Jurisprudence — Tribunal Administratif d'Orléans
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N° TA45-2200494(TA45-2200494)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la condamnation de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) pour l'avoir induite en erreur via des informations diffusées sur son site internet, concernant l'éligibilité au crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE). La requérante n'a pas produit de preuves suffisantes établissant la diffusion d'une information erronée par l'ANAH. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que la requête ne comportait qu'un moyen assorti de faits manifestement insusceptibles de venir à son soutien. La demande a donc été rejetée par ordonnance.
N° TA45-2301766(TA45-2301766)
Le Tribunal Administratif d'Orléans annule la décision implicite par laquelle le préfet d'Indre-et-Loire a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant indien. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne reconnaissant pas les motifs exceptionnels justifiés par la durée du séjour de M. B, son arrivée à 13 ans, sa prise en charge par l'aide sociale à l'enfance, sa scolarité et son contrat d'apprentissage. La solution retenue est l'annulation de la décision implicite de refus.
N° TA45-2301949(TA45-2301949)
Le Tribunal administratif d'Orléans a annulé la décision implicite de rejet du préfet d'Indre-et-Loire refusant de délivrer un titre de séjour à Mme C, ressortissante tchadienne. Le tribunal a retenu que le préfet n'avait pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de quinze jours sous astreinte.
N° TA45-2303418(TA45-2303418)
Le Tribunal Administratif d'Orléans annule l'arrêté du 17 juillet 2023 par lequel le préfet du Cher a refusé le regroupement familial demandé par M. F pour son épouse et sa fille. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur d'appréciation en estimant les ressources insuffisantes, car les fiches de paie produites par M. F démontrent que son revenu moyen sur la période de référence (juin 2021 à mai 2022) dépassait le seuil légal requis pour une famille de trois personnes. La décision s'appuie sur les articles L. 434-7, L. 434-8 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA45-2304830(TA45-2304830)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Loir-et-Cher. Le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de justifier d'une communauté de vie effective avec sa compagne et son enfant. Les moyens tirés de la violation des articles 3-1 et 10 de la Convention internationale des droits de l'enfant ont également été écartés. La solution retenue s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur les conventions internationales invoquées.
N° TA45-2103558(TA45-2103558)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A dirigée contre l'arrêté du 28 février 2023 déclarant d'utilité publique le projet d'aménagement de la ZAC cœur de village à Barjouville. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit l'acte attaqué, malgré une demande de régularisation, en méconnaissance des articles R. 412-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2201946(TA45-2201946)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. et Mme B d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète du Loiret de dresser un procès-verbal d'infraction au code de l'urbanisme et de le transmettre au procureur de la République. En cours d'instance, la préfète a établi et transmis ce procès-verbal au procureur de la République le 15 juin 2022. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d'annulation et d'injonction avaient perdu leur objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a toutefois condamné l'État à verser 1 500 euros aux requérants au titre de l'article L. 761-1 du même code.
N° TA45-2200697(TA45-2200697)
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. L Z et autres, qui demandaient l'annulation de l'arrêté du 3 janvier 2022 par lequel le maire de Beaumont-en-Véron ne s'était pas opposé à la déclaration préalable de la SAS Free Mobile pour l'installation d'un relais de téléphonie mobile. Le tribunal a écarté les fins de non-recevoir soulevées par la commune et l'opérateur, jugeant que les requérants justifiaient d'un intérêt à agir et que leur requête était recevable. Sur le fond, il a estimé que le dossier de déclaration préalable était complet et que le projet ne méconnaissait pas les dispositions des articles A.5 et A.6 du plan local d'urbanisme intercommunautaire relatives à la protection des sites et paysages et aux plantations. La solution a été rendue sur le fondement du code de l'urbanisme, notamment ses articles R. 431-10, L. 600-1-2 et R. 600-4.
N° TA45-2404661(TA45-2404661)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. et Mme B, qui contestaient un certificat d'urbanisme opérationnel du maire de Monthou-sur-Cher refusant la réalisation d'une fosse. Les requérants s'étaient bornés à transmettre la copie de leur recours administratif sans présenter de moyens ou conclusions au juge. Cette transmission ne constituait pas une requête recevable au sens de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables.
N° TA45-2500117(TA45-2500117)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B comme manifestement irrecevable. Celle-ci s'était bornée à transmettre au tribunal un courrier adressé au procureur de la République, sans formuler de conclusions ou exposer de moyens. En application des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, une telle transmission ne constitue pas une requête recevable.
N° TA45-2304455(TA45-2304455)
Le Tribunal Administratif d’Orléans (5ème chambre) a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour et l’obligation de quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a estimé que la décision de la préfète du Loiret ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de la condamnation pénale du requérant pour trafic de stupéfiants. Il a également jugé que le moyen tiré de l’article L. 412-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers était inopérant, la demande n’ayant pas été présentée sur ce fondement. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 423-23 et L. 412-5 du CESEDA ainsi que sur l’article 8 de la CEDH.
N° TA45-2301742(TA45-2301742)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de M. et Mme B, qui contestaient l'arrêté du maire de Chécy du 20 mars 2023 s'opposant à leur déclaration préalable pour l'installation de panneaux solaires. Le tribunal a jugé la requête manifestement irrecevable, car les requérants n'avaient pas exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article R.* 424-14 du code de l'urbanisme, qui impose de saisir le préfet de région avant tout recours contentieux en cas d'opposition fondée sur un avis négatif de l'architecte des bâtiments de France. La solution retenue est le rejet de la requête, sans condamnation au titre des frais de justice.
N° TA45-2102633(TA45-2102633)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme A pour contester le rejet implicite de son recours contre une décision de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) ayant retiré partiellement l'aide "MaPrimeRénov'". L'ANAH a toutefois retiré sa décision initiale le 31 mai 2021 et accordé le paiement intégral de l'aide. Le tribunal a constaté que la requête avait perdu son objet et a prononcé un non-lieu à statuer, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA45-2303810(TA45-2303810)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du CROUS d'Orléans-Tours de lui accorder une bourse de l'enseignement supérieur. La requérante invoquait une erreur dans la déclaration du nombre de points de charge, liée à la présence d'un membre de sa famille en études supérieures. Le tribunal a constaté que les pièces du dossier ne corroboraient pas cette allégation, aucun autre membre du foyer fiscal de ses parents n'étant en études supérieures. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée car elle ne comportait que des moyens manifestement insusceptibles de venir au soutien de la demande.
N° TA45-2102229(TA45-2102229)
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A et Mme F, qui demandaient l'annulation du refus implicite du maire d'Athée-sur-Cher de dresser un procès-verbal pour infractions au code de l'urbanisme. Les requérants contestaient des travaux réalisés par un voisin, estimant qu'ils méconnaissaient le permis de construire et le plan local d'urbanisme. Le tribunal a jugé que le litige avait perdu son objet, car un permis modificatif avait été délivré le 2 juin 2021, régularisant les éventuelles infractions. En conséquence, la demande d'injonction et les conclusions relatives aux frais de justice ont également été rejetées.
N° TA45-2404552(TA45-2404552)
Le Tribunal administratif d’Orléans a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de son recours gracieux contestant deux retraits de points sur son permis de conduire. Le requérant s’est désisté de sa requête, désistement jugé pur et simple. Par ordonnance, le président du tribunal a donné acte de ce désistement, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune décision au fond n’a donc été rendue sur la légalité des retraits de points.
N° TA45-2102817(TA45-2102817)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme A pour contester le retrait partiel de l'aide "MaPrimeRénov'" accordée par l'Agence nationale de l'habitat (ANAH). L'ANAH a retiré sa décision initiale de retrait partiel le 31 mai 2021, en accordant le paiement intégral de l'aide. Le tribunal a constaté que cette décision de retrait rendait la requête sans objet. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, il a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA45-2304410(TA45-2304410)
Le Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de M. A, ressortissant congolais, qui contestait le refus implicite de sa demande de titre de séjour "salarié" fondée sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge estime que les éléments fournis (travail ponctuel en coiffure, activités associatives, durée de séjour de six ans) ne constituent pas des motifs exceptionnels justifiant une admission au séjour. La décision retient que l'intéressé n'établit pas une intégration particulière ni une présence habituelle suffisamment caractérisée en France.
N° TA45-2500364(TA45-2500364)
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, a suspendu l'exécution de la délibération du conseil municipal de Ports-sur-Vienne accordant la protection fonctionnelle à son maire. Le juge a estimé que le moyen tiré du défaut d'information préalable des conseillers municipaux, en méconnaissance de l'article L. 2121-13 du même code, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte. En l'absence de précisions suffisantes sur la nature des poursuites pénales (faux et usage de faux) ayant conduit à la condamnation du maire, les élus n'ont pas été mis en mesure d'exercer leur vote en toute connaissance de cause. La suspension est prononcée jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la demande d'annulation de la délibération.
N° TA45-2200505(TA45-2200505)
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. et Mme B d'un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de leur demande d'aide "MaPrimeRénov'" par l'Agence nationale de l'habitat (ANAH). En cours d'instance, l'ANAH a fait droit à leur recours administratif préalable obligatoire. Faute pour les requérants d'avoir confirmé le maintien de leur requête dans le délai imparti, le tribunal, sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, leur a donné acte de leur désistement d'instance.