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Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la demande de Mme D, agent contractuel de la commune de Tarbes, qui contestait le refus de lui verser une indemnité de fin de contrat. Le tribunal a d'abord jugé irrecevable la demande d'annulation du courrier du 26 octobre 2021, considérant qu'il ne s'agissait pas d'une décision administrative. Sur le fond, le tribunal a rejeté la requête, estimant que la décision du 8 décembre 2021 était légale et que Mme D ne démontrait pas avoir été involontairement privée d'emploi au sens de l'article 39-1-1 du décret du 15 février 1988.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Pau rejette la demande de suspension, présentée par la FNAF CGT sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de l'arrêté préfectoral fixant les listes de candidats aux élections de la chambre d'agriculture des Hautes-Pyrénées. Le juge des référés constate que la requête est manifestement mal fondée, car le contentieux relatif à l'enregistrement des listes de candidats est régi par les dispositions spécifiques des articles R. 511-34 et suivants du code rural et de la pêche maritime. En dehors du recours ouvert au mandataire d'une liste contre un refus d'enregistrement, la contestation de la régularité des listes ne peut être soulevée qu'après le scrutin, dans le cadre d'un recours en annulation des opérations électorales.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné les requêtes de M. C, propriétaire, contestant un arrêté du maire de Cadeilhan-Trachère du 15 juin 2022 le rendant redevable d'une astreinte journalière pour non-exécution de travaux de mise en sécurité, ainsi que les titres exécutoires subséquents. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et la méconnaissance de l'article L. 511-15 du code de la construction et de l'habitation, jugeant que M. C était en mesure de réaliser les travaux prescrits. En conséquence, la requête en annulation de l'arrêté et des titres exécutoires a été rejetée, et les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été écartées.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. B A de quatre requêtes en excès de pouvoir visant à annuler des titres exécutoires émis par la commune de Cadeilhan-Trachère pour la location de barrières de sécurité et des frais de signification. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation des titres et une absence de base légale. La commune soutenait qu'il n'y avait plus lieu de statuer, M. A ayant réglé les sommes réclamées. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que le paiement volontaire par le débiteur avait rendu sans objet les conclusions en annulation, et a mis à la charge de M. A une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau a annulé l'arrêté du 15 septembre 2022 par lequel le maire de Lescar avait accordé un permis de construire à la société Kaufman et Broad Pyrénées-Atlantiques pour un ensemble immobilier de 110 logements. La décision retient deux motifs d'annulation : l'incompétence du signataire, faute de délégation régulière pour signer les permis de construire, et l'insuffisance du plan de masse, qui n'était pas coté dans les trois dimensions, en méconnaissance de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme. Le tribunal a ainsi fait droit à la demande des requérants, sans examiner les autres moyens soulevés.
Le Tribunal administratif de Pau a examiné la requête de Mme B épouse C, ressortissante marocaine, contestant l'arrêté du préfet des Hautes-Pyrénées du 17 février 2023 lui refusant un titre de séjour en qualité de conjoint de Français, lui faisant obligation de quitter le territoire et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, un défaut d'examen, une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur de fait quant à l'existence d'une communauté de vie avec son époux. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses conclusions, estimant que la décision était suffisamment motivée et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, du code des relations entre le public et l'administration, et de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné le recours de Mme A E C, ressortissante santoméenne, contre un arrêté préfectoral du 14 février 2023 refusant un titre de séjour et ordonnant son éloignement. En cours d'instance, la requérante a obtenu la nationalité portugaise, ce qui lui confère la citoyenneté européenne. Le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête, la décision attaquée étant devenue sans objet en raison de l'acquisition de cette nationalité. La solution retenue est un non-lieu à statuer, fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux citoyens de l'Union européenne.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de Mme E, ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté du préfet des Hautes-Pyrénées du 13 février 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, une méconnaissance du principe du contradictoire et une erreur de droit au regard de l'article L. 423-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente et que la décision de refus de séjour n'entrait pas dans le champ d'application du droit de l'Union européenne. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet des Hautes-Pyrénées du 22 mai 2023 lui refusant un titre de séjour en tant que parent d'enfant français, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen réel et sérieux de la situation. Il a estimé que le requérant ne justifiait pas d'une vie privée et familiale stable et intense en France, ni d'une contribution effective à l'entretien et à l'éducation de ses enfants, et que la décision ne méconnaissait ni les articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet des Pyrénées-Atlantiques du 14 juin 2023 renouvelant son assignation à résidence pour six mois. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure n'avait pas méconnu le droit d'être entendu, M. A ayant déjà été auditionné lors de l'édiction de l'obligation de quitter le territoire français. Il a également écarté les moyens tirés de l'erreur de droit, du détournement de pouvoir et des conséquences disproportionnées sur sa liberté d'aller et venir. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de Mme C, ressortissante surinamaise, qui contestait l'arrêté du 15 juin 2023 de la préfète des Landes refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que la préfète avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a jugé que l'intéressée ne justifiait pas de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels pour une admission au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que sa vie privée et familiale en France n'était pas suffisamment intense, ancienne et stable pour méconnaître l'article L. 423-23 du CESEDA ou l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination ont été jugées légales.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté les requêtes de M. et Mme D, qui contestaient les arrêtés du 20 juillet 2023 de la préfète des Landes leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
Le Tribunal Administratif de Pau a annulé la décision du 12 décembre 2023 par laquelle le préfet du Gers a refusé le regroupement familial de M. C, ressortissant algérien, au profit de son épouse. Le tribunal a jugé que le préfet a commis une erreur de droit en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que la situation de M. C relevait exclusivement de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. En application de l'article 4 de cet accord, le préfet ne pouvait exiger des ressources supérieures au SMIC, et M. C justifiait de ressources mensuelles suffisantes. La décision a donc été annulée, et il a été enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en urgence, a annulé l'arrêté du 13 mars 2024 par lequel le préfet du Gers refusait un titre de séjour à M. A, ressortissant albanais, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a retenu que le préfet s'était fondé sur des mentions au fichier de traitement des antécédents judiciaires sans tenir compte des informations du parquet indiquant l'absence de poursuites, ce qui a entaché la décision d'une erreur d'appréciation. Le tribunal a également considéré que l'éloignement de M. A aurait pour effet de séparer l'enfant de l'un de ses parents, méconnaissant ainsi l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à M. A dans un délai d'un mois, sur le fondement des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A, ressortissant malien, d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous et un récépissé de demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète des Landes a délivré le récépissé sollicité le 26 décembre 2024. Le juge des référés a constaté que la requête avait perdu son objet et a prononcé un non-lieu à statuer, tout en admettant provisoirement M. A à l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné le recours en excès de pouvoir de M. B contre un arrêté préfectoral du 1er décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans, et une assignation à résidence de 45 jours. Le requérant contestait la légalité de ces décisions, invoquant notamment une insuffisance de motivation, un défaut d'examen, une méconnaissance du droit à être entendu et une violation de l'article 6 de la CESDH. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, validant la substitution de base légale demandée par le préfet (passant du 1° au 2° de l'article L. 611-1 du CESEDA) et considérant que les décisions étaient suffisamment motivées et proportionnées. La requête a été intégralement rejetée, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête des consorts C, ayants droit de Mme D C, décédée suite à un hématome rétropéritonéal après une coronarographie au centre hospitalier de Pau en mai 2013. La juridiction a retenu un double fondement : un accident médical non fautif engageant la solidarité nationale via l'ONIAM, et une faute du centre hospitalier pour un retard de prise en charge, entraînant une perte de chance de 50 %. En conséquence, le tribunal a condamné in solidum le centre hospitalier et l'ONIAM à indemniser les préjudices subis, en appliquant les principes de la responsabilité administrative et les dispositions du code de la santé publique relatives à l'indemnisation des accidents médicaux.
Le Tribunal Administratif de Pau a pris acte, par une ordonnance du 26 décembre 2024, du désistement pur et simple de Mme A de sa requête en excès de pouvoir. Celle-ci contestait la décision implicite de rejet du ministre de l'intérieur relative à l'invalidation de son permis de conduire et au retrait de points consécutif à une infraction. Le tribunal a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement et en a donné acte, mettant ainsi fin à l'instance. Cette décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du 7 juin 2024 par laquelle la préfète des Landes a refusé de renouveler la carte de résident de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée en raison du refus de renouvellement d'un titre de séjour et que le moyen tiré du défaut de consultation de la commission du titre de séjour, en méconnaissance de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. A dans un délai d'un mois.
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. C, ressortissant soudanais placé en rétention administrative, qui sollicitait la suspension de l'exécution d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français pris en 2021. Le juge a estimé que les circonstances nouvelles invoquées, notamment le conflit au Soudan et la saisine de la Cour européenne des droits de l'homme, ne caractérisaient pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La solution retenue écarte l'urgence et le doute sérieux sur la légalité de la mesure d'éloignement, en l'absence de démonstration d'un risque actuel et personnel de traitements prohibés par les articles 2 et 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.