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Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. C, ressortissant tunisien marié à une Française et père d'enfants français, qui demandait le renouvellement de sa carte de résident ou la délivrance d'un récépissé. Le requérant invoquait l'urgence liée à l'impossibilité de travailler et de voyager, ainsi qu'une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au travail, après que sa demande de renouvellement, déposée en 2023, a été clôturée sans motif en septembre 2024. L'ordonnance constate que le préfet a relancé l'instruction le 31 janvier 2025 en demandant des pièces complémentaires, que M. C a fournies le 3 février 2025. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais la procédure s'inscrit dans le cadre de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet par laquelle la préfète du Val-de-Marne a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B, ressortissante tunisienne. La requérante, conjointe d'un titulaire d'une carte "passeport talent", avait droit à une carte de séjour pluriannuelle "passeport talent (famille)" en application de l'article L. 421-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal retient que l'administration n'a pas contesté que Mme B remplissait les conditions légales, entachant ainsi sa décision d'une erreur de droit. Il enjoint au préfet de lui délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de trois mois et condamne l'État à lui verser 1 200 euros au titre des frais de justice.