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Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par le maire de Cauterets sur le fondement de l'article L.511-9 du code de la construction et de l'habitation, afin de désigner un expert pour constater le danger grave et immédiat présenté par un mur de soutènement fissuré et partiellement effondré. Le juge des référés a fait droit à cette demande, estimant que l'ouvrage ne présentait plus les garanties de solidité nécessaires à la sécurité des personnes et des biens. Il a désigné un expert avec pour mission d'examiner le mur et les immeubles mitoyens dans les 24 heures, de se prononcer sur la gravité du péril et de proposer des mesures provisoires. La décision s'appuie sur les articles L.511-2 et L.511-9 du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal Administratif de Pau a constaté le désistement d'office de la requête de Mme A B, qui contestait sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2023. L'administration avait partiellement fait droit à sa demande par un dégrèvement de 2 413 euros. Faute pour la requérante d'avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois, comme l'y invitait le tribunal sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée de l'ensemble de ses conclusions.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A et Mme D qui contestaient la délibération du 10 décembre 2020 du conseil municipal de Plaisance-du-Gers approuvant la modification du programme de réhabilitation de l'église. Le tribunal a jugé que la délibération attaquée, qui autorise la conclusion de contrats, n'est pas détachable de ces contrats et que sa légalité ne peut être contestée que par un recours de pleine juridiction contre le contrat lui-même, conformément à la jurisprudence relative aux tiers. Par conséquent, les conclusions en annulation de la délibération ont été déclarées irrecevables.
Le Tribunal Administratif de Pau a examiné deux requêtes de la société CEF B Ravalement concernant la résiliation de son marché de travaux avec la commune de Condom. Dans la première requête (n° 2202590), la société demandait une indemnisation pour résiliation anticipée, mais le tribunal a rejeté sa demande, jugeant la requête irrecevable car elle n'avait pas présenté de mémoire en réclamation préalable, comme l'exige l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Dans la seconde requête (n° 2300658), la société contestait la validité du marché de substitution conclu avec la société M.R. Enduits, mais le tribunal a également rejeté cette demande, estimant que la commune avait justifié d'une nécessité impérieuse pour passer ce marché sans publicité ni mise en concurrence. Les deux requêtes ont été rejetées, et la société CEF B Ravalement a été condamnée à verser des frais de justice à la commune et à la société M.R. Enduits.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par Mme B, ressortissante laotienne, d’une requête en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à obtenir une injonction à l’encontre de la préfète des Landes pour qu’elle lui fixe un rendez-vous et lui délivre un récépissé de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, la préfète a délivré à Mme B une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 6 novembre 2024. Par conséquent, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’injonction, devenues sans objet. Il a toutefois condamné l’État à verser 800 euros à Mme B au titre des frais d’instance, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C, ressortissante nigériane, d'une demande de suspension de la décision du préfet des Pyrénées-Atlantiques du 6 novembre 2024 rejetant sa demande de titre de séjour en tant que victime de traite des êtres humains. Le tribunal a constaté que le préfet avait, postérieurement à l'introduction du recours, décidé de réexaminer la demande de la requérante, ce qui privait d'objet le litige. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension et d'injonction, et a rejeté les conclusions présentées au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Pau a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet des Pyrénées-Atlantiques de lui délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale ». En cours d’instance, le préfet a accordé le titre sollicité, conduisant Mme A à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également condamné l’État à verser 800 euros à l’avocate de Mme A au titre des frais d’instance, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi en référé-suspension par M. B, de nationalité palestinienne, contestant le rejet implicite de sa demande de regroupement familial pour son épouse et ses enfants. Le requérant invoquait l'urgence liée à une séparation familiale de plus de cinq ans et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment pour défaut de motivation et méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'étaient pas réunies. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur le code de justice administrative.
Cette décision du Tribunal Administratif de Pau concerne un recours en référé-suspension formé par M. B, fonctionnaire territorial, contre la décision du maire de Bagnères-de-Bigorre du 22 août 2024 lui proposant une période de préparation au reclassement (PPR) en réponse à sa demande de placement en congé de longue maladie. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était plus remplie depuis l'arrêté du 5 décembre 2024 plaçant l'agent en congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) et régularisant sa rémunération. La solution retenue écarte ainsi la nécessité de suspendre la décision attaquée, sans examiner les moyens soulevés au fond. Les textes appliqués sont l'article L. 521-1 du code de justice administrative, relatif à la procédure de référé-suspension.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, concerne la demande de suspension d'une mesure d'éloignement et d'annulation de la décision fixant le Soudan comme pays de destination, présentée par un ressortissant soudanais placé en rétention. Le requérant invoque l'urgence liée à l'imminence de son éloignement et à la guerre civile au Soudan, ainsi que la naissance de son fils comme circonstance nouvelle. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était caractérisée, en raison des condamnations pénales du requérant et du rejet définitif de ses demandes d'asile. La décision applique les dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Pau a été saisi par la société civile immobilière Le domaine de Lulli-RDL d’un recours en excès de pouvoir contre un permis d’aménager délivré par le maire de Bagnères-de-Bigorre le 29 septembre 2022 à la société Lonoem, ainsi que contre le rejet de son recours gracieux. En cours d’instance, le maire a retiré l’arrêté attaqué le 10 septembre 2024, rendant sans objet les conclusions aux fins d’annulation. Le tribunal a donc constaté, par ordonnance, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête. Il a également rejeté l’intervention de M. et Mme B, faute d’intérêt à agir, mais a admis celle de l’association La voix verte des quartiers, et a laissé les frais d’instance à la charge de chaque partie.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral du 9 février 2024 lui ordonnant de se dessaisir de ses armes et lui interdisant d’en acquérir ou détenir. La solution retenue est fondée sur l’irrecevabilité manifeste de la requête pour tardiveté, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Le tribunal a estimé que la décision avait été régulièrement notifiée le 15 février 2024, et que le recours, enregistré le 5 juillet 2024, dépassait le délai de deux mois prévu à l’article R. 421-1 du même code. Les conclusions accessoires aux frais de justice ont également été rejetées.
Le Tribunal administratif de Pau a rejeté la requête de M. et Mme C, qui contestaient un permis de démolir et un permis de construire délivrés par le maire d'Anglet à la société Vinci immobilier grand ouest pour la création de neuf logements. Les requérants invoquaient des troubles de voisinage (luminosité, nuisances sonores, vues) et des nuisances liées aux travaux. Le tribunal a jugé ces moyens inopérants, rappelant qu'une autorisation d'urbanisme est délivrée sous réserve des droits des tiers et que les circonstances invoquées sont sans incidence sur sa légalité. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, faute de moyens recevables.
Le Tribunal administratif de Pau a rejeté la demande de suspension de M. et Mme A, qui contestaient une convocation du directeur académique des Landes pour un contrôle de l’instruction en famille de leurs cinq enfants. Les requérants invoquaient l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de l’acte, notamment au regard de l’article L. 131-16 du code de l’éducation. Le juge des référés a estimé que la requête, enregistrée le jour même de la convocation, était dépourvue d’objet car l’acte attaqué n’avait plus d’effet à la date de l’ordonnance. Faute d’urgence, la demande a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C. Celle-ci demandait l'annulation du refus de permis de visite pour son compagnon incarcéré, invoquant une atteinte grave à sa vie privée et familiale. Le juge a d'abord rappelé qu'il ne peut prononcer l'annulation d'une décision administrative, cette demande étant irrecevable. Ensuite, il a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, la seule atteinte alléguée à une liberté fondamentale ne suffisant pas à l'établir. Par conséquent, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner le fond.
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A, qui se présentait comme mineur isolé étranger et demandait la reprise de sa prise en charge par le département des Pyrénées-Atlantiques ou, à titre subsidiaire, son orientation vers un hébergement d'urgence par l'État. Le juge estime que la décision du département de mettre fin à l'accueil provisoire d'urgence n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, au vu des incohérences relevées lors de l'évaluation de minorité. Il juge également que la carence de l'État dans l'hébergement d'urgence n'est pas caractérisée, compte tenu de la saturation du dispositif et des efforts déployés. La requête est rejetée, y compris les conclusions présentées au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, un jeune se présentant comme mineur non accompagné. Le requérant demandait au département des Pyrénées-Atlantiques de reprendre son accueil provisoire d'urgence, ou à titre subsidiaire au préfet de l'orienter vers un hébergement d'urgence, en invoquant une atteinte grave à ses libertés fondamentales. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la situation de précarité invoquée était connue du requérant depuis plusieurs mois et qu'il n'avait pas saisi le juge des référés dans un délai raisonnable. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire de se prononcer sur l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi en référé par le préfet des Pyrénées-Atlantiques pour ordonner l'expulsion d'occupants sans titre d'un centre d'hébergement d'urgence situé à Anglet, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Le préfet invoquait l'urgence liée à la vente imminente de l'immeuble, toujours affecté au service public et donc relevant du domaine public. Les défendeurs contestaient l'urgence en raison de leur état de santé. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la procédure s'inscrit dans le cadre du code général de la propriété des personnes publiques et du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. et Mme D de la chambre n°3 du centre d'hébergement "Villarubio" à Anglet, occupée sans droit ni titre depuis le 15 octobre 2024. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, l'occupation faisant obstacle à la cession de l'immeuble, propriété de l'État et relevant du domaine public, malgré son déclassement. Il a enjoint aux occupants de libérer les lieux sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et autorisé l'administration à procéder à leur expulsion avec le concours de la force publique. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné au préfet des Pyrénées-Atlantiques d'accueillir M. A, reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation, dans une structure d'hébergement adaptée, sous astreinte de 100 euros par jour de retard passé un délai de 48 heures. Le tribunal a constaté que malgré la décision de la commission de médiation du 20 juin 2024, aucune proposition d'hébergement n'avait été faite, et que l'état de santé et la qualité d'apatride de M. A justifiaient l'urgence. Cette solution s'appuie sur les dispositions du II de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.