Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2501310(TA87-2501310)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, un ressortissant cambodgien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne du 8 mai 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a d'abord écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, jugeant qu'il y avait lieu de statuer sur les conclusions en annulation. Sur le fond, il a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé au regard de l'article L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, il a considéré que l'obligation de pointage quotidien, fondée sur l'article L. 731-1 du même code, était nécessaire, adaptée et proportionnée à l'objectif d'exécution de la mesure d'éloignement, et ne portait pas une atteinte disproportionnée à la liberté d'aller et venir du requérant.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA87-2501297(TA87-2501297)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, rejette la requête de M. D, ressortissant surinamien, qui contestait son assignation à résidence dans la commune de Brive-la-Gaillarde pour une durée de quarante-cinq jours, prise par le préfet de la Corrèze le 2 juillet 2025. Le juge estime que la décision contestée, fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), n'est entachée ni d'erreur d'appréciation, ni de disproportion, et ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il relève que l'assignation à résidence est une mesure nécessaire pour garantir l'exécution de l'arrêté d'expulsion dont M. D fait l'objet. Par conséquent, la requête est rejetée dans son ensemble.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2501334(TA87-2501334)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, constatant que le délai de recours contentieux de sept jours, prévu par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était expiré et que le délai raisonnable de six mois pour contester la décision, notifiée le 8 novembre 2024, était également dépassé. La solution retenue se fonde sur le principe de sécurité juridique et les dispositions de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2501341(TA87-2501341)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a annulé la décision du 8 juillet 2025 par laquelle le directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) avait refusé à l'enfant mineur F H C D le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a relevé d'office que la décision était fondée sur un motif de tardiveté du dépôt de la demande d'asile, sans que l'Ofii ait examiné la situation de vulnérabilité particulière de l'enfant, méconnaissant ainsi l'article 3§1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. En conséquence, il a enjoint à l'Ofii de réexaminer la demande dans un délai de huit jours, sans astreinte. La solution s'appuie notamment sur la directive 2013/33/UE et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2501275(TA87-2501275)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. G..., ressortissant guinéen, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement UE n° 604/2013. Le tribunal a admis provisoirement l'intéressé à l'aide juridictionnelle, mais a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut d'examen, la méconnaissance du droit à l'information, le vice de procédure, l'atteinte à la vie privée et familiale (articles 8 de la CESDH et 7 de la Charte des droits fondamentaux), et l'absence d'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2501300(TA87-2501300)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 8 juillet 2025 fixant le pays de renvoi en exécution d'une interdiction judiciaire définitive du territoire français. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la procédure contradictoire, incluant un délai de sept jours pour présenter des observations, avait été respectée. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé, compte tenu de son absence d'attaches familiales en France, et qu'il n'était pas établi qu'il serait exposé à des traitements inhumains ou dégradants en Algérie. La solution retenue s'appuie sur les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2501269(TA87-2501269)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. A se disant M. D C, ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 30 juin 2025 du préfet de la Corrèze fixant le pays de renvoi en exécution d'une interdiction judiciaire de retour sur le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée, que la procédure contradictoire avait été respectée et que l'état de santé de l'intéressé ne faisait pas obstacle à son éloignement. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni ne méconnaissait l'article 3 de cette même convention ou l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2501273(TA87-2501273)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a jugé que la compétence du signataire de l'arrêté était établie et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance du droit à l'information, le défaut de procédure contradictoire, l'atteinte à la vie privée et familiale, ainsi que la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, sans faire application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA87-2501206(TA87-2501206)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi en référé par des associations de protection de la nature pour suspendre l'arrêté préfectoral du 12 juin 2025 autorisant une période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau en Haute-Vienne. Les requérantes invoquaient l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, notamment en raison de l'absence de preuve des dégâts agricoles et du risque pour les blaireautins, en violation des articles L. 424-10 et L. 425-4 du code de l'environnement. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'abattage de spécimens adultes ne constituant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à un intérêt public ou aux intérêts des associations. Aucune suspension n'a donc été ordonnée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2501064(TA87-2501064)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, qui contestait un arrêté préfectoral suspendant son permis de conduire pour six mois suite à un contrôle positif aux stupéfiants. Le requérant contestait la réalité de l'infraction, mais le tribunal a jugé ce moyen inopérant, relevant que la contestation de l'infraction relève de la compétence de l'autorité judiciaire. En l'absence de tout moyen opérant dirigé contre la légalité de l'arrêté, la requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2501406(TA87-2501406)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B A qui demandait la suspension de la décision du 12 juin 2025 imposant le passage en voie professionnelle de son enfant. Le juge a constaté que le requérant n’avait pas introduit de requête distincte en annulation, en méconnaissance de l’article R. 522-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité manifeste a entraîné le rejet de la demande sans instruction ni audience, sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA87-2501210(TA87-2501210)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé, a pris acte du désistement pur et simple des sociétés Transports et Voyages LDT et Limocars de leur requête en excès de pouvoir. Cette requête visait à contester la procédure de passation d’un marché public de sous-traitance de transport de voyageurs (lots 1 à 12) et à obtenir la communication de documents. Aucune somme n’a été mise à la charge de la société des transports en commun de Limoges Métropole au titre des frais d’instance. La décision a été rendue sur le fondement de l’article L. 551-1 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA87-2501411(TA87-2501411)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a été saisi par la commune de Chéronnac sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation. La commune estimait qu’un bâtiment situé au village du Breuil, appartenant à M. et Mme E, présentait un danger grave et imminent pour la sécurité publique. Le juge a fait droit à cette demande en désignant un expert chargé d’examiner le bâtiment, de constater son état et celui des mitoyens, et de proposer des mesures de mise en sécurité. L’expert devra accomplir sa mission dans les vingt-quatre heures suivant sa nomination et remettre son rapport au greffe dans les plus brefs délais.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2501243(TA87-2501243)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du directeur du centre hospitalier de Levroux du 25 juin 2025 révoquant M. B, technicien supérieur hospitalier. La condition d'urgence a été reconnue, la révocation privant l'agent de sa qualité de fonctionnaire et de toute rémunération. Le tribunal a estimé que le moyen tiré du caractère disproportionné de la sanction était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, le conseil de discipline ayant émis un avis favorable à un simple avertissement.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2501235(TA87-2501235)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 20 mai 2025 prolongeant le placement à l’isolement de M. A au centre de détention d’Uzerche. Le juge a estimé que la condition d’urgence était présumée, mais qu’aucun des moyens soulevés (incompétence de l’auteur de l’acte, erreur d’appréciation, inexistence matérielle des faits) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code pénitentiaire.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2201665(TA87-2201665)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par la société Amtrust International Underwriters, assureur dommage-ouvrage, afin d'obtenir le remboursement par les constructeurs et leur assureur commun (SMABTP) des sommes versées pour réparer des désordres affectant un centre aquatique. Le tribunal a examiné la recevabilité de l'action directe dirigée contre la SMABTP. Il a rappelé que cette action, fondée sur l'article L. 124-3 du code des assurances, tend à l'exécution d'une obligation contractuelle de droit privé et relève donc de la compétence exclusive des juridictions judiciaires, et non de l'ordre administratif. En conséquence, le tribunal a rejeté les conclusions de la requête dirigées contre la SMABTP comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2500978(TA87-2500978)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B A, ressortissant bangladais, contestant l'arrêté préfectoral du 23 avril 2025 lui retirant son attestation de demande d'asile, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente et a écarté les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2500081(TA87-2500081)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. D d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté du 22 novembre 2024 prononçant sa révocation pour des faits d’agression sexuelle sur mineur. Le tribunal a rejeté les moyens de légalité externe, estimant que la composition du conseil de discipline n’était pas entachée de partialité et que la saisine de ce dernier était régulière. Sur le fond, il a jugé que les faits, bien que commis en dehors du service, constituaient une faute disciplinaire en raison de leur gravité et de leur retentissement sur la collectivité employeuse, et que la sanction de révocation n’était pas disproportionnée. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions à fin d’injonction et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2402192(TA87-2402192)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la SARL Anémone contestant le refus de l’aide gaz/électricité pour les périodes de janvier à juin 2023. La société soutenait que la décision était entachée d’incompétence et d’erreur de droit, car elle ne pouvait déposer sa demande avant d’avoir obtenu l’aide « amortisseur d’électricité » d’EDF. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence, l’auteur de la décision bénéficiant d’une délégation régulière. Il a également jugé que le moyen tiré de l’erreur de droit n’était pas fondé, sans préciser davantage dans l’extrait fourni. La solution retenue est donc le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA87-2301120(TA87-2301120)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par la SAS Centre de médecine nucléaire Chénieux (CMN) de deux recours en plein contentieux. Le premier visait l'annulation de l'autorisation délivrée par l'Agence Régionale de Santé (ARS) Nouvelle-Aquitaine au CHU de Limoges pour l'installation d'un TEP-SCAN, et le second l'annulation du refus opposé à sa propre demande concurrente. La requérante invoquait notamment un vice de procédure et une erreur d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la décision de l'ARS était conforme au code de la santé publique et aux schémas régionaux de santé applicables.

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