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Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A qui demandait à se voir délivrer une convocation pour obtenir un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant d'avoir étayé ses affirmations concernant sa situation financière et professionnelle, et compte tenu de l'ancienneté de sa demande (février 2024). La requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en juge unique, a annulé la décision du 25 novembre 2022 par laquelle la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiales du Nord avait refusé la remise gracieuse d'un indu de prime d'activité de 1 330,83 euros réclamé à Mme B. Le tribunal a accordé la remise totale de cette dette, estimant que la requérante, qui avait omis de déclarer son statut d'étudiante salariée, était de bonne foi et se trouvait en situation de précarité, son quotient familial étant de 952 euros. La solution est fondée sur l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui permet une remise en cas de bonne foi ou de précarité, et sur le décret n° 2024-396 du 29 avril 2024 fixant le montant forfaitaire du RSA.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en juge unique, a examiné la demande de Mme B visant à obtenir la remise totale d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 652,79 euros, après qu’une remise partielle de 413,20 euros lui a été accordée. Le tribunal a reconnu la bonne foi de la requérante, l’indu résultant d’une incompréhension et non d’une dissimulation volontaire. Toutefois, il a estimé que sa situation financière, avec un quotient familial de 2 234 euros en septembre 2024, n’était pas suffisamment précaire pour justifier une remise totale, le montant forfaitaire du RSA étant fixé à 635,71 euros pour une personne seule. Par conséquent, le tribunal a rejeté la demande de remise totale et celle de mise en place d’un échéancier, en application des articles L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles et du décret n° 2024-396 du 29 avril 2024.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet du Nord de lui fixer un rendez-vous pour la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour. Le tribunal a constaté que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande de renouvellement avait fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, faire droit à la demande de Mme B reviendrait à faire obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce que le juge des référés ne peut autoriser.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 742,29 euros. Le juge a reconnu la bonne foi de l’intéressé, qui avait déclaré par erreur sa pension de retraite comme un salaire, mais a estimé que sa situation de précarité n’était pas établie, son quotient familial (720 euros) dépassant le montant forfaitaire du RSA (635,71 euros). La décision s’appuie sur l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui conditionne la remise à la bonne foi ou à la précarité du débiteur.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en juge unique sur un recours de plein contentieux, a accordé la remise totale de la dette de revenu de solidarité active (RSA) de Mme B. La requérante contestait une décision du président du conseil départemental du Pas-de-Calais qui n'avait accordé qu'une remise partielle de l'indu. Le tribunal a estimé que Mme B était de bonne foi, l'indu résultant d'un retard de la CARSAT, et qu'elle se trouvait dans une situation de précarité financière l'empêchant de rembourser sa dette. La décision se fonde sur l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, qui permet une remise en cas de bonne foi ou de précarité.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus du président du conseil départemental du Pas-de-Calais de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement". La décision a été prise sur le fondement des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que de l'arrêté du 3 janvier 2017. Le tribunal a estimé que, malgré les problèmes de santé invoqués par la requérante (arrêt de travail, fibromyalgie, suivis médicaux), son état ne remplissait pas les critères stricts de réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied (périmètre de marche inférieur à 200 mètres, recours systématique à une aide humaine ou à un appareillage, ou oxygénothérapie). Par conséquent, la solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de la décision de refus.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en juge unique, a examiné la demande de Mme A tendant à obtenir la remise totale d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 5 853,51 euros, après que le président du conseil départemental du Pas-de-Calais n’en a accordé qu’une remise partielle. Le tribunal a constaté que le département, bien que mis en demeure, n’a pas produit de mémoire, ce qui vaut acquiescement aux faits allégués par la requérante. Sur le fond, le juge a reconnu la bonne foi de Mme A, l’indu résultant d’une erreur administrative et non d’une fraude, mais a relevé qu’elle n’invoquait aucune difficulté financière justifiant une remise totale. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal estimant que la remise partielle déjà accordée était suffisante au regard des dispositions des articles L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles et R. 612-6 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé l'arrêté du 7 avril 2023 par lequel le préfet du Nord a refusé un titre de séjour à Mme A, ressortissante algérienne, et l'a obligée à quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu de sa présence en France depuis 2014 et de la résidence régulière de sa mère, son frère et sa sœur sur le territoire. Le tribunal a ainsi annulé les décisions de refus de séjour, d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de destination.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du 4 avril 2023 du préfet de la Côte d'Or lui retirant sa carte de résident pour conjoint de français, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que le préfet avait compétence pour retirer le titre de séjour sur le fondement de l'article L. 432-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en raison de la cessation de la communauté de vie, et que la procédure contradictoire prévue à l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration avait été respectée. La solution retenue confirme la légalité du retrait, de l'obligation de quitter le territoire et de la fixation du pays de destination, en application de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et des articles L. 423-6 et L. 432-5 du CESEDA.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de la société sud-africaine Cavanna Tours Ltd, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2010 à 2016. Le tribunal a jugé que l'administration avait légalement établi l'existence d'un établissement stable en France, au sens de la convention fiscale franco-sud-africaine, justifiant l'imposition des bénéfices réalisés en France. La procédure de taxation d'office a été validée, et les moyens relatifs à l'insuffisance de motivation de la notification et des pénalités ont été écartés comme inopérants ou non fondés. La décision s'appuie sur les articles 209 du code général des impôts et 5 et 7 de la convention fiscale.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, dirigeant d'une société sud-africaine, contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et contributions sociales au titre de 2016. Le tribunal a jugé que la procédure de rectification était régulière et que l'administration avait démontré l'existence d'un établissement stable en France, conformément à l'article 5 de la convention fiscale franco-sud-africaine. La solution retenue confirme le bien-fondé des impositions et des pénalités pour mauvaise foi, appliquées sur le fondement des articles 109-1-1° du code général des impôts et L. 57 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête en référé suspension de M. A, ressortissant béninois, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Nord. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A n'a pas démontré que sa demande de titre relevait d'un renouvellement, et n'a pas justifié de circonstances particulières nécessitant une mesure provisoire. De plus, les conclusions contre l'obligation de quitter le territoire étaient irrecevables, leur exécution étant suspendue par l'introduction du recours au fond. La requête a donc été rejetée sans instruction ni audience, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la société JMD Associés, qui contestait une cotisation supplémentaire d'impôt sur les sociétés au titre de l'exercice clos en 2015. Le litige portait sur la minoration de la valeur des titres de la SARL Voirie et Réseaux Lillois lors d'une réduction de capital, l'administration fiscale ayant réintégré un écart de prix comme libéralité. Le tribunal a jugé que la méthode d'évaluation par comparaison entre valeur mathématique et valeur de productivité était pertinente, et a écarté les arguments de la société (crise du secteur, résultats exceptionnels, décotes). La décision s'appuie sur les articles 38 et 209 du code général des impôts, confirmant l'acte anormal de gestion.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête en référé suspension de Mme C, ressortissante brésilienne, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour en tant que conjointe d’un réfugié. La requête a été jugée manifestement irrecevable, faute pour la requérante d’avoir apporté la preuve de l’existence de la décision contestée, notamment en ne produisant aucun accusé de réception ou justificatif d’envoi de sa demande. Le juge des référés a appliqué l’article L. 522-3 du code de justice administrative pour rejeter l’affaire sans instruction ni audience, et a également refusé l’aide juridictionnelle provisoire.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, qui contestait des rappels de taxe sur la valeur ajoutée pour 2018-2019. Le requérant invoquait plusieurs irrégularités de procédure, notamment un défaut de notification de la proposition de rectification et une motivation insuffisante. Le tribunal a jugé que la notification était régulière, car le pli recommandé, présenté à la bonne adresse et retourné après mise en instance, suffit à prouver la notification. Les autres moyens, dont le défaut de communication de documents et l'absence de justification des rappels, ont également été écartés. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant iranien, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord fixant l'Iran comme pays de destination pour exécuter une interdiction judiciaire définitive du territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, prise par une autorité compétente, et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention contre la torture n'étaient pas fondés, faute de preuves de risques personnels et actuels en cas de retour. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 641-1 et L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme C, ressortissante algérienne, contestant un arrêté préfectoral du 21 mars 2023 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a opéré une substitution de base légale, écartant l'application de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile au profit des stipulations du 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, seul applicable aux Algériens. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement s'inscrit dans le cadre du contentieux de l'excès de pouvoir, en appliquant les stipulations de l'accord franco-algérien et les conventions internationales invoquées (CEDH et Convention internationale des droits de l'enfant).
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet du Nord du 24 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant son pays de destination et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance des articles 8 et 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, et des erreurs d'appréciation concernant l'absence de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales prises sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. et Mme B contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2017 et 2018, assorties de pénalités. Les requérants invoquaient l'irrégularité de la procédure de taxation d'office et le caractère excessif des impositions, notamment concernant des remboursements de frais médicaux et des revenus fonciers. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer partiel suite à un dégrèvement de 318 euros prononcé par l'administration pour 2018. Sur le surplus, la décision se prononce sur la régularité de la procédure, en application des articles L. 66 et L. 76 du livre des procédures fiscales.