40 021 décisions disponibles — page 72/2002
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de la société DME Construction visant à faire désigner un expert pour mesurer la surface de travaux réalisés dans le cadre d'un marché public. Le juge a estimé que la simple constatation d'une surface, évaluée par la requérante elle-même, ne nécessitait pas une expertise au sens de l'article R. 531-1 du code de justice administratif, mais pouvait relever d'un commissaire de justice. La demande a donc été jugée irrecevable dans le cadre de cette procédure de référé.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge constate que la préfecture a délivré le document après l'introduction de la requête, rendant ainsi l'injonction sans objet. Il condamne néanmoins l'Etat à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais exposés pour le litige, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Marseille constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir dirigé contre une sanction disciplinaire pénitentiaire. Cette solution est retenue car la sanction initiale, attaquée par le requérant, a été annulée par l'administration après l'introduction de la requête, privant celle-ci de son objet. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait l'injonction au préfet de mettre à jour ses données dans le système ANEF. Le juge a estimé que la requérante, titulaire d'un titre de séjour valide jusqu'en 2027, n'avait pas démontré l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La demande a donc été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code, faute de justifier d'une situation d'urgence.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-liberté, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer à la requérante une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler dans un délai de 48 heures. Le juge a estimé que le refus de délivrer ce document, alors que sa demande de renouvellement de titre de séjour était complète et régulière, portait une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales, notamment le droit au travail, dans un contexte d'urgence caractérisée par la suspension de son contrat et la perte de ses revenus. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et R. 431-15-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
**Sujet principal** : Demande de référé-liberté visant à obtenir l'enlèvement d'obstacles à la circulation sur un chemin rural. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande. Il estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'une situation d'urgence justifiant une intervention dans le délai de 48 heures prévu par la procédure de référé-liberté, malgré la persistance alléguée de l'obstacle et un arrêt antérieur de la cour administrative d'appel. **Textes appliqués** : L'article L. 521-2 du code de justice administrative (conditions du référé-liberté) est central. Le juge relève que la requête ne satisfait pas à l'exigence d'urgence particulière requise par cette procédure exceptionnelle.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-liberté, rejette la demande d'injonction urgente visant à faire supprimer un obstacle à la circulation sur un chemin rural de la commune de Roquevaire. Le juge estime que le requérant n'a pas démontré l'existence d'une urgence justifiant une intervention dans le délai de 48 heures prévu par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, malgré l'allégation d'une atteinte à la liberté d'aller et venir et à la sécurité publique. La demande est donc déclarée irrecevable sur ce fondement, sans que le juge n'ait à examiner le bien-fondé des autres moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'article D. 161-11 du code rural.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d’un ressortissant béninois visant à enjoindre au préfet de délivrer une attestation de prolongation d’instruction et d’instruire sa demande de titre de séjour. Le juge a considéré que sa demande, déposée le 3 juillet 2025, avait fait l’objet d’un rejet implicite au terme du délai de quatre mois prévu par l’article R. 432-2 du CESEDA. Dès lors, l’absence d’attestation à la date de l’ordonnance ne constituait pas une atteinte manifestement illégale à une liberté fondamentale au sens de l’article L. 521-2 du code de justice administrative.
Sujet principal : Demande d'injonction urgente pour la délivrance d'un passeport afin de permettre un départ à l'étranger pour un stage universitaire. Juridiction : Tribunal Administratif de Marseille (formation de référé). Solution retenue : Le juge rejette la requête. Il estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'une situation d'urgence particulière justifiant le prononcé d'une mesure de référé-liberté, l'atteinte à la liberté d'aller et venir n'étant pas établie et l'urgence résultant principalement de son propre comportement. Textes appliqués : Articles L. 521-2 (référé-liberté) et L. 522-3 (rejet sans audience) du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A... visant à obtenir une injonction de délivrance d'un titre de séjour. Le juge a estimé que la requérante n'avait pas justifié de l'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administratif pour le référé-liberté. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'une atteinte à une liberté fondamentale.
Le Tribunal administratif de Marseille rejette une requête en annulation d'un permis de construire pour irrecevabilité. Le requérant n'a pas justifié avoir notifié son recours gracieux à la commune et au bénéficiaire du permis, comme l'exige l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter une requête manifestement irrecevable qui n'a pas été régularisée.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant sénégalais visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé pour une carte de séjour "recherche d'emploi/création d'entreprise". Le juge a estimé que le requérant ne justifiait pas avoir effectivement déposé un dossier complet de demande, une condition préalable à la délivrance d'un récépissé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles R. 431-12, L. 422-8 et L. 422-10.
Le Tribunal administratif de Marseille statue par ordonnance sur un recours en excès de pouvoir visant l'arrêté municipal ordonnant l'exécution d'office de travaux de mise en sécurité. La juridiction donne acte du désistement des requérants, Mme D... et M. B..., suite à l'absence de confirmation du maintien de leur requête dans le délai imparti, conformément aux articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative. En conséquence, le tribunal ne statue pas sur le fond de l'affaire.
**Sujet principal :** Demande en référé-liberté visant à enjoindre à une commission de propagande électorale d'accepter et de faire acheminer du matériel de vote déposé après la date limite, pour garantir l'égalité des candidats. **Juridiction :** Tribunal Administratif de Marseille (formation de référé). **Solution retenue :** Le juge des référés rejette la requête. Il estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car le requérant dispose d'autres moyens de campagne, et que la commission de propagande a légalement refusé le matériel pour non-respect du délai légal impératif fixé par l'article R. 38 du code électoral. **Textes appliqués :** Article L. 521-2 du code de justice administrative (référé-liberté) et article R. 38 du code électoral (délai de dépôt du matériel de propagande).
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a prononcé une astreinte contre l'État pour assurer l'exécution d'une précédente injonction. Le juge a ordonné une astreinte de 150 euros par jour à l'encontre de l'État, si le préfet des Bouches-du-Rhône ne justifie pas, dans un délai de huit jours, avoir pris les mesures permettant à un ressortissant haïtien de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. La décision s'appuie sur l'article L. 521-4 du code de justice administrative et condamne également l'État à verser 800 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son transfert vers la Croatie et son assignation à résidence. Le juge a estimé que la procédure de détermination de l'État responsable (règlement Dublin III) avait été correctement appliquée et que les griefs concernant la motivation des décisions et les conditions d'accueil en Croatie n'étaient pas fondés. La demande d'enregistrement de la demande d'asile en France a également été rejetée, le tribunal considérant que les autorités préfectorales n'avaient pas commis d'erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de remettre au requérant un récépissé de sa demande de renouvellement de titre de séjour dans un délai de dix jours. Le juge a considéré que la condition d'urgence était satisfaite et que le requérant, ayant déposé un dossier complet, avait droit à ce document provisoire. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête en référé d'une ressortissante ukrainienne demandant l'injonction au préfet de lui remettre un document provisoire de séjour. Le juge estime que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande de titre de séjour (déposée via le téléservice ANEF) a fait naître une décision implicite de rejet, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, il ne peut, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, ordonner la mesure sollicitée sans faire obstacle à cette décision.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à une ressortissante étrangère. Le juge a estimé que la condition d'urgence de l'article L. 521-3 du code de justice administrative était satisfaite pour une demande de renouvellement et que la requérante, ayant déposé un dossier complet, avait droit au document provisoire prévu par l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le préfet a été condamné à remettre effectivement le récépissé autorisant le travail dans un délai de quinze jours.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer une attestation de prolongation d'instruction à une étrangère dont la demande de renouvellement de titre de séjour était pendante. Le juge a considéré que l'urgence était caractérisée et a appliqué les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Il a assorti l'injonction d'une astreinte et a mis une somme à la charge de l'État au titre des frais de procédure.