33 598 décisions disponibles — page 725/1680
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. B, ressortissant guinéen, d’un recours pour excès de pouvoir contre les décisions du préfet du Nord des 6 juin 2023 et 15 janvier 2024 rejetant sa demande de titre de séjour en qualité de membre de famille de réfugié. M. B s’est désisté de ses conclusions après que le préfet lui a délivré la carte de résident sollicitée le 4 juillet 2024. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple et a condamné l’État à verser 1 000 euros à son avocat au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation, de défaut d'examen particulier, et de méconnaissance du principe non bis in idem, considérant que la décision de police administrative n'est pas une sanction pénale. Il a estimé que le préfet avait légalement pu refuser le titre de séjour sur le fondement de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de la menace à l'ordre public constituée par les violences conjugales commises par le requérant, sans que la présence de son enfant français ne fasse obstacle à cette mesure.