23 124 décisions disponibles — page 375/1157
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par M. B, exploitant d'une installation classée pour la protection de l'environnement, pour contester deux arrêtés préfectoraux du 20 août 2021 : l'un ordonnant la suppression de son activité et l'autre lui infligeant une amende administrative de 4 000 euros. Le tribunal a constaté que le préfet avait abrogé ces deux arrêtés avant que le juge ne statue. En application du principe de plein contentieux des installations classées, le juge a estimé qu'il n'y avait plus lieu de se prononcer sur les demandes de M. B, dès lors que les actes attaqués avaient été retirés par l'autorité compétente.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant sur le recours pour excès de pouvoir de M. B, a examiné la légalité de l'arrêté préfectoral du 26 décembre 2024 refusant le renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle et prononçant son éloignement. La requête a été rejetée, le tribunal estimant que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la méconnaissance des articles L. 423-21, L. 423-23 et L. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la décision préfectorale, en application des dispositions du CESEDA et de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution du refus de délivrance d'un titre salarié opposé à un ressortissant canadien par le préfet des Alpes-Maritimes. Le juge a retenu l'urgence en raison du risque imminent de perte d'emploi pour l'intéressé. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de la convention franco-canadienne de mobilité des jeunes du 14 mars 2013 était, en l'absence de défense du préfet, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande et de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la décharge de cotisations d'impôt sur le revenu au titre de 2021. La contribuable contestait l'imposition d'une somme de 61 000 euros, qualifiée de pension alimentaire, en soutenant qu'elle n'était pas séparée de son époux et que cette somme avait déjà été imposée au Royaume-Uni. Le tribunal a jugé que Mme A, ayant été imposée conformément à ses déclarations, n'apportait pas la preuve du caractère exagéré de l'imposition, et que la qualification de pension alimentaire n'était pas contestée. Il a également écarté le moyen tiré du droit à l'erreur, l'assujettissement à l'impôt ne constituant pas une sanction. La décision s'appuie sur les articles 6 et 79 du code général des impôts, ainsi que sur l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal administratif de Nice a procédé à la liquidation définitive de l'astreinte prononcée par un jugement du 30 avril 2015, qui enjoignait au préfet des Alpes-Maritimes de loger Mme B dans un logement de type T4-T5. L'administration ayant exécuté cette injonction le 25 septembre 2020, soit 62 mois après le délai imparti, le tribunal a fixé le montant total de l'astreinte à 24 800 euros. Après déduction d'une somme de 22 000 euros déjà liquidée provisoirement par une ordonnance du 12 février 2020, l'État est condamné à verser 2 800 euros au fonds d'accompagnement vers et dans le logement. Cette décision est fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et l'article R. 778-8 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A, un ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 10 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, celle-ci bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, fondé sur l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, était inopérant, et que M. A avait pu présenter ses observations. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, sur la base des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. D A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 3 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d’un an. Le tribunal a estimé que l’arrêté ne souffrait ni d’un défaut d’examen sérieux de sa situation, ni d’une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, en application de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de M. et Mme B, qui contestaient des impositions supplémentaires à l'impôt sur le revenu pour 2017 et 2018. Les requérants invoquaient une irrégularité de la procédure d'examen de leur situation fiscale personnelle, mais le tribunal a estimé que le dialogue contradictoire avait bien eu lieu et que la procédure était régulière. S'agissant du bien-fondé des impositions, notamment sur des revenus d'origine indéterminée, le tribunal a rappelé que la charge de la preuve incombait aux contribuables, taxés d'office, et qu'ils n'avaient pas démontré le caractère exagéré des sommes mises à leur charge. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sur le fondement des articles L. 16, L. 69 et L. 192 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la société Watson Chanda Pte Ltd, qui contestait des impositions supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour les années 2017 et 2018. Le tribunal a jugé que la société, de droit singapourien, disposait d'un établissement stable en France, au sens de l'article 209 du code général des impôts et de la convention fiscale franco-singapourienne, en raison de l'activité exercée par Mme B à Nice. Les moyens soulevés par la société, notamment sur la réalité économique de son bénéfice et le bénéfice du droit à l'erreur, ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné les requêtes de Mme A, ressortissante philippine, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet des Alpes-Maritimes. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L.423-23 et L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de Mme A, considérant que les décisions attaquées n'étaient pas entachées d'illégalité et ne portaient pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par M. A de deux requêtes (n° 2204222 et n° 2401023) visant à obtenir la décharge de rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et de retenues à la source, pour un montant total de plus de 720 000 euros, au titre des périodes 2013-2017 et 2017-2019. Le litige portait principalement sur l'assujettissement à la TVA de la location d'une villa meublée, que le requérant estimait ne pas relever du régime hôtelier. Le tribunal s'est fondé sur l'avis du Conseil d'État du 5 juillet 2023 pour rappeler qu'il appartient à l'administration d'apprécier, au cas par cas, si une location meublée est en situation de concurrence potentielle avec les hôtels, notamment au regard de la durée du séjour et des prestations fournies. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais les débats ont été circonscrits à l'application de l'article 261 D du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par deux ressortissants géorgiens, MM. B et A C, d’un recours pour excès de pouvoir contre les décisions du préfet des Alpes-Maritimes refusant d’enregistrer leur demande de titre de séjour sur le fondement des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a joint les deux requêtes et a annulé ces décisions, estimant que le préfet ne pouvait opposer un délai de trois mois pour déposer une demande de titre de séjour après l’enregistrement d’une demande d’asile, en l’absence de base légale suffisante. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme C F épouse E, ressortissante algérienne, qui demandait l'annulation du refus du préfet des Alpes-Maritimes de délivrer un document de circulation pour étranger mineur à son fils. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant la décision suffisamment motivée et signée par une autorité compétente. Il a également estimé que le refus ne méconnaissait pas l'intérêt supérieur de l'enfant au sens de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution s'appuie notamment sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nice annule la décision implicite par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant capverdien. Cette annulation est fondée sur le défaut de communication des motifs de la décision implicite, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de trois mois et de lui délivrer un récépissé dans l’attente, sans astreinte. L’État est condamné à verser 900 euros à M. A au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A, un ressortissant roumain, qui contestait un arrêté préfectoral du 26 mars 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de circulation de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, estimant l'arrêté suffisamment motivé en droit et en fait. Il a jugé inopérant le moyen fondé sur l'article L. 313-11 du CESEDA (abrogé) car l'arrêté ne portait pas refus de titre de séjour. Enfin, le tribunal a considéré que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de M. A, faute pour lui de justifier de liens personnels et familiaux stables en France, et a donc rejeté le moyen tiré de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Nice a condamné l'État à indemniser M. A pour le préjudice résultant de son absence de relogement, après qu'il a été reconnu prioritaire par la commission de médiation en avril 2021. Le tribunal a jugé que la carence de l'État à exécuter cette décision dans le délai légal de six mois engage sa responsabilité, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est que l'État doit réparer les troubles dans les conditions d'existence subis par M. A et sa famille, composée de cinq personnes dont trois enfants, en raison du maintien de leur situation de logement précaire.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de l'association Avaloup et des époux B contre l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 18 août 2022. Cet arrêté les mettait en demeure de ne détenir qu'un seul loup, de respecter les prescriptions comportementales et de sécuriser leur établissement, après qu'ils aient acquis deux louveteaux en violation de leur autorisation de 2015. Le tribunal a jugé que le préfet était en situation de compétence liée pour constater le manquement à l'autorisation initiale, rendant inopérants les moyens soulevés, notamment sur la capacité des époux ou le danger pour les animaux. Les autres arguments, comme l'incompétence de l'auteur d'une décision antérieure ou la signature d'un rapport d'inspection, ont été écartés comme inopérants ou sans incidence sur la légalité de l'arrêté attaqué. La décision s'appuie sur le code de l'environnement et l'arrêté préfectoral du 9 juin 2015.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de M. E D, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2015. L'administration fiscale avait appliqué la procédure d'abus de droit (article L. 64 du livre des procédures fiscales) à des donations d'actions réalisées en octobre 2015, suivies d'une cession totale des titres en décembre 2015. Le tribunal a jugé que ces donations étaient fictives, car elles ne traduisaient pas un dépouillement immédiat et irrévocable du donateur, le requérant n'ayant pas apporté la preuve de l'absence d'abus de droit. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant le bien-fondé des impositions supplémentaires.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. D, ressortissant roumain, qui contestait un arrêté préfectoral du 3 mars 2024 rejetant sa demande de titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, l'erreur manifeste d'appréciation et l'erreur de droit. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme et le code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B A, qui contestait la décision du président de l'université Côte d'Azur refusant sa candidature en deuxième ou troisième année de médecine pour l'année 2023/2024. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation était inopérant, car la décision d'un jury d'admission n'entre pas dans les catégories de décisions devant être motivées au sens de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également estimé que les moyens relatifs à l'erreur d'appréciation du niveau académique et au caractère discriminatoire n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, en application des articles L. 631-1 et R. 631-1-3 du code de l'éducation, ainsi que de l'arrêté du 24 mars 2017.