1 228 décisions disponibles — page 17/62
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a été saisi par M. B, praticien hospitalier, d'une demande d'indemnisation pour le préjudice résultant de l'absence d'évolution de sa rémunération. Le requérant soutenait que l'article 15 de la délibération n°139/CP du 26 mars 2004 impose un alignement sur les niveaux de rémunération métropolitains, et que la Nouvelle-Calédonie a commis une faute en n'abrogeant pas l'arrêté du 14 février 2017 devenu illégal. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la responsabilité de la Nouvelle-Calédonie n'était pas engagée. La décision s'appuie sur la délibération n°139/CP du 26 mars 2004 et l'arrêté n° 2017-415/GNC du 14 février 2017.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de M. A, fonctionnaire de police, qui contestait le refus du haut-commissaire de lui rembourser partiellement son loyer. Le requérant invoquait notamment l'absence d'ameublement suffisant et un défaut d'information sur les conditions d'attribution du logement, en se fondant sur le décret n° 67-1039 du 29 novembre 1967. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans se prononcer sur la recevabilité des conclusions indemnitaires. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. A, incluant l'annulation de la décision, l'injonction et l'indemnisation.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de Mme B Campos épouse A, greffière des services judiciaires, qui contestait le refus du premier président et du procureur général de la cour d'appel de Nouméa de lui accorder une indemnité d'éloignement. La requérante invoquait notamment l'incompétence des signataires et la méconnaissance de l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence, jugeant que les signataires disposaient d'une délégation du garde des sceaux pour administrer les services judiciaires, conformément aux articles R. 312-65 et R. 312-70 du code de l'organisation judiciaire. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de M. B et Mme C, qui demandaient l'annulation du refus de la province Sud de régulariser leur occupation d'une parcelle du domaine public maritime pour y développer une activité économique. Le tribunal a écarté les fins de non-recevoir soulevées par la province, estimant la requête recevable. Sur le fond, il a jugé que la décision de refus était légale, en application de la loi du pays n° 2001-017 du 11 janvier 2002 sur le domaine public maritime. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a été saisi par un praticien hospitalier demandant la condamnation de la Nouvelle-Calédonie à l’indemniser pour l’absence d’évolution de sa rémunération, en se fondant sur l’article 15 de la délibération n°139/CP du 26 mars 2004 qui renvoie aux niveaux de rémunération métropolitains affectés d’un coefficient. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la Nouvelle-Calédonie n’avait pas commis de faute en n’abrogeant pas l’arrêté du 14 février 2017, et que le requérant ne démontrait pas de préjudice indemnisable. La solution retenue s’appuie sur la loi organique n° 99-209 du 19 mars 1999 et la délibération précitée.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de Mme B, technicienne du ministère des armées, qui contestait le refus de l’administration de lui verser les deuxième et troisième fractions de l’indemnité d’éloignement. La requérante soutenait que son maintien en Nouvelle-Calédonie au-delà de deux ans et son retour temporaire en métropole ouvraient droit à ces fractions, mais le tribunal a jugé que la décision attaquée n’était entachée ni d’erreur de droit ni d’erreur manifeste d’appréciation. La solution retenue s’appuie notamment sur les dispositions de la loi n° 50-772 du 30 juin 1950 et du décret n° 96-1028 du 27 novembre 1996, relatifs aux conditions d’attribution de l’indemnité d’éloignement.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B qui demandait la suspension de son arrêté de radiation des cadres et de la retenue sur traitement. La requérante contestait ces décisions prises par le président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie pour abandon de poste depuis mai 2022. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la situation financière de Mme B ne présentant pas un caractère suffisamment grave et immédiat pour justifier une suspension. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête en référé suspension de M. A, qui contestait le refus du vice-recteur du 17 décembre 2024 d’admettre son fils en classe de terminale au lycée Antoine Kela de Poindimié. Le juge a constaté que M. A n’avait pas joint de copie de la requête au fond en annulation, condition nécessaire à la recevabilité de la demande de suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. En l’absence de recours principal, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a été saisi par Mme A et M. B d’une demande d’indemnisation pour le préjudice résultant de l’absence de détection de la trisomie 21 de leur enfant lors du suivi de grossesse à l’hôpital de Sia (Wallis-et-Futuna). Les requérants invoquent une faute caractérisée au sens de l’article L. 114-5 du code de l’action sociale et des familles, un manquement à l’obligation d’information et une perte de chance d’interrompre la grossesse. En l’état, le tribunal estime ne pas disposer d’éléments suffisants pour statuer et ordonne, avant dire droit, une expertise médicale afin de déterminer la réalité et la nature des fautes alléguées, ainsi que l’étendue des préjudices. Les droits et moyens des parties sont réservés jusqu’à la fin de l’instance.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de M. B, ancien militaire, qui demandait l'annulation du refus du ministre des armées d'homologuer sa blessure (hypoacousie et acouphènes) comme "blessure de guerre" survenue lors de l'opération Epervier 1 au Tchad en 1986. La requête a été jugée irrecevable car M. B n'avait pas saisi la commission des recours des militaires, un recours administratif préalable obligatoire prévu par l'article R. 4125-1 du code de la défense. Le tribunal a également précisé que le bénéfice d'une pension militaire d'invalidité pour cette blessure était sans incidence sur la légalité du refus d'homologation.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a été saisi par Mme C d’une demande de condamnation in solidum du centre hospitalier du Nord (CHN) et du centre hospitalier territorial (CHT) Gaston Bourret pour des manquements lors de sa prise en charge médicale (retard de diagnostic d’appendicite, erreurs opératoires, défaut de surveillance). La requérante sollicitait la réparation intégrale de ses préjudices patrimoniaux et extra-patrimoniaux sur le fondement de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, ainsi que l’indemnisation d’un préjudice d’impréparation lié à un défaut de consentement éclairé. Le CHN a reconnu sa responsabilité mais a contesté l’évaluation des préjudices et demandé une nouvelle expertise, tandis que le CHT a conclu à une limitation de son indemnisation. La CAFAT est intervenue pour réclamer le remboursement de ses débours. Le tribunal a statué sur ces demandes en appliquant les principes de la responsabilité hospitalière et les textes invoqués, notamment le code de la santé publique et la nomenclature Dintilhac.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de la société Koniambo Nickel SAS (KNS) qui demandait l'annulation de l'arrêté du 31 mai 2024 du président de l'assemblée de la province Nord la mettant en demeure de déposer une déclaration d'arrêt de travaux pour son site minier de Koniambo. Le tribunal a jugé que la société, ayant informé l'administration de la suspension de ses opérations et de l'arrêt du financement par son actionnaire, se trouvait dans une situation d'arrêt des travaux au sens des articles Lp. 143-1 et Lp. 143-2 du code minier de la Nouvelle-Calédonie, rendant ainsi la mise en demeure légale. Les moyens soulevés par KNS, notamment le vice de forme et l'erreur de droit, ont été écartés comme infondés.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de Mme A, salariée protégée, qui contestait la décision du 1er juillet 2024 par laquelle l'inspecteur du travail avait autorisé la rupture de son contrat de travail pour force majeure par la société SDG, à la suite des émeutes ayant détruit le centre commercial Kenu-In. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par la Nouvelle-Calédonie, jugeant que Mme A avait intérêt à agir en tant que salariée protégée. Sur le fond, il a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'inspecteur du travail, les vices de procédure et l'absence de force majeure, mais les a écartés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire de saisir le tribunal du travail. Les textes appliqués incluent le code du travail de la Nouvelle-Calédonie et le code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a été saisi par Mme B, salariée protégée, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 1er juillet 2024 par laquelle l’inspecteur du travail a autorisé la rupture de son contrat pour force majeure, à la suite de la destruction de son lieu de travail lors des émeutes de mai 2024. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la Nouvelle-Calédonie, jugeant que la requérante avait intérêt à agir en tant que salariée protégée. Sur le fond, il a examiné la légalité de la décision au regard des dispositions du code du travail de la Nouvelle-Calédonie, notamment l’article Lp. 351-1 relatif à la protection des représentants du personnel. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’analyse porte sur la compétence de l’inspecteur du travail et les conditions de la force majeure.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de M. B, salarié protégé, qui contestait la décision du 1er juillet 2024 par laquelle l'inspecteur du travail avait autorisé la rupture de son contrat de travail pour force majeure, suite à la destruction de son lieu de travail lors des émeutes de mai 2024. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par la Nouvelle-Calédonie, jugeant que M. B avait intérêt à agir. Sur le fond, il a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'inspecteur du travail, les vices de procédure et l'absence de force majeure, et les a tous écartés. La décision a été rendue sur le fondement du code du travail de la Nouvelle-Calédonie et du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie annule la décision du 26 juin 2024 par laquelle le directeur territorial de la police nationale a rejeté la demande de Mme Simutoga de régularisation de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) pour la période de janvier à octobre 2019. Le tribunal juge que l'administration a commis une erreur en opposant la prescription quadriennale, car le délai de prescription, régi par la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968, a commencé à courir le 1er janvier 2020 pour s'achever le 31 décembre 2023. La demande de l'agente, présentée en novembre 2023, était donc recevable.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de Mme B contestant la décision du 1er juillet 2024 par laquelle l'inspecteur du travail avait autorisé la rupture de son contrat de travail pour force majeure, à la suite de la destruction par incendie de l'hypermarché Carrefour lors des émeutes de mai 2024. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par la Nouvelle-Calédonie, jugeant que la salariée protégée avait intérêt à agir. Sur le fond, il a estimé que les conditions de la force majeure (imprévisibilité et irrésistibilité) étaient réunies et que la procédure suivie par l'inspecteur du travail était régulière. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code du travail de la Nouvelle-Calédonie.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de M. B, salarié protégé, qui demandait l’annulation de la décision du 1er juillet 2024 par laquelle l’inspecteur du travail avait autorisé la rupture de son contrat de travail pour force majeure, en raison de la destruction de l’hypermarché Carrefour lors des émeutes de mai 2024. Le tribunal a d’abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par la Nouvelle-Calédonie, jugeant que le requérant avait intérêt à agir. Sur le fond, il a examiné les moyens d’incompétence, de vice de procédure et d’erreur de droit, et a considéré que les conditions de la force majeure (imprévisibilité et irrésistibilité) étaient réunies, justifiant ainsi la décision de l’inspecteur du travail. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit fait droit aux conclusions subsidiaires de sursis à statuer.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a été saisi par Mme A, enseignante-chercheure, de plusieurs recours en excès de pouvoir dirigés contre des arrêtés de la présidente de l'université de la Nouvelle-Calédonie la plaçant en congé maladie. Elle contestait la méthode de calcul de la décharge de service retenue et dénonçait un non-respect des délais de signature des états prévisionnels de service, invoquant la méconnaissance de la circulaire du 30 avril 2012 relative aux congés des enseignants-chercheurs, le principe d'équité et un caractère discriminatoire lié à son état de santé. La présidente de l'université a soulevé l'incompétence de la juridiction administrative, estimant que le litige relevait du juge judiciaire, et a fait valoir, pour certaines requêtes, que les arrêtés avaient été retirés. Le tribunal a joint les instances et, après avoir examiné la nature des actes contestés, a rejeté l'exception d'incompétence, s'estimant compétent pour connaître des décisions relatives à la situation individuelle d'un agent public.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté les requêtes de M. B C et M. A D. La première requête visait l'annulation de la décision non formalisée du haut-commissaire de la République de verrouiller les accès à la tribu de Saint-Louis à compter du 20 juillet 2024. Le tribunal a jugé que cette mesure, prise dans le cadre de l'état d'urgence et face à des troubles graves à l'ordre public (tirs, violences), était légale et proportionnée, ne portant pas une atteinte illégale à la liberté d'aller et de venir. La seconde requête, qui demandait de reconnaître le caractère abusif et discriminatoire des contrôles d'identité, a été déclarée irrecevable car elle ne comportait pas de conclusions aux fins d'annulation. Les textes appliqués incluent la Constitution, la convention européenne des droits de l'homme, la loi du 3 avril 1955 relative à l'état d'urgence, et le code de la sécurité intérieure.