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Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par la commune de Champigny-sur-Marne sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune sollicitait la désignation d'un expert pour examiner un immeuble situé au 8 avenue Boileau, présentant des fissures et un risque pour la sécurité publique. Le juge des référés a fait droit à cette demande en désignant un expert chargé de constater l'état du bâtiment, d'évaluer le danger et de proposer des mesures de mise en sécurité. Cette décision s'appuie sur les dispositions combinées des articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative.
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. B, ressortissant marocain, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet du Val-de-Marne de statuer sur sa demande d'admission exceptionnelle au séjour déposée en novembre 2022. Le juge des référés constate que le silence de l'administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet le 15 mars 2023, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la demande de M. B, qui vise à obtenir une mesure utile, est dépourvue d'objet et ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'urgence.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par les parents d'un enfant handicapé afin d'obtenir la mise en place effective d'un accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH), conformément à une décision de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH). Le juge a rappelé que la privation de scolarisation adaptée pour un enfant handicapé constitue une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale d'éducation, garantie par la Constitution et le code de l'éducation. Constatant que l'enfant avait été privé d'accompagnement pendant une période significative, il a enjoint à la rectrice de l'académie de Créteil de pourvoir à cet accompagnement sous astreinte, en application des articles L. 351-3 du code de l'éducation et L. 521-2 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun a constaté le désistement d'instance de Mme A, qui contestait le refus implicite du préfet de Seine-et-Marne de l'admettre au séjour. En cours d'instance, le préfet a délivré une carte de séjour temporaire à l'intéressée. Invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, Mme A n'a pas répondu dans le délai imparti. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A d’une requête en annulation du refus implicite de la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un titre de séjour « Passeport Talent - carte bleue européenne ». Par un mémoire, M. A s’est désisté de ses conclusions en annulation, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte. Le tribunal a condamné l’État à verser à M. A la somme de 1 200 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la société Airport Handling Partner d’un recours contre le refus d’autoriser le licenciement de M. A B, salarié protégé, opposé par l’inspectrice du travail puis par la ministre du travail. Le tribunal a constaté que la décision de l’inspectrice du travail avait été retirée par la ministre, rendant les conclusions dirigées contre elle sans objet. Sur le fond, il a rejeté la requête en considérant que la décision ministérielle était suffisamment motivée et que la société n’établissait pas l’existence d’antécédents disciplinaires invoqués, ni l’erreur d’appréciation de la gravité des faits. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code du travail relatives à la protection des salariés et à la motivation des décisions administratives.
**Refus de communication de documents administratifs – Irrecevabilité pour défaut de saisine préalable de la CADA** Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de la SCI ARG comme manifestement irrecevable. La société demandait l'annulation du refus implicite du maire de Chanteloup-en-Brie de lui communiquer des dossiers d'urbanisme. Le juge rappelle que, en application des articles L. 342-1 et R. 343-1 du code des relations entre le public et l'administration, la saisine préalable de la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA) est un préalable obligatoire à tout recours contentieux. La SCI ARG ayant saisi directement le tribunal sans avoir consulté la CADA après le refus implicite, sa demande est irrecevable.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B A, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 25 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), l'erreur de fait, le défaut d'examen, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement des articles L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des principes généraux du droit de l'Union européenne.
Refus d'aménagements d'épreuves du baccalauréat – Tribunal administratif de Melun – Irrecevabilité de la requête en suspension faute de requête en annulation préalable – Articles L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun a pris acte du désistement d'office de la requête de M. C et autres, qui contestaient un permis de construire délivré par le maire d'Alfortville pour un ensemble de résidences seniors. Le permis ayant été retiré par la commune le 22 février 2024, le tribunal a invité les requérants à confirmer le maintien de leurs conclusions, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Faute de réponse dans le délai d'un mois, ils sont réputés s'être désistés. L'ordonnance constate ce désistement pur et simple.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A D, ressortissante gabonaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 17 septembre 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour "étudiant" et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de fait, car le relevé de notes litigieux n'avait pas été modifié par l'université. Il a également jugé que le refus était fondé sur l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, Mme D n'ayant validé aucune année universitaire en trois ans. Enfin, la décision ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, la requérante n'établissant pas de liens familiaux ou personnels suffisamment intenses en France.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, qui contestait un arrêté préfectoral du 17 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, la méconnaissance de son droit d'être entendu, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et du principe de non-refoulement. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et des stipulations conventionnelles pertinentes. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté et les conclusions accessoires (injonction, suspension, frais) ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Melun, saisi par Mme B d’un recours contre la décision du ministre de l’intérieur rejetant son recours hiérarchique et maintenant l’ajournement de sa demande de naturalisation pour deux ans, se déclare incompétent. En application des articles R. 312-18 du code de justice administrative et 45 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, les recours contre les décisions ministérielles en matière de naturalisation relèvent de la compétence exclusive du tribunal administratif de Nantes. Par conséquent, le dossier est transmis à cette juridiction par ordonnance du 18 mars 2025.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, ressortissant sri-lankais, qui contestait l’arrêté du préfet de police du 3 septembre 2024 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence du signataire, l’insuffisance de motivation, le défaut d’examen de sa situation, l’erreur manifeste d’appréciation, ainsi que la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant cambodgien en situation irrégulière depuis 2022, qui demandait d’enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d’admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car le maintien en situation irrégulière de M. A ne résultait pas de la difficulté à obtenir un rendez-vous, mais de l’absence de titre de séjour valide, et qu’aucune circonstance particulière ne justifiait un traitement accéléré de sa demande. La requête a donc été rejetée sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres conditions de l’article L. 521-3.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain en situation irrégulière, contestant un arrêté préfectoral du 11 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a estimé que la décision d'obligation de quitter le territoire français était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision du 13 juin 2023 par laquelle le ministre du travail avait autorisé la société Leroy Merlin France à licencier M. A, un salarié protégé, pour motif disciplinaire. Le tribunal a jugé que la matérialité du grief principal, consistant à avoir maintenu une supérieure hiérarchique sur une nacelle en hauteur, n'était pas établie faute de preuves suffisantes. Concernant le second grief, relatif à des courriers électroniques jugés dénigrants et menaçants, le tribunal a estimé que le comportement de M. A, qui réclamait des documents dans le cadre de son mandat, ne caractérisait pas une faute d'une gravité suffisante pour justifier un licenciement. La décision s’appuie sur les dispositions du code du travail relatives à la protection des salariés investis de fonctions représentatives.
Le Tribunal administratif de Melun a constaté, par ordonnance du 18 mars 2025, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de Mme B, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Cette solution a été retenue car le préfet du Val-de-Marne lui a délivré un certificat de résidence pour Algérien valable dix ans le 22 janvier 2025, rendant sans objet ses conclusions en annulation et injonction. L'ordonnance a toutefois condamné l'État à verser 1 200 euros à Mme B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun a constaté le désistement d'office de la requête de M. A, qui contestait un permis de construire délivré par le maire d'Alfortville pour une résidence services séniors. Le permis ayant été retiré par la commune le 22 février 2024, le tribunal avait invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En l'absence de confirmation dans le délai imparti, M. A est réputé s'être désisté. L'ordonnance donne acte de ce désistement, sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de Mme D, ressortissante tunisienne, contestant un arrêté préfectoral du 27 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la décision était légalement fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.