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Le Tribunal Administratif de Nice, dans sa 2ème chambre, a annulé la décision du 6 mars 2023 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes avait résilié la convention d’habilitation individuelle de M. B..., gérant de la SARL Lifting Auto. Le tribunal a jugé que la résiliation, fondée sur des condamnations pénales antérieures du requérant, était entachée d’une erreur de droit, car ces condamnations ne relevaient pas des infractions visées par les articles 323-1 à 323-7 et 226-16 à 226-24 du code pénal, seuls motifs contractuels permettant une telle résiliation. La substitution de base légale demandée par le préfet a été rejetée, la décision initiale n’étant pas légalement justifiée par un autre motif.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de la SARL HOME contestant une amende de 5 000 euros prononcée par le directeur régional de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DREETS) pour défaut de tenue de décompte de la durée du travail de cinq salariés, en violation des articles L. 3171-2 et D. 3171-8 du code du travail. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire prévue à l’article L. 8115-5 du code du travail avait été régulièrement respectée, les courriers adressés à la société détaillant suffisamment les griefs et le montant de l’amende encourue pour lui permettre de présenter des observations utiles.
Le Tribunal Administratif de Nice annule la décision du 12 juillet 2024 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. A..., ressortissant burkinabé. Le tribunal juge que le préfet ne pouvait refuser l'enregistrement au seul motif de l'absence d'éléments nouveaux, sans établir le caractère abusif ou dilatoire de la demande, ni l'incomplétude du dossier, et sans justifier de l'existence d'une précédente obligation de quitter le territoire. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 431-10 à R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en excès de pouvoir, a annulé la délibération du conseil municipal de Drap du 11 avril 2024 accordant la protection fonctionnelle à son maire. Le préfet des Alpes-Maritimes contestait cette décision, estimant que les faits reprochés au maire relevaient de ses fonctions de président d'un syndicat intercommunal, et non de son mandat de maire. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir de la commune, jugeant le recours préfectoral recevable, et a fait droit à la demande d'annulation. La solution s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et de la loi du 11 octobre 2013 relative à la transparence de la vie publique.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par le préfet des Alpes-Maritimes d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Beausoleil pour la démolition-reconstruction d’une maison avec piscine et parking souterrain. Le préfet soutenait notamment que le projet méconnaissait l’article R. 425-18 du code de l’urbanisme, le maire étant en situation de compétence liée par l’avis conforme défavorable de l’architecte des bâtiments de France. Le tribunal a fait application de l’article L. 113-1 du code de justice administrative pour transmettre au Conseil d’État une question de droit nouvelle relative à la portée de l’avis de l’architecte des bâtiments de France sur un projet mixte de démolition et construction en site inscrit. La solution au fond est donc différée dans l’attente de l’avis du Conseil d’État.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de M. A... contre un permis de construire délivré par le maire d'Isola à la société Bouygues Immobilier pour la démolition de deux chalets et la construction de trois immeubles. La juridiction a rejeté la requête comme irrecevable pour tardiveté, constatant que le recours gracieux de M. A... avait été formé après l'expiration du délai de deux mois suivant l'affichage du permis sur le terrain, conformément aux articles R. 421-1, R. 421-5 du code de justice administrative et R. 600-2 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant sur le recours pour excès de pouvoir de M. A..., ressortissant philippin, a annulé l'arrêté du 31 mars 2025 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes lui avait refusé un titre de séjour et l'avait obligé à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de l'intensité de la vie privée et familiale du requérant en France, en méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer à M. A... un titre de séjour portant la mention "vie privée et familiale".
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé la décision implicite de rejet du préfet des Alpes-Maritimes concernant la demande d'admission exceptionnelle au séjour de Mme A..., ressortissante philippine. Le tribunal a retenu que le préfet n'avait pas communiqué les motifs de cette décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. L'État a été condamné à verser 900 euros à Mme A... au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Nice, saisi d’une demande d’exécution de son précédent jugement du 14 mars 2024, a constaté que le préfet des Alpes-Maritimes n’avait pas réexaminé la situation de Mme A... B... ni saisi la commission du titre de séjour, comme cela lui avait été enjoint. En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé une astreinte de 150 euros par jour de retard à l’encontre du préfet s’il ne justifie pas de l’exécution complète du jugement dans un délai de quinze jours. L’État a également été condamné à verser 500 euros à la requérante au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du 21 février 2025 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes refusait un titre de séjour à Mme D..., ressortissante comorienne, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a jugé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de la requérante, en méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a relevé que Mme D... justifiait d'une vie commune stable avec son compagnon, titulaire d'une carte de résident, et de la naissance de leur enfant en France. En conséquence, il a enjoint au préfet de lui délivrer un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » dans un délai de deux mois et a condamné l'État à lui verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Nice a liquidé à 3 500 euros l'astreinte provisoire de 100 euros par semaine prononcée le 16 janvier 2025 contre le préfet des Alpes-Maritimes, en raison de l'inexécution persistante d'un précédent jugement du 22 mars 2023. Ce jugement initial avait annulé le refus implicite de titre de séjour de M. B... et enjoint au préfet de réexaminer sa situation sous deux mois. Constatant que le préfet n'avait toujours pas procédé au réexamen ni présenté d'observations, le tribunal a fait application des articles L. 911-7 et R. 921-7 du code de justice administrative pour liquider l'astreinte.
Le Tribunal administratif de Nice, saisi d’une demande d’exécution de son jugement du 6 février 2025, constate que le préfet des Alpes-Maritimes a délivré à M. B... un titre de séjour portant la mention « salarié » au lieu de la mention « vie privée et familiale » prescrite. Estimant que le jugement n’est pas complètement exécuté, le tribunal prononce une astreinte de 150 euros par jour de retard à l’encontre du préfet s’il ne justifie pas de l’exécution complète dans un délai de quinze jours. Cette décision est fondée sur l’article L. 911-4 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nice, saisi d’une demande d’exécution de son précédent jugement du 3 octobre 2024, a rejeté la requête de Mme B.... Celle-ci demandait qu’il soit enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de réexaminer sa situation sous astreinte. Le tribunal a estimé que le préfet avait pris les mesures nécessaires à l’exécution du jugement en adoptant, le 18 juillet 2025, un arrêté portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français. La solution retenue s’appuie sur l’article L. 911-4 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par Mme A... d'une demande d'exécution du jugement du 3 octobre 2024, qui annulait le refus implicite de titre de séjour et enjoignait au préfet des Alpes-Maritimes de réexaminer sa situation sous trois mois. Constatant qu'un titre de séjour valable a été délivré à l'intéressée, le tribunal a estimé que le préfet avait pris les mesures nécessaires pour exécuter le jugement. En application de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, la requête de Mme A... a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par M. A... d'une demande d'exécution d'un jugement du 15 janvier 2025, qui avait annulé un refus implicite de séjour et enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de réexaminer sa situation. Le tribunal a rejeté la requête, constatant que le préfet avait déjà pris un arrêté de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français le 1er mars 2024, soit avant l'introduction de la demande d'exécution. Cette circonstance rendait la requête dépourvue d'objet dès l'origine. La décision s'appuie sur l'article L. 911-4 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nice, saisi d’une demande d’exécution de son précédent jugement du 18 juillet 2024, constate que le préfet des Alpes-Maritimes n’a pas exécuté dans les délais l’injonction de réexaminer la situation de M. A..., ressortissant philippin, après avoir annulé son refus de séjour et son obligation de quitter le territoire. En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal prononce une astreinte de 150 euros par jour à l’encontre du préfet s’il ne justifie pas de l’exécution complète du jugement dans un délai de quinze jours. L’État est également condamné à verser 1 000 euros à M. A... au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Nice, saisi d’une demande d’exécution de son précédent jugement du 18 juillet 2024, a constaté que le préfet des Alpes-Maritimes n’avait pas procédé dans les délais au réexamen de la situation de Mme B..., épouse A..., ressortissante philippine, comme cela lui avait été enjoint. En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé une astreinte de 150 euros par jour de retard à l’encontre du préfet, lui impartissant un délai de quinze jours pour exécuter le jugement. L’État a également été condamné à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice, saisi d’une demande d’exécution de son précédent jugement du 16 janvier 2025, constate que le préfet des Alpes-Maritimes n’a pas réexaminé la situation de M. B... ni saisi la commission du titre de séjour comme il y était enjoint. En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal prononce une astreinte de 150 euros par jour à l’encontre du préfet s’il ne justifie pas de l’exécution complète du jugement dans un délai de quinze jours. L’État est également condamné à verser 500 euros à M. B... au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nice, saisi d'une demande d'exécution de son jugement du 27 juin 2024, a constaté que le préfet des Alpes-Maritimes n'avait pas réexaminé la situation de Mme A... B... dans le délai imparti. En application de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé une astreinte de 150 euros par jour de retard à l'encontre du préfet, lui enjoignant d'exécuter le jugement sous quinze jours. La demande de frais de justice a été rejetée en l'absence d'aide juridictionnelle accordée pour cette procédure.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante capverdienne, qui contestait les arrêtés du préfet des Alpes-Maritimes ordonnant sa remise aux autorités portugaises, son assignation à résidence et une interdiction de circulation sur le territoire français d’un an. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation, la violation du droit d’être entendu, la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, ainsi que l’erreur manifeste d’appréciation, n’étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des articles L. 621-1, L. 622-1 et L. 732-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.