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Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a été saisi par Mme A B, auxiliaire de puériculture au CHU de Montpellier, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du 20 octobre 2022 fixant la consolidation de sa maladie professionnelle au 28 juillet 2022 et qualifiant les arrêts et soins postérieurs de maladie ordinaire. Le tribunal annule l’article 3 de cette décision pour insuffisance de motivation, faute pour l’administration d’avoir précisé le fondement juridique de ce reclassement en maladie ordinaire. En revanche, il rejette les moyens tirés de l’erreur d’appréciation sur la date de consolidation et de l’erreur de droit au regard des articles L. 822-21 et L. 822-22 du code général de la fonction publique, estimant que l’état de santé de la requérante était consolidé. La demande d’injonction est rejetée, l’annulation partielle n’impliquant pas le placement en congé pour invalidité temporaire imputable au service.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme C, qui contestait un commandement de payer émis en 2022 pour des impositions anciennes (impôt sur le revenu, taxe d'habitation, taxes foncières). La requérante invoquait la prescription de l'action en recouvrement, mais le tribunal a jugé ce moyen irrecevable car il aurait dû être soulevé dans les deux mois suivant le premier acte de poursuite (les mises en demeure de 2016), conformément à l'article R. 281-3-1 du livre des procédures fiscales. Par ailleurs, certaines conclusions étaient déjà devenues sans objet, l'administration ayant antérieurement déchargé Mme C de certaines obligations. La demande de frais de justice a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme C, qui contestait un commandement de payer valant saisie émis le 12 juillet 2022 pour des impositions supplémentaires sur le revenu (années 1994 à 2008). La requérante invoquait la prescription de l'action en recouvrement, mais le tribunal a jugé ce moyen irrecevable car il doit être soulevé dans les deux mois suivant le premier acte de poursuite, en application de l'article R. 281-3-1 du livre des procédures fiscales. Or, des mises en demeure de payer datées du 27 octobre 2016 constituaient le premier acte de poursuite, et le commandement de payer litigieux n'était pas le premier acte permettant de contester l'exigibilité. La demande de décharge et de restitution des sommes versées a donc été rejetée, de même que la demande de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B C, qui contestait sa désignation comme débiteur solidaire d’une amende de 100 % prévue à l’article 1759 du code général des impôts, pour les années 2013 à 2018. Le tribunal a jugé que M. C, en tant que directeur salarié exerçant des fonctions commerciales et administratives, était un dirigeant de fait de la société "Shadow Aviation Solutions Ltd", entrant ainsi dans le champ d’application de l’article 1754 du même code. La solution retenue confirme la solidarité de M. C pour le paiement de l’amende, en application des articles 1759 et 1754 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la requête de Mme C, ressortissante somalienne, contestant l'arrêté du 5 novembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités suédoises, responsables de sa demande d'asile. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement "Dublin III" (n°604/2013/UE) et de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la procédure d'information et d'entretien individuel prévue par le règlement avait été régulièrement menée. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté de transfert a été rejetée.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. Prince A, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le requérant, qui avait présenté une demande de réexamen de sa demande d'asile, invoquait une insuffisance de motivation, une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a estimé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et fondée sur les dispositions de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet de refuser ces conditions en cas de demande de réexamen. Il a également jugé que la situation de vulnérabilité de M. A ne justifiait pas une dérogation à cette règle.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi en référé-suspension par Mme A et Mme B pour contester l'arrêté du 10 juin 2024 par lequel le maire de Castelnau-le-Lez ne s'est pas opposé à une déclaration préalable de division parcellaire. Les requérantes invoquaient notamment une méconnaissance des articles UD 3 et UD 4 du plan local d'urbanisme (PLU) et une erreur manifeste d'appréciation, en raison de l'absence de servitude de passage établie sur l'impasse des Thuyas. La commune a opposé une fin de non-recevoir tirée de l'absence de titre de propriété et a défendu la légalité de l'arrêté, soutenant que la voie était ouverte à la circulation publique et adaptée au projet. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais l'affaire porte sur l'application des règles d'urbanisme et des conditions d'accès aux voies, en lien avec le code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande de Mme A, qui contestait le refus de la CAF de l’Aude de lui accorder une remise de dette de 1 192 euros pour un indu d’allocation de logement sociale. Le juge a estimé que l’indu résultait de fausses déclarations de la requérante concernant ses frais réels, ce qui constitue un cas de manœuvre frauduleuse excluant toute remise de dette en application de l’article L. 553-2 du code de la sécurité sociale. Par ailleurs, la situation financière de Mme A n’a pas été jugée suffisamment précaire pour justifier une remise gracieuse. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Montpellier était saisi par Mme A d’un recours en plein contentieux contre le refus de France Travail de l’inscrire rétroactivement sur la liste des demandeurs d’emploi, afin de percevoir l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE). Le tribunal a jugé que les conclusions de la requérante, visant à obtenir le versement de l’ARE, relèvent de la compétence exclusive de l’ordre judiciaire, en application des articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail. Par conséquent, la juridiction administrative s’est déclarée incompétente pour statuer sur cette demande.
Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A, dirigeant de la société Traex, qui contestait son obligation de payer solidairement une amende de 329 680 euros pour défaut de désignation des bénéficiaires de sommes distribuées. Le tribunal a jugé que la notification de l'avis de mise en recouvrement du 28 août 2019 était régulière, le pli recommandé ayant été présenté à l'adresse de M. A et non réclamé, conformément à l'article 256-7 du livre des procédures fiscales. La solution retenue confirme la validité de la procédure de recouvrement engagée sur le fondement des articles 1754 et 1759 du code général des impôts.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme C formant opposition à une contrainte délivrée par France Travail pour le recouvrement d’un indu d’allocation de solidarité spécifique de 2 399,26 euros. La requête a été jugée irrecevable en raison de sa tardiveté, la requérante n’ayant pas respecté le délai de quinze jours suivant la signification de la contrainte, conformément aux articles L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale. La solution retenue est le rejet de la requête sans examen au fond.
Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. A, contestant une décision du tribunal judiciaire de Narbonne. Statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la requête comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. La solution retenue est l’incompétence de l’ordre administratif pour connaître d’un litige relevant de l’ordre judiciaire.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Montpellier du 25 septembre 2024 excluant un agent pour 24 mois (dont 21 avec sursis). Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence du signataire, dépassement du délai de convocation du conseil de discipline, partialité, inexactitude matérielle des griefs, erreur de qualification juridique et disproportion de la sanction) n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la requête a été rejetée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la recevabilité ou la condition d'urgence.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de Mme A B. La première requête, dirigée contre un avis de sommes à payer émis par la commune de Montpellier pour un trop-perçu de rémunération de 792,32 euros, a été rejetée au fond. La seconde requête, visant l'annulation du courrier du 14 février 2022 l'informant de ce trop-perçu, a été déclarée irrecevable, ce courrier étant considéré comme un acte préparatoire non décisoire. Le tribunal a appliqué les dispositions du code général des collectivités territoriales et de la loi du 12 avril 2000, entre autres textes.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du 17 septembre 2024 par laquelle l'Office français de la biodiversité prolongeait de trois mois le congé mobilité de M. B, un agent contractuel. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la privation de salaire pour le requérant. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des obligations de l'administration prévues par l'article 32 du décret n°86-83 du 17 janvier 1986 concernant la priorité de réemploi et la vacance du poste initial. L'Office a été enjoint de réexaminer la situation de M. B dans un délai d'un mois et condamné à lui verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme C, agent non titulaire de la commune de Saint-Clément-de-Rivière, contestant le calcul de son allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE). La requérante demandait l'annulation de la décision du 23 septembre 2021 fixant le point de départ de son ARE au 24 avril 2021 et le montant de celle-ci. Le tribunal a jugé que la commune avait correctement appliqué les dispositions du code du travail et le règlement général annexé à la convention du 14 avril 2017 relative à l'assurance chômage. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de Mme C, incluant ses demandes d'injonction et au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B contestant le refus implicite de délivrance de cartes mobilité inclusion. Pour les mentions "priorité" et "invalidité", le tribunal s'est déclaré incompétent, ces litiges relevant du juge judiciaire en vertu de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles. Concernant la mention "stationnement", la requête a été jugée tardive, car introduite après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois suivant la décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 421-1 et R. 241-17-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du garde des sceaux du 25 août 2022 maintenant son incarcération au centre pénitentiaire de Béziers. Le tribunal a relevé que, bien que l’administration n’ait pas contesté les faits, le requérant n’a pas sérieusement contredit le motif déterminant de la décision, selon lequel les établissements sollicités ne correspondaient pas à son profil pénitentiaire et n’apportaient pas de plus-value en termes de distance. Les autres arguments, relatifs à une prétendue erreur judiciaire ou à des conditions de détention, ont été jugés sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. La solution a été fondée sur les dispositions du code pénitentiaire et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur demande de la commune de Laurabuc, a désigné un expert pour examiner un immeuble situé 17 rue du Bel Air présentant des désordres structurels de la charpente. La solution retenue est la nomination d’un expert chargé de constater l’état du bâtiment, d’évaluer l’existence d’un danger imminent pour la sécurité publique, et de proposer des mesures pour y remédier. Cette décision est fondée sur l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, qui permet à l’autorité compétente de solliciter une expertise préalable à un arrêté de mise en sécurité.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par M. A pour contester le refus de la caisse nationale d'assurance vieillesse de lui verser une allocation veuvage. Par un mémoire, le requérant s'est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 22 novembre 2024.