20 838 décisions disponibles — page 369/1042
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par la société Free Mobile d’une demande de suspension de l’arrêté du maire de Mauguio du 3 septembre 2024 s’opposant à la déclaration préalable pour l’implantation d’une station relais de téléphonie mobile. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas établie, faute pour la société de démontrer que la décision contestée compromettait gravement et immédiatement ses intérêts ou ses obligations de service public. Il a également considéré qu’aucun des moyens soulevés n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l’arrêté, notamment au regard des articles L. 121-8 du code de l’urbanisme et du règlement du plan local d’urbanisme. La demande de Free Mobile a donc été rejetée, et la commune de Mauguio a obtenu 1 500 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi par Mme B d’une opposition à une contrainte émise par la MSA du Languedoc pour le recouvrement d’un indu de prime d’activité de 701,94 euros. La requérante a finalement déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Par un jugement du 23 janvier 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement, sans examiner le fond du litige. Aucun texte spécifique n’a été appliqué au-delà des règles de procédure régissant le désistement.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B contestant la décision du président du conseil départemental de l'Hérault du 7 février 2023. Cette décision confirmait une réduction de 50 % de ses droits au revenu de solidarité active (RSA) pour une durée de deux mois, en raison de l'absence d'élaboration de son contrat d'engagements réciproques. Le tribunal a jugé que M. B avait bien été informé de cette obligation par un courrier du 8 novembre 2022 et qu'il n'avait pas engagé les démarches nécessaires pour régulariser sa situation. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 262-28 et L. 262-37 du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la SCI Ortega qui contestait la décision de préemption de sa parcelle par Sète Agglopôle Méditerranée au titre des espaces naturels sensibles. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment le vice de procédure lié à l'absence de notification des renonciations du département et du Conservatoire du littoral, l'insuffisance de motivation et le défaut de base légale de la délibération instaurant la zone de préemption. La solution retenue est fondée sur les dispositions des articles L. 215-1 et suivants du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. D F, qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire de Puechabon ordonnant l'interruption de ses travaux. La juridiction a estimé que les travaux, réalisés sur une ruine, constituaient une construction nouvelle nécessitant une autorisation d'urbanisme, conformément à l'article L. 480-2 du code de l'urbanisme. En l'absence de déclaration préalable, l'arrêté interruptif était légal. Le tribunal a également relevé que le projet de création d'une exploitation agricole était interdit par le plan local d'urbanisme de la commune.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B qui contestait l'opposition du maire de Marseillan à sa déclaration préalable pour des travaux de réfection sur une maison d’habitation. Le tribunal a jugé que le maire était en situation de compétence liée pour refuser l’autorisation, car la demande ne portait pas sur l’ensemble de la construction, édifiée sans autorisation préalable. Cette solution s’appuie sur la jurisprudence constante (CE, 9 juillet 1986, Thalamy) et les articles du code de l’urbanisme relatifs aux autorisations d’urbanisme.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A, voisine immédiate, qui demandait l'annulation de la décision du 26 octobre 2022 par laquelle le maire de Mèze ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de Mme F pour la modification d'ouvertures et la création d'un balcon. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, celui-ci bénéficiant d'une délégation régulière, et a jugé que les éventuelles insuffisances du dossier de déclaration préalable n'avaient pas faussé l'appréciation de l'administration sur la conformité du projet. Il a également estimé que les autres moyens soulevés, notamment la méconnaissance du plan local d'urbanisme et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les articles R. 423-1 et R. 431-5 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par Mme A B d’une requête contestant la décision du 6 janvier 2023 du président du conseil départemental de l’Hérault rejetant son recours contre une saisie administrative à tiers détenteur pour des indus de revenu de solidarité active et une amende administrative. Le tribunal a soulevé d’office son incompétence, estimant que le contentieux du recouvrement des créances non fiscales des collectivités territoriales relève du juge de l’exécution, et non de la juridiction administrative. En application des articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B A contestant une contrainte de la CAF de l'Hérault pour le recouvrement d'indus de prime d'activité, de RSA et d'aides exceptionnelles, ainsi qu'une amende administrative du département. Le tribunal a jugé que les indus étaient fondés, M. A n'ayant pas déclaré des ressources issues de la création d'une entreprise et d'une aide familiale, et a estimé qu'il n'était pas de bonne foi, ce qui excluait toute remise gracieuse. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de naturalisation du préfet de l'Hérault pour défaut de preuve de son niveau de langue française. La requérante invoquait sa résidence en France depuis la naissance et produisait une attestation TCF de niveau B1, mais ce moyen a été jugé inopérant car la décision préfectorale était fondée sur l'absence de production de ce document lors de la demande initiale. Le tribunal a considéré que la requête ne comportait que des moyens manifestement insusceptibles de venir à son soutien, en application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la requête, invitant Mme B à déposer une nouvelle demande de naturalisation si elle le souhaite.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a pris acte, par ordonnance du 23 janvier 2025, du désistement pur et simple de M. B A de sa requête en excès de pouvoir. Cette requête visait à contester la sanction d'exclusion d'un an prononcée par la section disciplinaire de l'université de Montpellier. Le tribunal a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet des Pyrénées-Orientales du 14 octobre 2024 refusant son titre de séjour en tant que parent d'enfant français et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que M. C ne justifiait pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant français, condition requise par l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme D et M. A contestant le refus de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 3 533,70 euros. Les requérants invoquaient leur situation financière précaire, mais le tribunal a estimé qu’ils n’avaient pas apporté de preuves suffisantes de leur précarité actuelle, notamment en ne produisant pas d’éléments récents sur leurs ressources. En application de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, la remise gracieuse est subordonnée à la double condition de bonne foi et de précarité, conditions non remplies en l’espèce. La demande a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par Mme A d’un recours en plein contentieux contre le rejet de sa demande de remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 305,01 euros. En cours d’instance, le département de l’Hérault a informé le tribunal du décès de la requérante, survenu le 20 avril 2024. Après mise en demeure, sa fille a indiqué ne pas souhaiter reprendre l’instance. Le tribunal a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, en application des dispositions du code de l’action sociale et des familles et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Hérault refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un défaut d'examen particulier, estimant que le préfet avait bien tenu compte de la situation de la compagne de M. A. S'agissant de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le tribunal a jugé que M. A ne justifiait pas d'une présence stable et continue en France ni de liens familiaux suffisamment intenses, et qu'aucun obstacle ne s'opposait à la poursuite de la vie commune au Maroc. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. D, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 13 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le préfet ayant régulièrement délégué sa signature. Il a également refusé d'ordonner la communication du dossier de l'administration, estimant l'affaire en état d'être jugée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. D, fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B, un ressortissant guinéen, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et avait été précédée d'un examen réel de sa situation, notamment via un entretien de vulnérabilité. Il a également écarté le moyen d'incompétence, la directrice territoriale disposant d'une délégation de signature valide. La solution retenue s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la demande de Mme B visant à obtenir l'annulation des décisions des 29 et 31 janvier 2024 refusant la remise gracieuse d’indu de revenu de solidarité active (RSA) et de prime d’activité, d’un montant total de 3 383,43 euros. Statuant en plein contentieux, le tribunal a rappelé qu’il lui appartient d’apprécier si la bonne foi ou la précarité du débiteur justifient une remise, conformément aux articles L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles et L. 845-3 du code de la sécurité sociale. Il a constaté que l’indu résultait de l’absence de déclaration de ressources et d’indemnités chômage perçues par le fils de la requérante, et que, malgré une situation financière précaire (ressources mensuelles de 1 233,83 euros), la requérante n’établissait pas sa bonne foi. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de M. C. Le requérant contestait la récupération de plusieurs indus de revenu de solidarité active (RSA) et une amende administrative, en soutenant notamment que son hébergement chez son père était gratuit et que des sommes perçues correspondaient à des remboursements de frais. Le tribunal a jugé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et que les aides en nature, telles que l'hébergement gratuit, constituent des ressources à déclarer pour le calcul du RSA, en application du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue confirme le bien-fondé des indus et de l'amende, sans faire droit aux demandes de remise gracieuse ou de décharge.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé l'arrêté du 7 septembre 2022 par lequel le maire de Montpellier s'était opposé à la déclaration préalable de la SCI Cogemo pour le changement de destination d'une habitation et d'une épicerie en restaurant. La décision a été jugée insuffisamment motivée au regard de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme, car le motif invoqué était trop imprécis pour permettre un recours utile. Le tribunal a également écarté le motif de fond tiré de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, estimant que la commune n'avait pas démontré d'atteinte avérée à la salubrité ou à la sécurité publique. Enfin, la demande de substitution de motif de la commune a été rejetée, car elle ne pouvait remédier au vice de forme de l'insuffisance de motivation.