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AccueilJurisprudenceTribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE

Jurisprudence — Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE

1 228 décisions disponibles — page 19/62

DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA104-2400350(TA104-2400350)

Le Tribunal Administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de M. B A, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 16 mai 2024 du ministre de l'intérieur l'assignant à résidence à Nouméa dans le cadre de l'état d'urgence décrété suite aux émeutes de mai 2024. La décision a été prise sur le fondement de l'article 6 de la loi du 3 avril 1955 relative à l'état d'urgence, qui permet au ministre d'assigner à résidence toute personne dont le comportement constitue une menace pour la sécurité et l'ordre publics. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés par M. A, notamment l'incompétence de l'auteur, le défaut de motivation, l'erreur de fait et l'atteinte disproportionnée aux libertés, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit fait droit aux conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

12 décembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA104-2400104(TA104-2400104)

Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de M. C contestant le refus de permis de construire une maison d'habitation à Boulouparis. Le tribunal a jugé que l'arrêté de la présidente de la province Sud du 22 février 2024 était suffisamment motivé, en application de l'article Lp. 121-6 du code de l'urbanisme de la Nouvelle-Calédonie. Il a également estimé que le refus était légalement fondé sur l'article R. 112-4 du même code, le projet étant incompatible avec le plan d'urbanisme directeur (PUD) révisé et rendu public, qui était opposable. Les moyens tirés de la méconnaissance de la convention européenne des droits de l'homme et de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen ont été écartés.

12 décembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA104-2400342(TA104-2400342)

Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a été saisi par M. B A de deux recours pour excès de pouvoir. Le premier (n° 2400342) visait l'annulation d'un ordre de perquisition pris par le haut-commissaire sur le fondement de la loi n° 55-385 du 3 avril 1955 relative à l'état d'urgence. Le second (n° 2400351) contestait un arrêté du même haut-commissaire lui interdisant de séjourner dans plusieurs communes de Nouvelle-Calédonie pendant la durée de l'état d'urgence, également fondé sur cette loi. Le tribunal a rejeté les deux requêtes, considérant que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, l'inexactitude matérielle des faits, la méconnaissance des articles 5 et 11 de la loi du 3 avril 1955, le détournement de pouvoir, ainsi que la violation des articles 8, 10 et 11 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 2 du protocole n° 4, n'étaient pas fondés.

12 décembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA104-2400107(TA104-2400107)

Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de M. A, professeur, qui contestait le refus du vice-recteur de lui accorder la protection fonctionnelle. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de la décision, un défaut de motivation, une erreur de droit et une erreur d'appréciation. Le tribunal a jugé que le vice-recteur disposait d'une délégation de pouvoir régulière du ministre de l'éducation pour statuer sur l'octroi de la protection fonctionnelle, conformément à l'arrêté du 31 juillet 2003 et aux articles R. 911-82 et suivants du code de l'éducation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des moyens soulevés, confirmant la légalité de la décision administrative.

12 décembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA104-2400266(TA104-2400266)

Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a examiné la requête du GIE TCN contestant le 6° de l'article 11 de la délibération n° 146/CP du 7 juin 2024, qui permettait de suspendre l'exécution d'une délégation de service public et tout versement au délégataire en raison de la crise de mai 2024. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de la méconnaissance du principe de liberté contractuelle, jugeant que ces mesures exceptionnelles étaient justifiées par le contexte insurrectionnel et la nature particulière des contrats de service public. La solution retenue est le rejet de la requête, s'appuyant sur la loi organique n° 99-209 du 19 mars 1999 et la délibération n° 424 du 20 mars 2019 relative aux contrats publics.

12 décembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA104-2400332(TA104-2400332)

Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la demande de M. B, qui contestait le montant de la contribution des patentes pour 2022 et 2023. Le tribunal a jugé que l'administration avait bien communiqué le calcul des patentes et que l'activité de "fabrication d'articles de pêche" était correctement assimilée à celle de "fabricant d'articles en matière plastique" selon le tableau de classification. Il a également constaté que M. B avait lui-même déclaré des surfaces professionnelles de 8 m² et 5 m², rendant infondée sa contestation sur ce point. Enfin, la différence de traitement avec un autre contribuable, résultant d'une erreur de l'administration, ne peut être invoquée pour obtenir une décharge. La requête a donc été rejetée.

12 décembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA104-2400335(TA104-2400335)

Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 16 mai 2024 du ministre de l'intérieur l'assignant à résidence dans le cadre de l'état d'urgence décrété suite aux émeutes de mai 2024. Le tribunal a jugé que la requête était recevable, mais a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était fondée sur des raisons sérieuses de penser que le comportement de Mme B constituait une menace pour la sécurité et l'ordre publics, conformément à l'article 6 de la loi du 3 avril 1955. Il a également considéré que les restrictions à ses libertés étaient adaptées, nécessaires et proportionnées au regard du contexte, et ne méconnaissaient pas les stipulations de la Convention européenne des droits de l'homme.

12 décembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA104-2400348(TA104-2400348)

Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a examiné la requête de M. B C, agent contractuel de droit public, contestant la décision verbale du 25 juin 2024 de non-renouvellement de son contrat de travail. Le tribunal s'est déclaré compétent pour connaître du litige, rejetant l'exception d'incompétence soulevée par le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. Il a pris acte du désistement des conclusions indemnitaires du requérant. La décision au fond n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal a appliqué les dispositions de la délibération n° 182 du 4 novembre 2021 et de la loi du pays n° 2021-4 du 12 mai 2021 relatives à la fonction publique de Nouvelle-Calédonie.

12 décembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA104-2400334(TA104-2400334)

Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de M. A, qui contestait son assignation à résidence prise par le ministre de l'intérieur le 16 mai 2024 dans le cadre de l'état d'urgence. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, fondée sur des faits matériellement établis, et que le comportement de M. A constituait une menace pour l'ordre public justifiant la mesure. Il a estimé que l'arrêté, pris sur le fondement de l'article 6 de la loi du 3 avril 1955, était adapté, nécessaire et proportionné, et ne méconnaissait pas les stipulations de la Convention européenne des droits de l'homme.

12 décembre 2024Résumé IA
DécisionAppréciation de légalitéREJETE

N° TA104-2400359(TA104-2400359)

Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la demande de la SARL Calédonie Wind Surf, qui sollicitait la condamnation de la province Sud à lui rembourser des redevances et des frais d'entretien du domaine public maritime. Le tribunal a jugé que le préjudice invoqué par la société était la conséquence directe de sa propre faute, consistant à occuper sans droit ni titre le domaine public depuis 2014, et qu'une telle occupation irrégulière ne peut donner lieu à indemnisation. La décision s'appuie sur les articles 27, 29 et 30 de la loi du pays n° 2001-017 du 11 janvier 2002 relative au domaine public maritime, qui rappellent le caractère précaire et révocable des autorisations d'occupation.

12 décembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA104-2400333(TA104-2400333)

Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de M. D, professeur de technologie, qui contestait les retenues sur salaire opérées par le vice-recteur pour absence de service fait. Le tribunal a jugé que la suppression de l'enseignement technologique en classe de 6ème par l'arrêté du 7 avril 2023 ne privait pas de base légale les retenues, dès lors que M. D s'abstenait d'effectuer ses heures de service. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 711-2 et L. 712-1 du code général de la fonction publique, ainsi que du décret n° 2014-940 du 20 août 2014, en considérant que l'absence de service fait était matériellement constatée et que la mesure, purement comptable, ne nécessitait pas de consentement préalable.

12 décembre 2024Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA104-2400826(TA104-2400826)

Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 29 novembre 2024 par lequel le haut-commissaire a déclaré M. A démissionnaire d'office de ses mandats électifs. Le juge a relevé que, conformément au III de l'article 195 de la loi organique du 19 mars 1999, les recours contre ces arrêtés relèvent de la compétence exclusive du Conseil d'État, et non du tribunal administratif. En conséquence, la requête a été rejetée comme irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence ou le doute sérieux sur la légalité.

11 décembre 2024Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

N° TA104-2400712(TA104-2400712)

Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-24 du code de justice administrative, a été saisi par la société EL2T pour contester le rejet de son offre dans le cadre d'un marché de travaux publics (aménagement de parkings, voiries et espaces verts) attribué par la commune de Pouembout. La société invoquait une erreur matérielle dans son offre et un délai insuffisant pour la remise des offres après modification des documents de consultation, en méconnaissance de la délibération n° 424 du 20 mars 2019. Sans se prononcer au fond, le juge a ordonné à la commune de différer la signature du contrat jusqu'au 10 décembre 2024, afin de préserver les droits des parties dans l'attente de l'issue de la procédure.

9 décembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA104-2400658(TA104-2400658)

Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A qui demandait d'enjoindre à la commune de Nouméa de réaliser des travaux de mise en sécurité d'un talus menaçant sa propriété. Le juge a estimé que la mesure demandée se heurtait à une contestation sérieuse, les expertises divergent sur l'origine de l'affaissement (talus instable ou aménagements privés inadéquats). Il a également considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'éboulement datant de mai 2023 et le risque d'un nouvel épisode climatique étant hypothétique. En conséquence, la requête a été rejetée et Mme A a été condamnée à verser 180 000 francs CFP à la commune au titre des frais de justice.

9 décembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA104-2400669(TA104-2400669)

Cette décision du Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, concerne une demande de suspension de l'exécution de la délibération du 30 juillet 2024 par laquelle le Syndicat mixte des transports urbains (SMTU) du Grand Nouméa a résilié le contrat de délégation de service public pour l'exploitation du réseau de transport Tanéo (lot n° 2). Le juge des référés a rejeté la requête du Groupement d'intérêt économique Transport en commun de Nouméa (GIE TCN) au motif que la condition d'urgence n'était pas remplie, considérant que les conséquences financières invoquées par le requérant, bien que graves, résultaient de ses propres choix de gestion et non de la décision de résiliation elle-même. La solution retenue est donc le rejet de la demande de suspension et de la demande de reprise provisoire des relations contractuelles.

3 décembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA104-2400668(TA104-2400668)

Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 7 octobre 2024 suspendant le permis de conduire de Mme A pour six mois. La requérante invoquait l'urgence professionnelle et familiale ainsi que des doutes sur la légalité de la décision, notamment une erreur matérielle et une erreur d'appréciation sur son état d'ivresse. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, sans se prononcer sur l'urgence. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et le code de la route de la Nouvelle-Calédonie.

28 novembre 2024Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA104-2400354(TA104-2400354)

Cette décision du Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, concerne la demande de provision de M. B, médecin hospitalier, qui réclame le paiement de 7 518 720 francs CFP en exécution d'un protocole transactionnel signé avec le gouvernement de Nouvelle-Calédonie les 28 février et 6 mars 2024. Le tribunal rejette les fins de non-recevoir soulevées par le gouvernement, notamment l'absence de nécessité de disposer immédiatement des sommes, et estime que l'obligation de payer n'est pas sérieusement contestable en raison de l'autorité de la chose jugée attachée à la transaction en vertu de l'article 2052 du code civil. Il condamne en conséquence le gouvernement de Nouvelle-Calédonie à verser la provision demandée, assortie des intérêts moratoires, et met à sa charge les frais d'instance.

26 novembre 2024Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA104-2400355(TA104-2400355)

Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie à verser une provision de 7 666 720 francs CFP à M. B, médecin hospitalier. Cette obligation découle d'un protocole transactionnel signé les 23 février et 6 mars 2024, qui a autorité de la chose jugée entre les parties en vertu de l'article 2052 du code civil applicable localement. Le tribunal a écarté les fins de non-recevoir tirées de l'absence de nécessité immédiate des fonds et du défaut de liaison du contentieux. Il a jugé que l'obligation de payer n'était pas sérieusement contestable, nonobstant l'absence de prévision budgétaire ou la situation économique de la collectivité.

26 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA104-2400621(TA104-2400621)

Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a été saisi d’une demande de suspension de la délibération n° 431 du 22 août 2024, qui instaure une prime mensuelle de 5 000 francs CFP pour les clients équipés de panneaux photovoltaïques en autoconsommation. Les requérants invoquent l’urgence, notamment en raison de l’émission de nouvelles factures au 31 janvier 2025, et font état de moyens sérieux, tels qu’un vice de procédure (absence de consultation du conseil économique, social et environnemental après amendement) et une méconnaissance du principe d’égalité. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, le préjudice financier allégué étant minime et l’entrée en vigueur du tarif repoussée au 1er janvier 2025. Cette décision est fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

25 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

N° TA104-2400628(TA104-2400628)

Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était amené à se prononcer sur la légalité de l'arrêté du 21 octobre 2024 mettant fin de manière anticipée au détachement de M. Abdelaziz. En cours d'instance, le président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a retiré cet arrêté par une décision du 20 novembre 2024. Par conséquent, le juge des référés a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.

25 novembre 2024Résumé IA
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