7 917 décisions disponibles — page 38/396
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. et Mme A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 10 octobre 2023 par lequel la maire de Rilhac-Rancon s’est opposée à leur déclaration préalable pour l’arrachage d’une haie et la construction d’un mur. Les requérants contestaient cette décision en invoquant une rupture d’égalité avec d’autres constructions voisines. Par un mémoire du 3 octobre 2025, ils se sont désistés de leur requête après avoir trouvé une solution amiable avec la commune. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sans examiner le fond du litige, en application des dispositions du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi par la CGT Éduc’action Limousin d’une action en reconnaissance de droits visant à faire bénéficier les assistants d’éducation des établissements publics locaux d’enseignement de l’académie de Limoges des majorations horaires prévues à l’article 5 de l’arrêté du 15 janvier 2002. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que cet arrêté ne s’applique qu’aux personnels ingénieurs, administratifs, techniques, ouvriers, sociaux, de santé, de service et d’encadrement, et non aux assistants d’éducation, dont le statut est régi par le code de l’éducation et le décret n° 2003-484 du 6 juin 2003. En conséquence, la situation juridique des assistants d’éducation n’est pas identique à celle des personnels visés par l’arrêté, et le principe d’égalité de traitement ne peut être invoqué pour étendre un régime juridique différent.
Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi par M. B... D... d’une demande indemnitaire visant à engager la responsabilité du centre hospitalier de Tulle pour le décès de son père, survenu lors d’une prise en charge par le Samu. Le requérant invoquait un défaut de moyens humains ayant conduit à une prise en charge insuffisante. Le tribunal a estimé ne pas disposer d’éléments suffisants pour se prononcer sur l’existence d’une faute, d’une perte de chance ou sur l’évaluation des préjudices. Par conséquent, avant dire droit, il a ordonné une expertise médicale sur le fondement de l’article R. 621-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné les requêtes de M. A..., propriétaire riverain et contribuable local, contestant les délibérations du conseil municipal de Mailhac-sur-Benaize relatives au déclassement de la fin de la voie communale n° 20. La juridiction a jugé que la délibération n° 2024-04, qui se prononçait sur le résultat de l'enquête publique, constituait une mesure préparatoire insusceptible de recours. Sur le fond, le tribunal a rejeté les conclusions dirigées contre les délibérations de déclassement (n° 2023-29 bis et n° 2024-05), en considérant que M. A... justifiait d'un intérêt à agir mais que les moyens soulevés (défaut de motivation, erreur de droit, erreur manifeste d'appréciation et détournement de pouvoir) n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et du code de la voirie routière.
Le Tribunal Administratif de Limoges (1ère chambre) a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. et Mme F..., ressortissants algériens, contre les arrêtés du préfet de la Haute-Vienne du 28 avril 2025 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d’un an. Les requérants invoquaient notamment l’irrégularité de la procédure faute de saisine de la commission du titre de séjour, une erreur de fait et de droit sur l’absence de bulletins de paie et d’autorisation de travail, ainsi qu’une méconnaissance de leur droit à une vie privée et familiale normale et de l’intérêt supérieur de leurs enfants. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, estimant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, et a mis à la charge de M. F... une somme de 750 euros au titre des frais de justice. La décision s’appuie sur l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. C..., ressortissant algérien, qui contestait les arrêtés du préfet de la Haute-Vienne du 28 octobre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi, prononçant une interdiction de retour de cinq ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance du droit d'être entendu, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi en référé-suspension par plusieurs associations et particuliers contre l’arrêté préfectoral du 22 juillet 2025 autorisant l’aménagement de la RN 147, incluant un défrichement de 15,66 ha, et le permis d’aménager du 21 juillet 2025 pour la création d’un viaduc. Les requérants invoquent l’urgence, présumée en vertu de l’article L. 600-3 du code de l’urbanisme, en raison du caractère irréversible du défrichement et de ses impacts sur les espèces protégées. Ils soulèvent plusieurs moyens de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions, notamment l’incompétence du signataire, l’insuffisance de l’étude d’impact au regard des articles R. 122-5 du code de l’environnement, et l’irrégularité de l’enquête publique. La décision du juge des référés n’est pas mentionnée, mais la solution retenue dépendra de l’appréciation de ces conditions.
Le Tribunal Administratif de Limoges était saisi par M. A..., propriétaire riverain et contribuable, de deux requêtes en annulation pour excès de pouvoir visant des délibérations du conseil municipal de Mailhac-sur-Benaize relatives au déclassement d’une portion de la voie communale n°20. La première requête (n°2302012) contestait la délibération du 21 septembre 2023, tandis que la seconde (n°2400481) attaquait les délibérations du 26 janvier 2024, dont l'une a retiré et remplacé l'acte initial. Le tribunal a jugé irrecevable la demande d'annulation de la délibération n°2024-04, la qualifiant de mesure préparatoire insusceptible de recours. Sur le fond, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions, considérant que le requérant ne justifiait pas d'un intérêt suffisant à agir, et a mis à sa charge les frais de justice.
Le Tribunal administratif de Limoges, saisi sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Indre d'exécuter le jugement du 5 mars 2024. Ce jugement avait condamné l'État à verser 1 200 euros à Me Durançon au titre des frais de justice, somme restée impayée malgré la renonciation de l'avocate à l'aide juridictionnelle. Constatant l'inexécution et l'acquiescement du préfet aux faits, le tribunal a ordonné le paiement sous un mois, assorti d'une astreinte de 100 euros par jour de retard et des intérêts légaux majorés. La décision applique les articles L. 911-4 et R. 612-6 du code de justice administrative, ainsi que l'article L. 313-3 du code monétaire et financier.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B... contre l'arrêté préfectoral du 16 avril 2025. La requérante contestait l'obligation de quitter le territoire français, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut d'examen et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes de M. A... C... contestant les actes de poursuite (mises en demeure et saisies administratives à tiers détenteur) émis pour le recouvrement de rappels de TVA dus par la SCI de Grasse, dont il était associé. Le tribunal a jugé que les moyens relatifs à la régularité formelle des actes de poursuite relevaient de la compétence du juge judiciaire et étaient donc irrecevables devant la juridiction administrative. Il a également écarté le moyen tiré de l'absence de poursuites préalables contre la société, faute pour le requérant de l'avoir invoqué dans sa réclamation préalable obligatoire. Enfin, sur le fond, le tribunal a considéré que la cession des parts sociales par M. A... C... en 2020, non publiée au registre du commerce et des sociétés avant septembre 2022, ne lui permettait pas d'échapper à sa qualité d'associé solidaire au moment de l'émission des avis de mise en recouvrement, en application des articles 1857 et 1858 du code civil.
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en plein contentieux, a examiné la requête de M. A... qui contestait le refus implicite de la commune de Coings et du conseil médical départemental de l'Indre d'organiser une nouvelle expertise médicale pour reconnaître son état de santé comme maladie professionnelle consécutive à un accident de travail. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, considérant que les décisions attaquées ne constituaient pas des actes faisant grief, mais de simples actes préparatoires à un éventuel avis de la commission de réforme. Il a également relevé que la requête était tardive. La solution s'appuie sur les dispositions de l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale.
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne du 27 octobre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée, qu'elle ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et que le refus de délai de départ volontaire était justifié par un risque de fuite. La solution s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a été saisi par la société Pépin de banane architecture afin d'annuler la procédure d'appel d'offres lancée par la commune de Saint-Yrieix-la-Perche pour la réhabilitation d'une friche. La société requérante soutenait que la commune avait méconnu les obligations de publicité et de mise en concurrence en utilisant des sous-critères non divulgués pour évaluer les offres, ce qui aurait influencé son classement et violé le principe d'égalité de traitement. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la procédure de passation du marché n'était entachée d'aucun manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence, et a condamné la société requérante à verser 2 000 euros à la commune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C... A..., ressortissant djiboutien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 10 juillet 2025 lui refusant un titre de séjour et prononçant son éloignement. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas méconnu les articles L. 423-23 et L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C... A..., y compris ses demandes d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Limoges, par une ordonnance du 10 novembre 2025, a rejeté la requête de Mme et M. C... contestant la récupération par la CARSAT Centre Ouest d’une dette de 82 766,14 euros sur la succession de M. A... C..., au titre de l’allocation de solidarité aux personnes âgées. Le tribunal s’est déclaré incompétent pour connaître de ce litige, estimant qu’il relève de la compétence des juridictions judiciaires en application des articles L. 815-13, L. 815-15, L. 142-8 et R. 815-50 du code de la sécurité sociale. La solution retenue est le rejet pour incompétence de la juridiction administrative, sans examen au fond.
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait des mesures urgentes pour obtenir le versement de l'allocation aux adultes handicapés (AAH) et la protection universelle maladie. Le juge a relevé que, en application des articles L. 821-5 du code de la sécurité sociale et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, les litiges relatifs à l'AAH et à la protection universelle maladie relèvent de la compétence du juge judiciaire, et non de la juridiction administrative. Constatant que le tribunal administratif était manifestement incompétent, il a rejeté la requête sans examiner la condition d'urgence, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Limoges a donné acte du désistement de Mme A..., qui contestait la décision du 28 février 2025 fixant sa rétribution d’avocate à 10 unités de valeur pour une instance devant le tribunal de Bordeaux. La requête avait été transmise par le Conseil d’État en application de l’article R. 312-5 du code de justice administrative. Constatant que le désistement était pur et simple, le tribunal a prononcé une ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Limoges a constaté le désistement de Mme C... de sa requête en annulation de la décision d'intégration d'un agent dans le corps des TSEF. Ce désistement est intervenu en application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, faute pour la requérante d'avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés. L'ordonnance donne acte de ce désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Limoges a donné acte du désistement de Mme B... épouse D... de sa requête en excès de pouvoir, qui visait l’annulation du refus implicite du maire de Brive de lui communiquer les statuts et procès-verbaux d’un syndicat. La solution retenue est un désistement pur et simple, acté sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions de la requérante au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées, aucune circonstance ne justifiant leur admission.