Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2501476(TA45-2501476)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant camerounais, contestant l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 25 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) et l'erreur manifeste d'appréciation. La décision se fonde sur les articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que sur la directive 2008/115/CE.
N° TA45-2203529(TA45-2203529)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la société MetB 20 et de la société BBF Le Relais 20. Les sociétés demandaient l'annulation de la délibération du 9 mai 2022 par laquelle la communauté de communes Cœur de Beauce a approuvé son plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi), ou à titre subsidiaire, le classement en zone A de certaines parcelles. Le tribunal a écarté comme inopérant le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision de rejet du recours gracieux. Il a également jugé que les moyens relatifs à la légalité externe de la délibération, notamment l'absence de convocation et de note de synthèse, n'étaient pas fondés au regard des articles L. 2121-10 et L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales.
N° TA45-2500736(TA45-2500736)
Requête de M. B rejetée par le Tribunal Administratif d'Orléans (ordonnance du 3 avril 2025). Le requérant avait transmis des documents relatifs à l'attribution d'une prime "MaPrimeRénov'" par l'Agence nationale de l'habitat, sans formuler explicitement de conclusions ou moyens. Le tribunal a jugé cette transmission manifestement irrecevable, faute de respecter les exigences de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, et l'a rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA45-2500989(TA45-2500989)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant un arrêté du préfet de la Côte-d'Or du 5 février 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour de deux ans. Le juge a estimé que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision était manifestement infondé, l'arrêté étant suffisamment motivé au regard des articles L. 611-1 et L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme a été rejeté faute de précisions suffisantes, et le moyen fondé sur l'article L. 435-1 du CESEDA a été écarté comme inopérant, cette disposition concernant l'admission au séjour et non la mesure d'éloignement.
N° TA45-2203982(TA45-2203982)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête du Syndicat coordination rurale 28 contestant la délibération du 9 mai 2022 par laquelle la communauté de communes Cœur de Beauce a approuvé son plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi). Le syndicat contestait notamment le classement de terres agricoles en zone "Ap" (agricole protégée). Le tribunal a jugé que ce classement relevait de la compétence de la communauté de communes en application des articles L. 151-9 et R. 151-22 du code de l'urbanisme, et non de la procédure spécifique de l'article L. 112-2 du code rural et de la pêche maritime réservée au préfet. Il a également écarté les autres moyens soulevés, relatifs à la motivation, à la procédure d'enquête publique, à la compatibilité avec le PADD, au principe d'égalité et aux atteintes aux libertés. En conséquence, la délibération a été jugée légale et la requête rejetée.
N° TA45-2203999(TA45-2203999)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par plusieurs exploitants agricoles et sociétés civiles (EARL Deshayes-Hardy, SCEA B Hôtel Benoît, etc.) d'une demande d'annulation de la délibération du 9 mai 2022 par laquelle la communauté de communes Cœur de Beauce a approuvé son plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi). Les requérants contestaient notamment le classement de parcelles agricoles en zone "Ap", invoquant des vices de procédure (défaut d'information des élus, absence de nouvelle enquête publique après modifications) et une erreur d'appréciation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la délibération était conforme aux dispositions du code de l'urbanisme et du code général des collectivités territoriales.
N° TA45-2300512(TA45-2300512)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme C, agissant pour sa fille mineure, d’une demande d’annulation du refus de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d’accueil. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, une méconnaissance des articles L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la décision de l’OFII était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les textes applicables, l’administration n’étant pas tenue par une compétence liée et ayant procédé à un examen individuel de la situation.
N° TA45-2301278(TA45-2301278)
Le Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de M. B, ressortissant nigérian, qui contestait la décision du directeur général de l'OFII du 3 février 2023 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal estime que l'OFII a légalement fondé sa décision sur le motif que M. B n'a pas fourni les informations utiles à l'instruction de sa demande d'asile, en dissimulant avoir déjà obtenu une protection internationale en Grèce. Il écarte le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation, considérant que l'état de santé et la situation personnelle du requérant ne caractérisent pas une vulnérabilité suffisante pour s'opposer à cette mesure. La décision est fondée sur l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2304128(TA45-2304128)
Le Tribunal administratif d'Orléans a annulé la décision du 30 août 2023 par laquelle l'OFII a refusé à Mme A, ressortissante guinéenne, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que si la demande d'asile avait été déposée après le délai de 90 jours, les menaces et violences subies par la requérante de la part de son frère, corroborées par un certificat médical, constituaient un motif légitime de retard. En conséquence, la décision de refus a été annulée pour erreur d'appréciation, en application des articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2403491(TA45-2403491)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, ressortissante vietnamienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Loiret. La requérante invoquait une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en se prévalant d'une promesse d'embauche. Le tribunal a jugé que la simple existence d'une promesse d'embauche ne constitue pas, à elle seule, un motif exceptionnel justifiant une régularisation, et que l'autorité administrative n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la délivrance du titre. Par conséquent, la décision de refus de séjour étant légale, l'obligation de quitter le territoire français a été maintenue.
N° TA45-2403492(TA45-2403492)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment une erreur dans l'application de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), relatif à la délivrance d'un titre de séjour pour soins, et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la préfète s'était fondée à bon droit sur l'avis du collège de médecins de l'OFII, lequel estimait que Mme A pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA45-2400164(TA45-2400164)
Le Tribunal Administratif d’Orléans (4ème chambre) a examiné la requête de M. B A, ressortissant guinéen, contestant l’arrêté du 15 décembre 2023 de la préfète du Loiret lui refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant, l’obligeant à quitter le territoire et imposant une obligation de présentation. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions dirigées contre l’obligation de quitter le territoire et l’obligation de présentation, en raison de la délivrance ultérieure d’une carte de séjour temporaire valable jusqu’au 31 août 2025. Il a également jugé irrecevables les conclusions à fin d’injonction de suppression du signalement au système d’information Schengen, faute de lien avec une demande d’annulation. La solution retenue est fondée sur l’application des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et du code de justice administrative.
N° TA45-2400455(TA45-2400455)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Loiret le 27 décembre 2023. La requérante invoquait l'incompétence du signataire et un défaut d'examen de sa situation, mais le tribunal a écarté ces moyens : le signataire disposait d'une délégation régulière, et aucun élément ne démontrait un défaut d'examen, le certificat médical produit étant postérieur à la décision. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2501225(TA45-2501225)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté les requêtes de M. B D, un ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 3 février 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination, ainsi que l'arrêté d'assignation à résidence du 24 mars 2025. Le tribunal a jugé que le refus de séjour ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les dispositions de l'accord franco-tunisien, et que les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation étaient infondés. En conséquence, la légalité de l'obligation de quitter le territoire français et de l'assignation à résidence a été confirmée. Les demandes d'injonction et d'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ont également été rejetées.
N° TA45-2202638(TA45-2202638)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait le refus du centre hospitalier régional d'Orléans de la reclasser dans le corps des aides-soignants de catégorie B. La requérante soutenait que l'administration avait commis une erreur de droit en n'appliquant pas le décret du 29 septembre 2021 portant statut particulier de ce corps. Le tribunal a jugé que les dispositions de ce décret ne s'appliquent qu'aux fonctionnaires exerçant effectivement des fonctions d'aide-soignant, ce qui n'était pas le cas de Mme B, affectée à des postes administratifs depuis 2009. La solution retenue est fondée sur l'article 20 du décret n° 2021-1257 du 29 septembre 2021 et l'article 4 du décret n° 2007-1188 du 3 août 2007.
N° TA45-2501488(TA45-2501488)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet du Cher refusant la délivrance d'une carte nationale d'identité et d'un passeport à l'enfant A... C..., au motif que la condition d'urgence n'était pas remplie. La requérante, Mme C..., ressortissante du Suriname en situation irrégulière, invoquait un risque de séparation avec son enfant, mais le tribunal a estimé que les éléments fournis ne démontraient pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation ou à l'intérêt supérieur de l'enfant. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.
N° TA45-2202637(TA45-2202637)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, aide-soignante de catégorie C, qui demandait son reclassement dans le corps des aides-soignants de catégorie B créé par le décret du 29 septembre 2021. Le tribunal a jugé que la décision du centre hospitalier régional d'Orléans n'était pas entachée d'erreur de droit, car Mme B exerçait des fonctions administratives (standardiste) et non des fonctions d'aide-soignant ou d'auxiliaire de puériculture, condition nécessaire pour bénéficier du reclassement prévu par l'article 20 du décret. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du décret n° 2021-1257 du 29 septembre 2021 et du décret n° 2007-1188 du 3 août 2007.
N° TA45-2202636(TA45-2202636)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du centre hospitalier régional d'Orléans de la reclasser dans le corps des aides-soignants de catégorie B. La requérante invoquait une erreur de droit et un détournement de pouvoir, estimant remplir les critères du décret du 29 septembre 2021. Le tribunal a jugé que les dispositions de ce décret ne prévoient le reclassement que pour les fonctionnaires exerçant effectivement des fonctions d'aide-soignant, ce qui n'était pas le cas de Mme A, affectée sur un poste d'adjoint administratif. La solution retenue est fondée sur l'article 20 du décret n° 2021-1257 du 29 septembre 2021 et l'article 4 du décret n° 2007-1188 du 3 août 2007.
N° TA45-2401222(TA45-2401222)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. B pour contester le rejet de sa demande de logement social par la commission départementale de médiation d'Eure-et-Loir. En cours d'instance, le préfet a démontré que la décision contestée avait été retirée par une nouvelle décision du 10 avril 2024, devenue définitive. Constatant que la requête avait perdu son objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2401085(TA45-2401085)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, ressortissante albanaise, contestant l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 9 novembre 2023 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance du droit à être entendu, de l'absence de communication de l'avis du collège des médecins de l'OFII, et de la violation des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.