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Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de Mme A, salariée protégée, qui contestait la décision du 1er juillet 2024 par laquelle l'inspecteur du travail avait autorisé la rupture de son contrat de travail pour force majeure par la société SDG, à la suite de la destruction de son hypermarché lors des émeutes de mai 2024. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par la Nouvelle-Calédonie, jugeant que Mme A avait intérêt à agir. Sur le fond, il a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'inspecteur du travail, les vices de procédure et l'absence de conditions de la force majeure, mais les a tous rejetés, confirmant ainsi la légalité de l'autorisation de rupture. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail de la Nouvelle-Calédonie, en particulier l'article Lp. 351-1 relatif à la protection des salariés.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de M. B, ancien militaire, qui demandait l'annulation du refus du ministre des armées d'homologuer sa blessure (hypoacousie et acouphènes) comme "blessure de guerre" survenue lors de l'opération Epervier 1 au Tchad en 1986. La requête a été jugée irrecevable car M. B n'avait pas saisi la commission des recours des militaires, un recours administratif préalable obligatoire prévu par l'article R. 4125-1 du code de la défense. Le tribunal a également précisé que le bénéfice d'une pension militaire d'invalidité pour cette blessure était sans incidence sur la légalité du refus d'homologation.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de la société Koniambo Nickel SAS (KNS) qui demandait l'annulation de l'arrêté du 31 mai 2024 du président de l'assemblée de la province Nord la mettant en demeure de déposer une déclaration d'arrêt de travaux pour son site minier de Koniambo. Le tribunal a jugé que la société, ayant informé l'administration de la suspension de ses opérations et de l'arrêt du financement par son actionnaire, se trouvait dans une situation d'arrêt des travaux au sens des articles Lp. 143-1 et Lp. 143-2 du code minier de la Nouvelle-Calédonie, rendant ainsi la mise en demeure légale. Les moyens soulevés par KNS, notamment le vice de forme et l'erreur de droit, ont été écartés comme infondés.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de M. A, salarié protégé, qui demandait l'annulation de la décision du 1er juillet 2024 par laquelle l'inspecteur du travail a autorisé la rupture de son contrat de travail pour force majeure par la société SDG, à la suite de la destruction de l'hypermarché lors des émeutes de mai 2024. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par la Nouvelle-Calédonie, jugeant que M. A avait intérêt à agir en tant que salarié protégé. Sur le fond, il a considéré que l'inspecteur du travail était compétent pour autoriser une telle rupture et que les conditions de la force majeure (imprévisibilité et irrésistibilité) étaient réunies, la destruction totale du site rendant impossible la poursuite du contrat. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code du travail de la Nouvelle-Calédonie relatives à la protection des salariés et à la force majeure.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a été saisi par Mme A et M. B d’une demande d’indemnisation pour le préjudice résultant de l’absence de détection de la trisomie 21 de leur enfant lors du suivi de grossesse à l’hôpital de Sia (Wallis-et-Futuna). Les requérants invoquent une faute caractérisée au sens de l’article L. 114-5 du code de l’action sociale et des familles, un manquement à l’obligation d’information et une perte de chance d’interrompre la grossesse. En l’état, le tribunal estime ne pas disposer d’éléments suffisants pour statuer et ordonne, avant dire droit, une expertise médicale afin de déterminer la réalité et la nature des fautes alléguées, ainsi que l’étendue des préjudices. Les droits et moyens des parties sont réservés jusqu’à la fin de l’instance.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a été saisi par Mme A, enseignante-chercheure, de plusieurs recours en excès de pouvoir dirigés contre des arrêtés de la présidente de l'université de la Nouvelle-Calédonie la plaçant en congé maladie. Elle contestait la méthode de calcul de la décharge de service retenue et dénonçait un non-respect des délais de signature des états prévisionnels de service, invoquant la méconnaissance de la circulaire du 30 avril 2012 relative aux congés des enseignants-chercheurs, le principe d'équité et un caractère discriminatoire lié à son état de santé. La présidente de l'université a soulevé l'incompétence de la juridiction administrative, estimant que le litige relevait du juge judiciaire, et a fait valoir, pour certaines requêtes, que les arrêtés avaient été retirés. Le tribunal a joint les instances et, après avoir examiné la nature des actes contestés, a rejeté l'exception d'incompétence, s'estimant compétent pour connaître des décisions relatives à la situation individuelle d'un agent public.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de M. B A, qui contestait un refus d'agrément pour le concours de gardien de la paix. La juridiction a jugé que la lettre du 4 août 2024, invitant M. A à présenter ses observations, ne constituait pas un acte faisant grief, car elle ne préjugeait pas de l'issue de la procédure d'agrément. Par conséquent, la requête était manifestement irrecevable, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Licenciement autorisé par l'inspecteur du travail d'un salarié protégé pour motif économique. Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie rejette la requête en annulation de M. B comme manifestement irrecevable pour tardiveté. La décision de l'inspecteur du travail du 29 mai 2024 lui a été notifiée le 30 mai 2024 avec les voies et délais de recours, faisant courir le délai de deux mois de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, expiré au 8 août 2024. L'ordonnance applique l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative et la délibération n° 146/CP du 7 juin 2024 sur les notifications électroniques.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, rejette la demande d'expertise médicale présentée par M. A, détenu au centre pénitentiaire de Nouméa. Le requérant sollicitait la désignation d'un expert dermatologue pour constater ses conditions d'incarcération et leur impact sur son état de santé (furoncles récidivants). Le juge estime que la mesure n'est pas utile, car M. A dispose déjà de certificats médicaux et d'éléments suffisants pour étayer un éventuel litige indemnitaire, et qu'une expertise ne peut viser à obtenir des soins. La requête est donc rejetée, sans qu'il soit besoin d'accorder l'aide juridictionnelle provisoire.
Litige en responsabilité civile contre un notaire (SCP Office notarial Boutefeu) pour manquements lors d'une transaction immobilière. Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B pour incompétence de la juridiction administrative. La solution retenue est fondée sur le 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le litige relevant de la compétence judiciaire.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de la société Label Explo, qui demandait une expertise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La société souhaitait établir les conséquences de l'impossibilité d'exploiter son activité de dynamitage en raison des émeutes survenues à compter du 13 mai 2024, en vue d'engager la responsabilité de l'État. Le juge a estimé que la mesure n'était pas utile, la société disposant déjà d'éléments d'information publics et de données comptables suffisants pour évaluer ses préjudices. La solution retenue est le rejet de la demande, sans application des textes relatifs à la responsabilité de l'État.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie, statuant en plein contentieux, a été saisi d’un recours contre une ordonnance de taxation des frais d’expertise rendue par le tribunal administratif de La Réunion. La requérante contestait la motivation de l’ordonnance et la répartition des frais, estimant que le rapport d’expertise lui était favorable. Le tribunal a rappelé que, selon l’article R. 621-13 du code de justice administrative, la répartition des frais d’expertise s’apprécie en fonction de l’utilité de l’expertise pour les parties et non de la seule issue du litige. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le jugement s’appuie sur les articles R. 761-4 et R. 761-5 du même code pour encadrer la contestation de l’ordonnance de taxation.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de M. B, brancardier contractuel du centre hospitalier territorial Gaston Bourret, qui contestait son exclusion temporaire de six mois pour avoir agressé physiquement un collègue. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant la décision suffisamment motivée au regard de la loi du 11 juillet 1979 et estimant que la procédure disciplinaire prévue par la délibération n° 182 du 4 novembre 2021 avait été respectée. La sanction a été considérée comme proportionnée aux faits reprochés.
Le Tribunal Administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de M. B A, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 16 mai 2024 du ministre de l'intérieur l'assignant à résidence à Nouméa dans le cadre de l'état d'urgence décrété suite aux émeutes de mai 2024. La décision a été prise sur le fondement de l'article 6 de la loi du 3 avril 1955 relative à l'état d'urgence, qui permet au ministre d'assigner à résidence toute personne dont le comportement constitue une menace pour la sécurité et l'ordre publics. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés par M. A, notamment l'incompétence de l'auteur, le défaut de motivation, l'erreur de fait et l'atteinte disproportionnée aux libertés, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit fait droit aux conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de M. C contestant le refus de permis de construire une maison d'habitation à Boulouparis. Le tribunal a jugé que l'arrêté de la présidente de la province Sud du 22 février 2024 était suffisamment motivé, en application de l'article Lp. 121-6 du code de l'urbanisme de la Nouvelle-Calédonie. Il a également estimé que le refus était légalement fondé sur l'article R. 112-4 du même code, le projet étant incompatible avec le plan d'urbanisme directeur (PUD) révisé et rendu public, qui était opposable. Les moyens tirés de la méconnaissance de la convention européenne des droits de l'homme et de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen ont été écartés.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a été saisi par M. B A de deux recours pour excès de pouvoir. Le premier (n° 2400342) visait l'annulation d'un ordre de perquisition pris par le haut-commissaire sur le fondement de la loi n° 55-385 du 3 avril 1955 relative à l'état d'urgence. Le second (n° 2400351) contestait un arrêté du même haut-commissaire lui interdisant de séjourner dans plusieurs communes de Nouvelle-Calédonie pendant la durée de l'état d'urgence, également fondé sur cette loi. Le tribunal a rejeté les deux requêtes, considérant que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, l'inexactitude matérielle des faits, la méconnaissance des articles 5 et 11 de la loi du 3 avril 1955, le détournement de pouvoir, ainsi que la violation des articles 8, 10 et 11 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 2 du protocole n° 4, n'étaient pas fondés.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de M. A, professeur, qui contestait le refus du vice-recteur de lui accorder la protection fonctionnelle. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de la décision, un défaut de motivation, une erreur de droit et une erreur d'appréciation. Le tribunal a jugé que le vice-recteur disposait d'une délégation de pouvoir régulière du ministre de l'éducation pour statuer sur l'octroi de la protection fonctionnelle, conformément à l'arrêté du 31 juillet 2003 et aux articles R. 911-82 et suivants du code de l'éducation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des moyens soulevés, confirmant la légalité de la décision administrative.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a examiné la requête du GIE TCN contestant le 6° de l'article 11 de la délibération n° 146/CP du 7 juin 2024, qui permettait de suspendre l'exécution d'une délégation de service public et tout versement au délégataire en raison de la crise de mai 2024. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de la méconnaissance du principe de liberté contractuelle, jugeant que ces mesures exceptionnelles étaient justifiées par le contexte insurrectionnel et la nature particulière des contrats de service public. La solution retenue est le rejet de la requête, s'appuyant sur la loi organique n° 99-209 du 19 mars 1999 et la délibération n° 424 du 20 mars 2019 relative aux contrats publics.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la demande de M. B, qui contestait le montant de la contribution des patentes pour 2022 et 2023. Le tribunal a jugé que l'administration avait bien communiqué le calcul des patentes et que l'activité de "fabrication d'articles de pêche" était correctement assimilée à celle de "fabricant d'articles en matière plastique" selon le tableau de classification. Il a également constaté que M. B avait lui-même déclaré des surfaces professionnelles de 8 m² et 5 m², rendant infondée sa contestation sur ce point. Enfin, la différence de traitement avec un autre contribuable, résultant d'une erreur de l'administration, ne peut être invoquée pour obtenir une décharge. La requête a donc été rejetée.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 16 mai 2024 du ministre de l'intérieur l'assignant à résidence dans le cadre de l'état d'urgence décrété suite aux émeutes de mai 2024. Le tribunal a jugé que la requête était recevable, mais a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était fondée sur des raisons sérieuses de penser que le comportement de Mme B constituait une menace pour la sécurité et l'ordre publics, conformément à l'article 6 de la loi du 3 avril 1955. Il a également considéré que les restrictions à ses libertés étaient adaptées, nécessaires et proportionnées au regard du contexte, et ne méconnaissaient pas les stipulations de la Convention européenne des droits de l'homme.