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Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi d'une demande d'exécution de son jugement du 9 octobre 2024, a constaté que la préfète du Rhône n'avait pas délivré aux requérants les autorisations provisoires de séjour les autorisant à travailler, comme le prévoyait cette décision. Pour assurer l'exécution de ce jugement, le tribunal a prononcé une astreinte de 50 euros par jour de retard à l'encontre de la préfète, à défaut de délivrance de ces documents dans un délai de huit jours. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 911-4 du code de justice administrative, qui permet à la juridiction de définir les mesures d'exécution d'un jugement et de prononcer une astreinte en cas d'inexécution.
Le Tribunal administratif de Lyon annule l'arrêté du 23 février 2025 par lequel la préfète du Rhône avait assigné à résidence M. A, ressortissant kosovarien, pour une durée de 45 jours. Le juge retient que la décision est entachée d’un défaut d’examen particulier de la situation personnelle de l’intéressé, la préfète n’ayant pas pris en compte ses liens familiaux stables en France ni son activité professionnelle pérenne (CDI depuis décembre 2022). Cette omission constitue une erreur de droit au regard des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. L’État est condamné à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Lyon a annulé l'arrêté du 13 juin 2024 par lequel le préfet de la Loire avait refusé le regroupement familial de M. B, ressortissant algérien, au profit de son épouse. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en se fondant sur l'insuffisance des ressources du demandeur, sans tenir compte de l'évolution favorable de ses revenus après le dépôt de la demande, incluant une complémentaire retraite et les revenus de son épouse, désormais supérieurs au SMIC. Cette solution s'appuie sur l'article 4 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui permet d'apprécier le caractère suffisant des ressources en considérant leur évolution.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C, ressortissante algérienne, qui contestait le refus du préfet de la Loire de lui délivrer un certificat de résidence de dix ans sur le fondement de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Le tribunal a jugé que, bien que Mme C justifiait d'une résidence ininterrompue de plus de trois ans, ses revenus annuels (environ 10 500 à 11 900 euros) étaient nettement inférieurs au salaire minimum de croissance, ce qui ne permettait pas d'établir des moyens d'existence suffisants et stables. La décision préfectorale n'a donc été entachée ni d'erreur de droit ni d'erreur d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté les requêtes de M. C et de Mme D, épouse C, qui contestaient les décisions implicites de rejet de leurs demandes de titre de séjour. Les requérants, ressortissants tunisiens titulaires d’un titre de séjour italien, résidaient irrégulièrement en France depuis six ans. Le tribunal a estimé que, malgré leur emploi et la scolarisation de leurs enfants, ils ne justifiaient pas d’obstacles à une reconstitution de la cellule familiale en Tunisie ou en Italie. La solution retenue est que les décisions attaquées ne méconnaissent ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni ne sont entachées d’une erreur manifeste d’appréciation.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, contestant l'arrêté du 27 août 2024 du préfet de la Loire lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de méconnaissance du droit d'être entendu, et a jugé que la décision d'éloignement n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme, et la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête en référé suspension de M. A, qui contestait le refus oral d'enregistrement de sa demande de renouvellement de titre de séjour et la délivrance d'un titre de séjour. Le juge a estimé que les conclusions étaient manifestement mal fondées, d'une part car le refus oral ne constituait pas une décision susceptible d'être contestée, et d'autre part car la demande portait sur un changement de statut (de "travailleur saisonnier" à "salarié") et non sur un renouvellement. La condition d'urgence et le doute sérieux sur la légalité n'ont donc pas été examinés au fond.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté les requêtes de M. et Mme C, ressortissants algériens, qui contestaient les décisions du préfet de la Loire du 27 août 2024 leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet avait procédé à un examen particulier de leur situation. Il a estimé que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant n'étaient pas fondés, les requérants ne justifiant pas d'une vie privée et familiale stable et ancienne en France. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation, d'injonction et au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande de Mme B épouse A visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. La préfète du Rhône ayant fixé un rendez-vous le 15 avril 2025, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur cette demande devenue sans objet. En revanche, la demande d'injonction visant à l'enregistrement de la demande et à la délivrance d'un récépissé a été rejetée comme prématurée. L'État a été condamné à verser 500 euros à la requérante au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C, aide-soignante au CCAS de Lyon, qui contestait la sanction d’exclusion temporaire d’un jour qui lui avait été infligée le 23 mars 2023. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’incompétence du signataire, ce dernier bénéficiant d’une délégation régulière. Il a également jugé que la procédure préalable avait respecté les droits de la défense, la convocation étant suffisamment précise et l’agent ayant pu consulter son dossier et présenter des observations. Enfin, le tribunal a estimé que la sanction n’était pas disproportionnée, sans examiner le bien-fondé des griefs au regard de l’article L. 533-1 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par Mme A épouse C d’une demande de référé visant à obtenir, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, un rendez-vous en préfecture pour le renouvellement de son titre de séjour. La requérante s’est désistée de ses conclusions à fin d’injonction, désistement pur et simple auquel le juge des référés a donné acte. En application de l’article L. 761-1 du même code, l’État a été condamné à verser à Mme A épouse C la somme de 800 euros au titre des frais de justice.
Affectation scolaire. Tribunal Administratif de Lyon. Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste. La demande des parents ne constituait pas un recours contentieux contre la décision du directeur académique, mais un recours gracieux relevant de l'autorité administrative. Application des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme B, ressortissante algérienne, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Rhône. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision d'invitation à quitter le territoire, car celle-ci est la conséquence nécessaire du refus de titre et ne constitue pas une décision distincte faisant grief. De même, les conclusions contre la décision fixant le pays de destination ont été déclarées irrecevables en raison de son inexistence. Sur le fond, le tribunal a rejeté les moyens soulevés par Mme B, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen, de la méconnaissance de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, confirmant ainsi la légalité des décisions attaquées.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté préfectoral, en raison d'une délégation de signature régulière. Il a également examiné les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, sans les retenir. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme A.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B A. Ce dernier demandait la suspension provisoire de policiers qu'il estimait le suivre, sans toutefois identifier une décision administrative précise dont il sollicitait la suspension. Le juge a considéré que la requête était manifestement irrecevable, faute d'objet identifiable, et l'a rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné une expertise préventive à la demande de l'Établissement Public d'Aménagement de Saint-Étienne (EPASE). Cette mesure vise à dresser un état descriptif et qualitatif des immeubles voisins d’un projet d’aménagement d’espaces publics, situé boulevard Augustin Thierry, afin de prévenir d’éventuels désordres. La solution retenue fait droit à la requête sur le fondement des articles R. 532-1 et R. 532-1-1 du code de justice administrative, qui permettent de prescrire une expertise utile en matière de travaux publics. L’expert désigné devra notamment visiter les immeubles concernés, constater leur état et recenser les dégradations existantes.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, ressortissant congolais, contestant un refus d'enregistrement de demande de titre de séjour, un refus implicite de titre et un refus de protection contre l'éloignement. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions contre les refus d'enregistrement et de titre de séjour, faute pour le requérant de justifier du dépôt ou d'une tentative de dépôt d'une telle demande. La décision du 23 mars 2023 refusant la protection contre l'éloignement a été examinée au regard des dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme B, ressortissante angolaise, contestant l'arrêté du 13 février 2025 par lequel la préfète du Rhône a ordonné sa remise aux autorités allemandes, responsables de sa demande d'asile. La requérante soutenait notamment que l'arrêté méconnaissait l'article 19 du règlement (UE) n° 604/2013, car elle avait quitté l'Allemagne pour son pays d'origine pendant plus de trois mois avant de revenir en France. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a confirmé la décision de remise aux autorités allemandes. Les textes appliqués incluent le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de M. C tendant à l'annulation du refus implicite de la métropole de Lyon d'abroger la délibération du 14 février 2014 créant le périmètre de protection des espaces agricoles et naturels périurbains des vallons de l'Ouest lyonnais, en tant qu'il inclut sa parcelle. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable, faute pour M. C de démontrer l'existence d'une décision explicite ou implicite attaquable, et que la légalité de la délibération de 2014 avait déjà été confirmée par un arrêt de la cour administrative d'appel de Lyon du 15 février 2018. Les moyens soulevés, tirés d'une erreur manifeste d'appréciation et d'un détournement de pouvoir, ont été écartés comme non fondés. La décision s'appuie sur les articles L. 113-15 et suivants du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A B d’une demande visant à constater le paiement d’un chèque émis suite à des travaux de plomberie réalisés par la SAS Les Bons Artisans. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a estimé que ce litige, relatif à une prestation de service entre personnes privées, relève de la compétence des juridictions judiciaires et non de l’ordre administratif.