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Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé l'arrêté du 22 mai 2023 par lequel le maire de Quissac avait retiré le permis de construire de Mme A..., délivré le 14 février 2023. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme, le retrait ayant été effectué au-delà du délai légal de trois mois suivant la délivrance du permis. Le tribunal a jugé que le recours gracieux du préfet était sans incidence sur ce délai de retrait. En conséquence, l'arrêté de retrait et la décision implicite de rejet du recours gracieux ont été annulés, et la commune a été condamnée à verser 1 200 euros à Mme A.
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de Mme D... et M. C... tendant à obtenir des mesures provisoires pour garantir l'accès à leur domicile durant des travaux municipaux. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, d'une part car le début des travaux est fixé à trois semaines et que l'état de santé de la requérante ne justifie pas une incapacité totale de déplacement, et d'autre part car le refus de communication de documents administratifs n'est pas, en lui-même, constitutif d'une urgence. En conséquence, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la requête de M. B... qui demandait l'annulation de l'arrêté du 4 septembre 2023 par lequel le maire de Barjac a refusé de lui délivrer un permis de construire un hangar agricole. Le tribunal estime que le refus est fondé sur l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, le projet étant situé en zone d'aléa feu de forêt (modéré et faible) et de nature à porter atteinte à la sécurité publique, en l'absence de dispositifs de lutte contre l'incendie. Le juge écarte les moyens tirés de l'erreur d'appréciation, de la rupture d'égalité et de l'atteinte au droit de propriété. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et celles relatives aux frais de justice sont rejetées.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. C..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 11 décembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour cinq ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'erreur de fait et d'erreur manifeste d'appréciation, jugeant que la mesure d'éloignement était légalement fondée sur l'article L. 611-1 1° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (entrée irrégulière et absence de titre de séjour). Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée de séjour et de la situation personnelle de l'intéressé. Enfin, la durée de l'interdiction de retour a été jugée proportionnée au regard des dispositions de l'article L. 612-6 du même code.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A..., qui contestait l'arrêté du préfet de Vaucluse du 2 août 2025 prolongeant d'un an son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a relevé d'office que la requête, enregistrée le 4 décembre 2025, était tardive car introduite au-delà du délai de recours de sept jours prévu par l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). L'arrêté ayant été notifié le 2 août 2025 avec mention des voies et délais de recours, la requête a été jugée irrecevable. Aucun examen au fond des moyens soulevés (méconnaissance des articles L. 611-1 et L. 611-3 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH) n'a donc été effectué.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a enjoint au recteur de l'académie de Montpellier de valider l'inscription de l'élève handicapé aux cours à la carte du CNED pour l'enseignement scientifique. La juridiction a considéré que le refus du proviseur portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit à l'éducation et à la scolarisation adaptée, en méconnaissance des articles L. 112-2 et D. 351-4 et suivants du code de l'éducation, ainsi que du projet personnalisé de scolarisation (PPS) de l'élève. La condition d'urgence a été reconnue compte tenu des conséquences sur la scolarité et la santé de l'enfant. En revanche, la demande de rectification du bulletin et du livret scolaire a été rejetée comme prématurée.
Le Tribunal Administratif de Nîmes est saisi d’un litige relatif à des désordres de nature décennale affectant le sol de la salle de musique « Paloma », construits pour le compte de Nîmes Métropole. La SMABTP, assureur dommages-ouvrage, demande à être relevée et garantie par les constructeurs (Tetrarc, CMB, Socamo, Eurochape, Process Sol) des condamnations potentielles. La communauté d’agglomération conclut à la condamnation de la SMABTP à l’indemniser des travaux réparatoires et des préjudices, et subsidiairement des constructeurs. Le tribunal soulève d’office un moyen d’irrecevabilité de l’action subrogatoire de la SMABTP, faute de justifier du versement de l’indemnité prévue à l’article L. 121-12 du code des assurances, et de son action récursoire, jugée prématurée. La solution retenue n’est pas encore rendue, l’instruction étant close et l’affaire en attente de jugement.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné les recours de M. A..., ressortissant marocain, contre un arrêté du préfet de Vaucluse refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire, ainsi que contre un arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a annulé ces décisions au motif qu'elles portaient une atteinte disproportionnée au droit de M. A... au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a relevé que l'intéressé résidait en France depuis l'âge de trois ans, que toute sa famille y vivait et qu'il ne parlait pas l'arabe, et que ses condamnations pénales ne constituaient pas une menace grave pour l'ordre public justifiant une telle mesure d'éloignement.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A..., ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du préfet de Vaucluse du 26 novembre 2025 prolongeant de deux ans son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé au regard des articles L. 612-6 à L. 612-11 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par Mme A..., agente de service hospitalier, contestant son changement d’affectation décidé par le directeur de l’Hôpital Lozère de Mende. La requérante invoquait l’urgence et l’existence de doutes sérieux sur la légalité des décisions, notamment pour défaut de compétence, vice de procédure et erreur manifeste d’appréciation. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était, en l’état de l’instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées. En conséquence, les conclusions à fin de suspension et d’injonction ont été rejetées, de même que la demande au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Nîmes a constaté le désistement d’office de M. A..., qui contestait le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour par le préfet du Gard. Saisi d’un recours pour excès de pouvoir, le tribunal a appliqué l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, qui prévoit qu’un requérant invité à confirmer le maintien de ses conclusions et ne répondant pas dans le délai d’un mois est réputé s’être désisté. En l’absence de réponse de M. A..., le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance, sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. E..., ressortissant turc, qui contestait un arrêté du préfet de Vaucluse du 26 novembre 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et le défaut d'examen, en se fondant sur les articles L. 612-6 à L. 612-11 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale.
Le Tribunal administratif de Nîmes a été saisi par une agente départementale contestant le refus de reconnaître l’imputabilité au service de son accident et son placement en congé de maladie ordinaire. La requérante n’ayant pas répondu à une demande de confirmation du maintien de ses conclusions, formulée sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. Par ordonnance du 19 décembre 2025, le président de la 2ème chambre donne acte de ce désistement d’office.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de la société Ambulances, Taxis, VSL et Pompes funèbres des Gardons demandant l’annulation de la décision du directeur général de l’Agence Régionale de Santé (ARS) d’Occitanie du 27 juillet 2023. Cette décision suspendait ses agréments de transport sanitaire pour sept jours avec sursis d’un an. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens de la société, jugeant que la décision avait été signée par une autorité compétente, qu’elle était suffisamment motivée et qu’elle ne méconnaissait pas l’article R. 6312-5 du code de la santé publique. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 6312-2, L. 6312-5, R. 6312-1 et R. 6312-5 du code de la santé publique, ainsi que sur les articles L. 1432-1 et L. 1432-2 du même code.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé l'arrêté du 4 décembre 2025 par lequel le préfet de Vaucluse obligeait M. A..., ressortissant italien, à quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas suffisamment démontré que le comportement de l'intéressé constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société, au sens de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a été prise en application de ce code et de la directive 2004/38/CE relative à la libre circulation des citoyens de l'Union.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande de M. B... tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour les années 2017 à 2019, issues d'un examen de sa situation fiscale personnelle. Le requérant contestait la régularité de la procédure, invoquant un défaut de dialogue contradictoire avant l'envoi de la demande de justification et de la proposition de rectification. Le tribunal a jugé que la charte du contribuable n'imposait pas un tel dialogue préalable à la procédure de demande de justifications et que le vérificateur avait suffisamment respecté le caractère contradictoire en proposant plusieurs entretiens. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 10, L. 16, L. 47 à L. 50 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de M. D..., ressortissant algérien, contestant deux arrêtés du préfet du Gard refusant le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a d'abord écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet concernant le premier arrêté du 17 novembre 2023, au motif que cet acte avait reçu exécution. Sur le fond, le juge a rappelé que l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 régit de manière complète les conditions de séjour des Algériens, et que le motif de refus tiré de la non-conformité aux principes essentiels de la vie familiale, prévu par le code de l'entrée et du séjour des étrangers, n'est pas opposable à ces ressortissants. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté du 17 novembre 2023 pour erreur de droit.
Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui contestait un arrêté du préfet du Gard l'assignent à résidence pour 45 jours. La requête a été jugée irrecevable car introduite tardivement, plus de sept mois après la notification de l'arrêté, alors que le délai de recours était de sept jours en vertu de l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a donc appliqué l'article R. 922-17 du même code pour rejeter le recours pour irrecevabilité manifeste.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet de Vaucluse du 19 novembre 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé et non entaché d'erreur d'appréciation au regard des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation, avec admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A..., ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté du préfet de Vaucluse du 7 août 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour un an. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de la courte durée de présence en France et des liens conservés avec la Côte d'Ivoire. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les articles L. 612-7 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.