en France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier contestait les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu auxquelles il avait été assujetti au titre des années 2012 et 2014, ainsi que les pénalités correspondantes, à la suite d'une vérification de comptabilité de son activité de vente de bijoux. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'irrégularité de la procédure d'imposition, de la prescription et du bien-fondé des impositions. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en plein contentieux, était saisi par M. B d’une demande de réduction des impositions (impôt sur le revenu et contribution exceptionnelle sur les hauts revenus) auxquelles il a été assujetti au titre de l’année 2020 pour des gains réalisés lors de tournois de poker en ligne. Le requérant soutenait que ces gains, issus de jeux de hasard à caractère aléatoire, ne relevaient pas de la catégorie des bénéfices non commerciaux (BNC) et que sa pratique était récréative, non professionnelle. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’administration fiscale avait correctement appliqué l’article 92 du code général des impôts, les gains étant imposables en BNC dès lors que la pratique habituelle du poker, même en ligne, permettait d’atténuer l’aléa et constituait une occupation lucrative.
Le Tribunal administratif de Lille annule l'arrêté du 19 avril 2022 par lequel le préfet du Pas-de-Calais a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A, ressortissante algérienne. Le tribunal estime que ce refus méconnaît les stipulations du paragraphe 5 de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, compte tenu de la durée de son séjour, de sa vie familiale avec son époux malade et leurs enfants scolarisés en France. En conséquence, il enjoint au préfet de lui délivrer un certificat de résidence portant la mention "vie privée et familiale".
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B, infirmière suspendue sans rémunération pour défaut de vaccination contre la Covid-19, qui demandait 25 000 euros de dommages et intérêts à l’EPSM de l’agglomération lilloise. Le tribunal a d’abord écarté les fins de non-recevoir soulevées par l’établissement, jugeant que la décision de suspension, bien qu’ayant un objet pécuniaire, ne présentait pas un caractère purement pécuniaire et n’était pas indivisible, permettant ainsi la recevabilité des conclusions indemnitaires. Sur le fond, il a estimé que la suspension était légalement fondée sur la loi du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire, et qu’aucune faute de nature à engager la responsabilité de l’EPSM n’était établie. La demande de Mme B a donc été rejetée.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête en référé de M. B, qui demandait la délivrance ou le renouvellement de son titre de séjour. La requête a été présentée par une personne (fondatrice de la société "ATW immigration services") ne faisant pas partie des mandataires habilités à représenter un requérant en justice, en violation des articles R. 431-2 et R. 431-5 du code de justice administrative. Le juge des référés a donc appliqué la procédure de rejet sans instruction prévue à l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. F contestant l’arrêté du 7 mars 2022 par lequel le préfet du Pas-de-Calais lui a infligé une amende de 1 500 euros pour avoir apposé une publicité sans autorisation sur un panneau de signalisation, en méconnaissance de l’article L. 581-24 du code de l’environnement. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire, de vice de procédure (absence d’information préalable et défaut d’assermentation de l’agent) et d’illégalité de l’arrêté de mise en demeure, jugeant que la procédure prévue à l’article L. 581-26 du même code avait été régulièrement suivie. La solution retenue confirme la légalité de la sanction administrative fondée sur le code de l’environnement.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lille rejette la requête en référé suspension de M. A, ressortissant marocain, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour "passeport talent carte bleue européenne". Le juge des référés estime que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas remplie, car la demande de renouvellement de M. A, déposée hors délai, est considérée comme une première demande, ce qui ne fait pas bénéficier l'intéressé de la présomption d'urgence. En l'absence de démonstration d'une atteinte grave et immédiate à sa situation personnelle ou professionnelle, la requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a été saisi par M. A d’une demande de liquidation d’astreinte à l’encontre de l’État, en raison de l’inexécution d’une précédente ordonnance du 12 septembre 2024. Cette ordonnance enjoignait au préfet du Nord de réexaminer la situation de M. A et de lui délivrer un récépissé sous astreinte. Le tribunal a constaté que le préfet avait finalement notifié une attestation de prolongation d’instruction et pris une décision de délivrance d’une carte de résident, régularisant ainsi la situation. En conséquence, le tribunal a rejeté la demande de liquidation de l’astreinte, estimant que les obligations avaient été exécutées. La décision s’appuie sur les articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative.