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Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de la province Sud qui demandait l'annulation de l'arrêté du 15 février 2024 du président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. Cet arrêté avait prononcé une exclusion temporaire de six mois à l'encontre d'un instituteur, M. D, pour des faits de conduite en état alcoolique, alors que le conseil de discipline avait proposé sa révocation. Le tribunal a d'abord écarté comme irrecevable le moyen de légalité externe soulevé tardivement par la province Sud, après l'expiration du délai de recours. Sur le fond, il a jugé que le président du gouvernement n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en infligeant une exclusion temporaire plutôt que la révocation, et a donc rejeté les conclusions à fin d'annulation ainsi que les demandes subsidiaires. La décision s'appuie notamment sur l'arrêté n°1065 du 22 août 1953 portant statut général des fonctionnaires de Nouvelle-Calédonie et la délibération n°81 du 24 juillet 1990.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a examiné la requête de M. A D contestant sa non-admission à l'examen professionnel d'accès au corps des ingénieurs de 1er grade, en raison du retrait d'un point pour dépassement du temps imparti lors de l'épreuve orale. Le tribunal a rappelé que les notes attribuées par un jury sont des actes préparatoires insusceptibles de recours direct, et a donc déclaré irrecevables les conclusions de M. D dirigées contre la note elle-même. Sur le fond, le tribunal a rejeté la requête, estimant que le requérant n'apportait pas la preuve d'une erreur matérielle du jury dans le chronométrage de son exposé. La décision s'appuie sur la loi du pays n° 2021-8 du 2 décembre 2021 et la délibération n° 259/CP du 17 mars 1998.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de M. B, fonctionnaire de l'administration pénitentiaire, qui contestait son placement en détachement pour un an (arrêté du 27 mai 2024) et le refus de prise en charge de ses frais de déplacement pour formation. Le tribunal a estimé que l'arrêté litigieux précisait suffisamment la situation statutaire de l'intéressé, conformément au décret n°85-986 du 16 septembre 1985. Il a également procédé à une substitution de base légale, en retenant le décret n° 2023-1341 du 29 décembre 2023, applicable à la date de la décision, en lieu et place du décret n° 2006-441 du 14 avril 2006. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la décision de la maire de Nouméa refusant de réévaluer sa note professionnelle pour l'année 2023. La requérante invoquait une contradiction avec ses évaluations antérieures et une erreur d'appréciation sur ses compétences, notamment le travail en équipe et l'organisation. Le tribunal a jugé que la notation annuelle ne confère aucun droit au maintien des notes précédentes et que les critiques sur le travail en équipe étaient justifiées par les exigences de son poste. Il a également estimé que les autres moyens n'étaient pas établis. La décision s'appuie sur l'arrêté n°1065 du 22 août 1953 portant statut général des fonctionnaires de la Nouvelle-Calédonie.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a annulé la décision du 25 juin 2024 du directeur général du centre hospitalier territorial (CHT) Gaston Bourret. Cette décision refusait à Mme A, une infirmière, une permission exceptionnelle pour la période du 14 au 26 juin 2024 et la plaçait d'office en congés annuels. Le tribunal a jugé qu'aucune disposition législative ou réglementaire n'autorise une autorité hiérarchique à placer d'office un agent en congés annuels, même pour des motifs d'intérêt du service. Il a estimé que l'administration aurait dû, après le refus de la permission exceptionnelle, procéder à une retenue sur traitement pour absence de service fait. La décision a été annulée sur le fondement de l'arrêté n°1066 du 22 août 1953 fixant le régime des congés des personnels civils de Nouvelle-Calédonie.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie était saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre un titre exécutoire émis par la commune de Touho pour récupérer une indemnité compensatrice indûment versée entre septembre 2022 et mars 2024. La requérante invoquait l’irrégularité du retrait de cette décision créatrice de droits au-delà du délai de quatre mois prévu à l’article L. 242-1 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par la commune, jugeant la requête recevable, et a examiné le fond du litige au regard des textes applicables, notamment la loi du pays relative à la fonction publique de Nouvelle-Calédonie.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de M. C, qui contestait la décision du président de l'assemblée de la province des îles Loyauté mettant fin à ses fonctions de collaborateur de cabinet. La requête a été jugée irrecevable pour tardiveté, car la décision attaquée du 15 avril 2024 avait été régulièrement signifiée à son domicile le 24 avril 2024, et le recours, enregistré le 4 juillet 2024, dépassait le délai de deux mois prévu par l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Le tribunal a appliqué les articles 651, 653 et 655 du code de procédure civile de Nouvelle-Calédonie pour déterminer la date de notification.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie était saisi par la SARL Casa d’une demande d’indemnisation pour le refus persistant du haut-commissaire de lui accorder le concours de la force publique afin d’exécuter une décision d’expulsion. Le tribunal rappelle que la responsabilité sans faute de l’État peut être engagée sur le terrain de l’égalité devant les charges publiques, même en cas de refus légal. Toutefois, il juge que le préjudice invoqué, consistant en une perte de bénéfices liée à l’impossibilité de réaliser un lotissement, revêt un caractère éventuel et non certain, faute pour la société de justifier de circonstances particulières. La requête est donc rejetée.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a été saisi par la SARL Le 12 Glasser d’une demande d’annulation d’un arrêté du 1er février 2024 lui infligeant une amende administrative de 600 000 francs CFP pour infraction à la loi du pays n° 2018-6 relative à la lutte contre l’alcoolisme. La société a également soulevé une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) contestant la conformité de l’article 12 de cette loi aux droits et libertés garantis par la Constitution. Le tribunal a examiné la QPC en application des articles 23-1 et 23-2 de l’ordonnance du 7 novembre 1958, et a jugé que la disposition contestée était applicable au litige, n’avait pas déjà été déclarée conforme à la Constitution, et que la question présentait un caractère sérieux. En conséquence, il a décidé de transmettre la QPC au Conseil d’État.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a examiné la requête de Mme A, praticien hospitalier, contestant la décision du 20 mars 2024 du directeur du CHS Albert Bousquet de mettre fin à son détachement et l'arrêté du 22 avril 2024 du président du gouvernement de Nouvelle-Calédonie mettant fin à ses fonctions. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le CHS, considérant que la lettre du 20 mars 2024 constituait un acte faisant grief en ce qu'elle manifestait la volonté de mettre un terme au détachement et formulait des reproches. Sur le fond, le tribunal a annulé l'arrêté du 22 avril 2024 pour vice de procédure, en retenant que le Centre national de gestion n'avait pas été consulté préalablement, en méconnaissance des dispositions applicables au détachement des praticiens hospitaliers. La solution retenue s'appuie sur les textes relatifs à la Nouvelle-Calédonie et le code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de Mme B, inspectrice des finances publiques, qui contestait le refus de l’administration de lui accorder l’indemnité d’éloignement pour son affectation en Nouvelle-Calédonie. Le tribunal a jugé que la décision de refus, bien que tardive, n’était entachée d’aucun vice de procédure en l’absence de délai légal contraignant. Sur le fond, il a estimé que Mme B ne remplissait pas la condition de « déplacement effectif » exigée par l’article 2 de la loi du 30 juin 1950 et le décret du 27 novembre 1996, puisqu’elle résidait déjà en Nouvelle-Calédonie avant sa nomination. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté les requêtes de la SARL GD Connexion, qui contestait les arrêtés du haut-commissaire de la République du 21 décembre 2023 habilitant les journaux « Actu.nc » et « La Voix du Caillou » à publier des annonces judiciaires et légales. Le tribunal a jugé que la requérante ne justifiait pas d’un intérêt à agir suffisant, rendant ses demandes irrecevables. Cette solution a été retenue sans qu’il soit nécessaire d’examiner le fond des moyens soulevés, relatifs au respect des critères de diffusion effective et d’ancienneté prévus par la loi n° 55-4 du 4 janvier 1955 et le décret n° 2019-1216 du 21 novembre 2019.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de Mme A, professeure d'éducation musicale, qui demandait l'annulation de son exclusion temporaire de fonctions de 8 mois (dont 4 avec sursis) prononcée par le ministre de l'éducation nationale. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'illégalité de la suspension conservatoire, jugeant que cette suspension ne constituait pas la base légale de la sanction disciplinaire contestée. Il a également rejeté le moyen relatif au défaut de communication de l'avis de la commission administrative paritaire, en application des dispositions du décret du 25 octobre 1984. La solution retenue confirme la légalité de la sanction disciplinaire.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B qui sollicitait la prolongation de son contrat de travail jusqu’à la décision au fond. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas caractérisée, dès lors que le délai imparti à l’administration par une précédente ordonnance pour réexaminer la situation du requérant n’était pas encore expiré. La solution retenue s’appuie sur les dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, qui subordonne l’octroi de mesures provisoires à l’existence d’une urgence justifiée.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de M. D, professeur de mathématiques, qui contestait son déplacement d'office (22 février 2023) et sa révocation (31 janvier 2024). La demande d'annulation de la première décision a été jugée irrecevable car tardive, la notification de l'arrêté mentionnant les voies et délais de recours. Sur le fond, le tribunal a estimé que les moyens soulevés contre la révocation n'étaient pas fondés, les faits reprochés étant établis et constitutifs d'une faute grave justifiant la sanction. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées, faute de demande préalable.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de l'association Ensemble pour la planète (EPLP) qui demandait l'annulation partielle de l'arrêté n° 2023-2955/GNC du 18 octobre 2023. L'association contestait le classement des zones "Sud Chesterfield" et "La Monique - Île de Walpole" en réserve naturelle plutôt qu'en réserve intégrale, et l'absence de zone tampon. Le tribunal a jugé que la procédure de consultation publique était régulière, notamment concernant la publication de l'avis, et que les autres moyens soulevés (vice de procédure, absence de base légale, conflits d'intérêts, erreur manifeste d'appréciation) n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté attaqué.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de M. A, secrétaire général adjoint de la commune de Maré, qui contestait la décision du maire du 23 février 2024 mettant fin à ses fonctions et lui proposant un autre poste. Le tribunal a jugé que la décision attaquée ne constituait pas un acte faisant grief, car elle se bornait à proposer un nouveau poste sans prononcer un licenciement, et que la requête était donc irrecevable. Il a également écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, estimant que la commune avait respecté les dispositions de la délibération n° 234 du 13 décembre 2006, applicables aux agents contractuels occupant un emploi de direction. La solution retenue est fondée sur les textes relatifs à la fonction publique de Nouvelle-Calédonie, notamment la délibération n° 234 du 13 décembre 2006 et la délibération n° 182 du 4 novembre 2021.
Cette décision du Tribunal Administratif de Nouvelle-Calédonie (1ère chambre) rejette la requête de M. A, gardien de police municipale à Nouméa, qui contestait son licenciement pour faute (révocation sans suspension des droits à pension) prononcé par le maire le 16 février 2024. Le tribunal écarte le moyen tiré d'un vice de procédure, faute de précisions, et celui contestant la légalité de sanctions antérieures devenues définitives. Sur le fond, il estime que la vente d'un véhicule par l'agent en se prévalant de sa qualité de policier municipal constitue une faute grave justifiant la sanction, et que la révocation n'est pas disproportionnée. La demande est rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de Mme A, qui contestait des impositions supplémentaires sur ses revenus pour 2018 et 2019, relatives à ses activités de maison d'accueil pour personnes âgées et de maison d'hôtes. La requérante soutenait notamment que l'administration avait commis des erreurs dans la reconstitution de son chiffre d'affaires, en incluant des apports personnels et des subventions, et qu'elle avait refusé à tort la déduction de certaines dépenses. Le tribunal a jugé que les moyens invoqués n'étaient pas fondés, en raison des défaillances déclaratives de Mme A et de l'absence de preuve suffisante de ses allégations. La décision s'appuie sur le code des impôts de Nouvelle-Calédonie et les lois organiques et ordinaires relatives à la Nouvelle-Calédonie.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de sa promotion au choix dans le grade principal des adjoints administratifs. La requérante invoquait une erreur manifeste d'appréciation, mais le tribunal a estimé, après analyse comparative des mérites des candidats, que sa valeur professionnelle ne justifiait pas une inscription prioritaire au tableau d'avancement. La décision s'appuie notamment sur la délibération n° 230 du 13 décembre 2006 portant statut particulier du cadre d'administration générale de la Nouvelle-Calédonie.